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Publié par Jeanne Desaubry

 Panier des Trophées - 4

Amis lecteurs, passants curieux, continuons l’examen des romans sélectionnés pour le second tour des Trophées 2013. C’est aujourd’hui le tour de « Arab Jazz » de Karim Miské. Il a déjà été récompensé par le Grand Prix de Littérature Policière 2012 et fait la part belle au peuple bigarré du 19ème arrondissement de Paris. Là encore, belle unanimité des critiques. Impossible, sauf avis pataugeant dans le nauséabond politique, de trouver des appréciations négatives, voire seulement réservées.

Arab Jazz
Karim Miské
Éditions Viviane Hamy 2012

Par Hélène
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Karim Miské est un professionnel de l’envol qui sait en quelques lignes nous plonger dans des univers parallèles dépaysant et planants. Son écriture unique, à la fois poétique et onirique, résonne en parfaite adéquation avec le lieu bigarré dans lequel il place son intrigue. Dans ce 19ème arrondissement animé, se côtoient musulmans, chrétiens, juifs, pour le meilleur et pour le pire. Ahmed se tient à l’écart de cette foule et de sa vie, traumatisé par un évènement de son passé enfoui dans les limbes de son inconscient. Le meurtre de sa voisine va faire remonter les souvenirs honnis, et il n’aura d’autres choix que d’affronter ses démons qui sont aussi ceux du quartier. [...]
Critique complète sur le blog Lecturissime



par Faïza Zerouala
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Décidé à nous balader dans le labyrinthe des religions, il nous emmène à New York suivre les péripéties de Dov, un juif orthodoxe à la dégaine de rasta, génie de la chimie qui a crée une drogue de synthèse. Si la religion est parfois qualifiée d’opium du peuple, Karim Miské prend le parti de détourner ce vieil adage et le rend réel puisque Dov crée le Godzwill. Cette pilule magique a un pouvoir unique: celui qui l’ingère se sent comme Dieu. Ce concurrent chimique tient bien évidemment un rôle dans le dénouement de l’histoire. Cette parenthèse américaine nous permet de retrouver Rebecca, l’une des amies de Laura, mystérieusement volatilisée. Ses amies Bintou et Aïcha complète la bande des quatre copines qui compte donc une Témoin de Jéhovah repentie et rebelle, deux musulmanes et une juive orthodoxe.
Leur amitié survit au religieux. Karim Miské, pour éviter peut-être de brosser un tableau angélique de la coexistence religieuse pacifique nous dépeint avec intelligence en miroir inversé l’amitié brisée des grands frères des filles. Ces derniers ont connu la gloire locale grâce à leur groupe de rap, 75-Zorro-19 avant de se séparer. Les uns fréquentent la salle de prière d’un imam autoproclamé, l’autre est devenu juif hassidique, les invocations religieuses remplaçant les punchlines.
L’enquête avance doucement, l’auteur favorise quelques deus ex machina pour dénouer l’intrigue mais peu importe puisque cela autorise une balade dans un quartier vivant, dont l’ambiance est retranscrite avec subtilité, loin des polémiques nauséabondes et crispantes. [...]

Lire la critique complète sur Bondy Blog



par Claude Le Nocher
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Ce roman (dont le titre s’inspire du “White Jazz” de James Ellroy) a été récompensé par le Grand prix de Littérature policière 2012. Un très bon choix du jury. Certes, les trois principaux personnages sont amateurs de polars, ce qui offre déjà une complicité avec les lecteurs. Ahmed et son mur de livres, les passionnés s’y reconnaîtront. Deuxième atout favorable, ces trois-là ont un passé compliqué, chargé, qui induit sans doute leur difficulté quant à l’approche du sexe. L’ombre de Freud et de Lacan plane sur leur personnalité, autant que leur vécu familial.
Enfin et surtout, religions et communautarismes sont au centre de cette histoire complexe. Un thème actuel, omniprésent dans cet arrondissement bigarré dont l’auteur se plait à décrire l’ambiance. Ahmed ou Rachel ont pris de la distance par rapport aux croyances.
[...]
Lire la critique complète sur Action Suspens

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