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Publié par blog813

Panier de Jeanne

Marché du 29 mai 2014
Panier gris de jours de printemps froid et triste, le polar pour seul possibilité de se réchauffer…

Le jour des morts
Nicolas
Lebel
Editions Marabout, 2014

par « Du bruit dans les oreilles… »
Le jour des Morts est le second roman de Nicolas Lebel, un nom à retenir, car ce thriller est purement et simplement le meilleur que j’ai lu en 2014 !
Ceux d’entre vous qui ont découvert l’univers de l’écrivain avec L’heure des fous, le premier thriller de celui-ci, seront enchantés de retrouver le capitaine Merlicht et toute son équipe. Pour les autres, pas de panique, le livre peut se lire indépendamment sans aucun problème de compréhension et je dis cela en connaissance de cause puisque Le jour des Morts est le premier texte de Nicolas Lebel que je lis… et je peux vous assurer que cela ne sera pas le dernier !
4ème de Couverture
Paris à la Toussaint. Le capitaine Mehrlicht, les lieutenants Dossantos et Latour sont appelés à l'hôpital Saint-Antoine : un patient vient d'y être empoisonné. Le lendemain, c'est une famille entière qui est retrouvée sans vie dans un appartement des Champs-Élysées. Puis un couple de retraités à Courbevoie... Tandis que les cadavres bleutés s'empilent, la France prend peur : celle qu'on surnomme bientôt l'Empoisonneuse est à l'oeuvre et semble au hasard décimer des familles aux quatre coins de France depuis plus de quarante ans. Les médias s'enflamment alors que la police tarde à arrêter la coupable et à fournir des réponses : qui est cette jeune femme d'une trentaine d'années que de nombreux témoins ont croisée ? …
Lire la suite sur son blog « Du bruit dans les oreilles, de la poussière dans les yeux »

Panier de Jeanne

Les Impliqués
Zygmunt Milosz
ewski
Mirobole éditions 2014

par Virginie
Un dimanche matin, au milieu d'une session de thérapie collective organisée dans un ancien monastère de Varsovie, l'un des participants est retrouvé mort, une broche à rôtir plantée dans l'oeil. L'affaire est prise en main par le procureur Teodore Szacki. Las de la routine bureaucratique et de son mariage sans relief, Sazcki ne sait même plus si son quotidien l'épuise ou l'ennuie. Il veut du changement, et cette affaire dépassera ses espérances. Cette méthode de la constellation familiale, par exemple, une psychothérapie peu conventionnelle basée sur les mises en scène... Son pouvoir semble effrayant. L'un des participants à cette session se serait-il laissé absorber par son rôle au point de commettre un meurtre ? Ou faut-il chercher plus loin, avant même la chute du communisme ?

Il n'y a pas que les suédois : les Américains, les Anglais pourraient être les maîtres du polar ! Il y a maintenant les Polonais. Zygmunt Miloszewski propose avec "les Impliqués" un thriller intelligent, très construit et même parfois drôle.
Le lecteur est plongé en plein cœur de la ville de Varsovie. Il fait face dès le début du livre au cadavre d'un homme embroché avec hargne, telle une volaille. Il participait avec d'autres personnes à une thérapie de "constellation familiale". Zygmunt Miloszewski décrit très bien cette thérapie au faux air de psychodrame qui a pour but de résoudre les conflits enfouis bien profondément dans chacun de nous. La scène de la thérapie et celle de la découverte du cadavre sont décrites d'une telle façon que l'on se croirait au cœur d'une pièce de théâtre.

Lire la suite sur son blog « Polars-oïd »

Panier de Jeanne

Né sous les Coups
Martyn
Waites, traduit par Alexis Nolent
Rivages Thriller 2014

par Jack
1984 : les Conservateurs de Thatcher sont au pouvoir et les mineurs en grève. « Deux tribus qui entrent en guerre »*, pour reprendre une célèbre chanson anglaise de l époque.
À Coldwell, cité minière du Nord, les mineurs ont lutté quasiment jusqu’à la mort, mais ça n a pas suffi : manipulant l’opinion, n’hésitant pas à recourir à la violence policière ni à déformer la réalité, les Conservateurs avaient à l’ époque méthodiquement cassé les reins du mouvement ouvrier. Pour les vaincus, le prix de la défaite sera exorbitant. Coldwell est, une génération plus tard, une ville sinistrée et gangrenée par la criminalité[….]
Un roman extraordinaire, un premier roman qui plus est. Il y a longtemps que je n’ai plus lu un roman d’une telle intensité. Tragique, désenchanté, désespéré.
La littérature noire a déjà consacré quelques formidables polars s’inscrivant dans les années de règne de Margaret Thatcher. Leurs auteurs (Stuart Neville, Adrian McKinty, Sam Millar, Robin Cook,…) font plus qu’œuvre utile en stigmatisant et en fustigeant la politique de « La Dame de Fer ». Son autoritarisme aveugle, son inflexibilité et son entêtement ont généré des drames humains et des tragédies sociales à jamais marqués au fer rouge dans la conscience collective britannique ; que ce soit face aux grévistes de la faim de l’IRA provisoire en 1981 ou face aux mineurs grévistes en 1984-1985, la réponse unique du gouvernement Thatcher a été le recours à la violence sanglante, systématique, sans limites...
Lire la suite sur son blog « Jack is back again »

Panier de Jeanne

L’Avocat, le Nain, et la Princesse Masquée
Paul
Colize
La Manufacture de Livres, 2014

par Jeanne
Franchement quel titre ! Mais au moins l’éditeur annonce-t-il de suite la couleur. Sérieux s’abstenir.
Ceux qui ne connaissent de Paul Colize que ses deux derniers romans (chez le même éditeur) risquent fort d’être pris à contre-pied. « Back-Up », tout comme « Un long moment de silence » évoluaient dans un registre assez grave, sombre, même si le regard de Paul Colize est là pour alléger parfois. Par contre, ceux qui ont tout lu de Paul Colize depuis plusieurs années : ses romans chez Krakoen, ses nouvelles chez Ska (et d’autres) retrouveront bien son esprit caustique, surfant sur l’autodérision et le cynisme, rencontré notamment dans « Le Baiser de l’Ombre ».
Le héros, Hugues Tonnon, est avocat, spécialisé dans le divorce conflictuel, capitalisant donc quotidiennement sur la haine, la jalousie et la rancœur. Ça n’incite pas à l’humanisme…
Sans scrupule, cynique, coureur de jupon, facilement méprisant, quasi haineux, d’un égoïsme suprême, ce personnage très masculin n’est a priori pas très sympathique. Et pourtant, et c’est là qu’on peut mesurer le talent de Colize, le lecteur arrive à s’y attacher.
Pour faire court : un soir qu’il a abusé du Cognac, Tonnon couche avec une superbe jeune mannequin venue chercher aide et conseil auprès de lui. Déontologiquement peu défendable, Tonnon se retrouve qui plus est soupçonné lorsque la donzelle est retrouvée raide morte chez elle. N’ayant pas gardé de souvenir de la fin de soirée, Tonnon est bien embêté.
Ai-je tué ou pas ? Mais plus que l’interrogation métaphysique sur lui-même, c’est bien de la prison dont il a peur. Il va mettre en œuvre toute son énergie pour s’échapper de la nasse. Avec la particularité que chaque mouvement qu’il tente resserre le filet autour de lui.
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