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Publié par blog813

Le Panier de Jeanne

Marché du 7 février 2014

Les feuilles volent dans le vent des tempêtes successives : accrochez-vous à celles de vos livres : elles sont pleines de surprises et de bonheurs… noirs, bien entendu.

L’homme qui a vu l’homme
Marin Ledun
Ombres Noires, 2014
Par Lionel 374

Marin Ledun aime s'attaquer à la face invisible des choses. Normal puisqu'il écrit des romans noirs. Son avant-dernier polar, "Dans le ventre des mères" nous entraînait au cœur de la forêt où les ogres s'amusent avec les joujoux du moment, puce, ADN, et femme blessée. Et voilà que l'écrivain ardéchois s'est installé dans les Landes et que désormais les questions portées par la région voisine ne sauraient lui échapper, même si, comme il le rappelle, la disparition de Jon Anza, militant nationaliste basque dont le corps fut retrouvé à la morgue de Toulouse en 2010, a été le déclencheur du roman "L'homme qui a vu l'homme" sans qu'on puisse réduire celui-ci à une enquête sur ce cas particulier.
Son héros, Iban Urtiz, travaille comme journaliste au quotidien basque Lurrama. En plein reportage sur les conséquences du stockage de la monazite et de la pollution des sols (tiens, voilà peut-être un prochain sujet de polar pour le scientifique qui sommeille dans le cœur de l'écrivain), son rédacteur en chef le branche sur une affaire de disparu. Présenté par ses amis réunis en comité de défense comme un militant nationaliste, le disparu en question s'appelle Jokin Sasco. […]
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Le Panier de Jeanne

En crachant du haut des buildings
Dan Fante traduit par André Roche
Ed Pulse / 13eme note, 2013

Troisième volet sur les déboires de Bruno Fante. Après « La tête hors de l’eau » et « Rien dans les poches ».

[Il] Bruo Fante a quitté L.A., sans Jimmy, pour NY, où l’enchainement des petits boulots se répète, la dépression et l’alcoolisme persistent et signe entraînant le malheureux au bord de la folie. Il n’empêche qu’il continue d’écrire en parallèle une pièce de théâtre et une nouvelle (je suppute que la pièce devrait apparaître dans le recueil de 13E Note qui sera publié en mai 2014 : « Don Giovanni » suivi de « Les initiés ». Va savoir laquelle est-ce. Pour la nouvelle, ce serait une des 8 qui apparaît dans « Régime sec » publié en avril 2009, ça se tient, car dans ce recueil, le fil conducteur est le métier de chauffeur de taxi, celui qu’exerce Bruno dans « En crachant du haut des buildings ». Encore une fois, va savoir laquelle ? Et tout cela, sans tenir compte des autres ouvrages publiés. […]
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Le Panier de Jeanne

Le silence de Saturne – Goya -

Isabelle Mimouni
Ed Cohen & Cohen, coll Artnoir, 2014
par Michel Amelin

Troisième ouvrage pour le relancement de cette collection "consacrée aux thrillers se déroulant dans le monde de l'art", ce roman d'Isabelle Mimouni, "professeur de chaire supérieure en lettres modernes, docteur ès lettres", porte l'estampille verticale "Goya" en couverture. Il nous conte les retrouvailles aigres des quatre enfants du roi du médicament Zacharie Abortin dans son domaine tiré au cordeau qui contient une galerie de peintures. Dès le début où un frère et une sœur dialoguent devant la pelouse naturelle au look synthétique, rien ne tourne rond : les tics de langage et les rapports sont pesants pour ne pas dire malhabiles et les sauts de lignes entre chaque dialogue étonnent. Est-ce un défaut de mise en page ou une démarche littéraire ? Apparaît le père collectionneur qui parle comme un audio guide, suivi par un maître d'hôtel non moins robotisé. Est-ce un clin d'œil au huis clos à l'anglaise (avec tyran domestique) de Georgette Heyer ? Ici, la schématisation est poussée à ses extrêmes limites. Il doit donc y avoir un second, voire un troisième degré. Papa Zacharie se pavane devant une lettre et La Révolte au Palais Royal, un tableau de Goya. Il est aussi très fier d'une copie du fameux Saturne dévorant ses enfants (illustrant la couverture) due à Salvator Martinez Cubells qui transféra les fresques de la maison de Goya sur toile.[…]

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Le Panier de Jeanne

Rose sang
Annabelle Demais
Éditions Archipoche 2014
par Jacques Teissier

Ce curieux polar démarre très fort : un règlement de comptes entre truands aboutit à la mort d’un flic dans les quartiers nord de Marseille, célèbres depuis le scandale de la BAC Nord et l’utilisation un tantinet exagérée de la Kalachnikov par certains de ses habitants.

L’enquêtrice va être non pas un(e) flic, mais une journaliste, grand reporter du journal La Provence racheté par Tapis : Annabelle Demais, qui signe d’ailleurs le livre sous ce nom. Ce pseudo très marseillais (la belle de mai est un quartier connu de la ville), permet à l’auteur, qui semble connaitre à merveille le milieu de la presse régionale, de se cacher de ses confrères tout en jouant de son statut de narrateur/auteur avec un plaisir évident, à la manière des San Antonio, mais avec un style propre à l’auteur, très différent de celui de Frédéric Dard.

En réalité, l’enquête que va mener notre héroïne ne portera pas sur ce crime, mais sur la mort qui survient quelques jours plus tard d’une collègue et amie, photographe de presse dans le même journal : Noémie Cajner. Suicide, semble-t-il dans un premier temps. Elle se serait jetée dans la mer à l’Estaque, se fracassant sur des rochers avant d’atteindre l’eau. […]
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