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Publié par blog813

le Panier de Jeanne

Marché qui ne débarque pas (de la dernière pluie), 6 juin 2014

La Briscola à cinq.
Marco Mal
vadi traduit par Nathalie Bauer
10-18 + Christian Bourgois Éd, 2014

par Claude Le Nocher
On avait découvert Marco Malvadi avec “Le mystère de Roccapendente”, délicieux roman ayant pour héros le père de la gastronomie italienne. Les éditions 10-18 et Christian Bourgois publient aujourd'hui conjointement le premier titre de la série qui a fait le succès de cet auteur en Italie. Cette comédie policière est donc bien un inédit. Une bourgade de Toscane, un bistrot dont le patron n'est guère âgé, un cercle de petits vieux qui trouvent leur mot à dire sur tous les sujets, et une affaire criminelle énigmatique : les ingrédients parfaits pour nous proposer une enquête souriante. Massimo n'hésite pas à ironiser avec bienveillance sur ses habitués : “Je suis le seul article du bar qui ne soit pas à vendre. Si vous souhaitez un de ces bibelots en forme de petits vieux, je peux vous satisfaire. Je vous conseille l'exemplaire qui tient une canne, il est bon marché.”

Pineta est le genre de village où les nouvelles vont vite, où l'actualité est commentée dans les lieux publics tel ce bar. Et que la police ne le leur reproche pas, car les habitants ont de la réplique.
Lire la suite sur son blog « Action Suspens »

le Panier de Jeanne

Trouver une victime
Ross Mc Don
ald, nouvelle traduction de Jacques Mailhos
Éditions Gallmeister 2014

par Julien Védrenne

Cinquième des romans de Ross Macdonald mettant en scène le détective privé Lew Archer à être retraduit par les éditions Gallmeister, Trouver une victime est assurément l'un des plus enlevés et des plus réussis dans une veine très chandlérienne sur fond de crise de notables. Se lisant d'une traite frénétique, le roman débute pourtant par l'un de ces hasardeux poncifs qui plaisent tant à Mickey Spillane dans son aventure de Mike Hammer adaptée à l'écran de façon géniale par Robert Aldrich, « En quatrième vitesse ». Le détective fait la rencontre impromptue de Tony Acquista sur le bord d'une route qui longe une base des Marines désaffectée non loin de Las Cruces. Tony Acquista pantelant est victime d'une indigestion au plomb, qui ne tarde pas à lui être fatale alors que les deux hommes attendent une ambulance devant un motel où le couple de gérants a des allures étranges : lui est violent et patibulaire, elle belle et apeurée. Mais les deux connaissent Tony Aquista, et c'est évidemment le début des embrouilles pour le héros de Ross Macdonald qui cherche à savoir les raisons de ce meurtre, et ce d'autant plus que tout le monde, la police en tête, prend un malin plaisir à lui mettre des bâtons dans les roues. L'homme, aux origines mexicaines, était employé par un riche notable en tant que chauffeur routier d'un nouveau camion avec un imposant chargement d'alcool. Lew Archer va donc chercher à la fois ce camion et les raisons de ce chargement, qui fleure bon l'arnaque, car son destinataire avait vendu son débit de boisson (qui en plus n'aurait pu écouler une telle quantité d'alcool).
Lire la suite sur K-Libre

le Panier de Jeanne

Le zoo de Mengele
Gert Nygårds
chaug Traduit du norvégien par Hélène Hervieu et Magny Telness-Tan
Éditions J’ai lu 2014

par Jacques
Poète et romancier, le norvégien Gert Nygårdschaug a publié en 1989 le zoo de Mengele, qui est considéré comme le roman norvégien le plus populaire de tous les temps ; un roman vendu à 150 000 exemplaires dans un pays qui compte cinq millions d’habitants, ce qui correspondrait à environ deux millions d’exemplaires pour un pays comme la France...
Le livre vient d’être publié pour la première fois hors de Norvège, grâce à une excellente initiative des éditions J’ai lu. Un quart de siècle après sa parution en Norvège, il était temps pour nous de découvrir ce remarquable romancier ! Politiquement engagé à gauche, soutenant le Red party, Gert Nygårdschaug est de longue date un ardent défenseur de la forêt Amazonienne et il nous propose justement, avec le zoo de Mengele, un savoureux et intense roman de politique-fiction, qui fait exploser le politiquement correct avec des personnages qui se battent pour la défense de cette forêt qui représente une si grande part de la biodiversité de la planète.
Mais, direz-vous, prendre la défense de la forêt primaire n’est-ce pas justement du politiquement correct à l’état pur ? Qui oserait approuver les exactions commises par les multinationales qui la détruisent, et détruisent avec elle ses habitants et tout l’écosystème ? De toute évidence : personne ! Ces grandes sociétés et les États qui en sont les complices ne justifient jamais leurs actes, car ceux-ci sont de toute façon injustifiables. Elles se contentent de pratiquer la destruction systématique de la forêt pour des raisons financières, ce qui à leurs yeux suffit à tout justifier, mais nul n’oserait soutenir que cette destruction est une chose normale ou de peu d’importance !
Lire la suite sur le blog « Un polar»

le Panier de Jeanne

et pour ceux qui préfèrent les documentaires à la fiction :
Les cas$es du siècle
Patrick CAUJ
OLLE :.
Le Papillon Rouge éditeur. 2014

par Paul Maugendre
Sur la palette des crimes, certains attirent plus l'attention des romanciers, des cinéastes et des journalistes que d'autres. Il s'agit de ces fameux casses réalisés en souplesse, sans effusion de sang, sans victimes collatérales. Presque comme auraient pu en perpétrer des personnages de légendes ou de fictions, Robin des Bois ou Arsène Lupin par exemple.
L'homme de la rue prend plaisir à lire les exploits de ces truands qui opèrent au grand jour ou presque, à découvrir leur imagination pour s'approprier le bien d'une administration, d'une société, d'une banque, d'un riche particulier sans que cela influe sur sa vie quotidienne. Il applaudirait presque à ce défi réalisé avec virtuosité et audace car cela ne l'atteint pas dans sa vie privée et se pose même parfois comme une revanche inconsciente envers des établissements publics ou privés qu'il déteste cordialement.
D'ailleurs, Luciano Di Maria, du gang dit des Salopettes bleues, déclarera trente ans après le braquage d'une camionnette blindée à Milan en 1958 : J'ai commencé à voler parce que j'avais faim, et je volais n'importe quoi. Quand on braquait, on avait fait une question d'honneur de ne pas tirer sur les gens. Mais ce braquage a fait grand bruit parce qu'il a été commis comme une action de guerre. Et le peuple était content car dans sa grande majorité, il n'a jamais éprouvé de sympathie pour les banques.
Lire la suite sur son site « Les lectures de l’Oncle Paul »



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