Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par blog813

Le Panier de Jeanne

Voici, tout chaud du soleil de juillet, le dernier panier des Trophées. Marché tout en bulles et vignettes ! Un marché coloré, le dernier avant la rentrée, car il y a tant d’autres marchés possibles, et pas virtuels, ceux-là, en Provence ou en Bretagne, en montagne ou à la mer... Et puis, il faut maintenant lire, à l’ombre du parasol ou sous les arbres, après la sieste ou au chant des grillons…

À bientôt amis ziens, et rappelez-vous : votez !

Blacksad 5- Amarillo
Guardino et Diaz Can
ales
Dargaud 2013

par Nicolas Masztaler

Résumé : Alors qu’il est sans le sou à la Nouvelle Orléans, John Blacksad se trouve un petit boulot tranquille loin des bagarres et des fusillades : ramener une Cadillac à son propriétaire. Mais notre félin n’est décidément pas en veine et se fait voler le véhicule par un duo peu scrupuleux. Blacksad part alors en chasse sans s’attendre que, sur la piste suivie, il y trouverait des cadavres...
Notre Avis : Voici donc l’album le plus attendu de l’année, le tome 5 de Blacksad. Ne faisons pas durer le suspense inutilement, celui-ci est de très bonne facture, beaucoup mieux que les deux derniers opus, franchement légers dans le scénario. Amarillo est un polar dans la plus pure tradition du genre avec des personnages désespérés et du meurtre passionnel.

On se retrouve, donc, dans de la série noire même si, sur la forme, nous avons une mise en scène très colorée par les décors chatoyants du cirque dans lequel Blacksad terminera sa virée. Mais, qu’on ne s’y trompe pas, les personnages sont malmenés et devront affronter de bons gros salopards. Notre héros ne sera vraiment pas à la fête...
Lire la suite sur « à voir, à lire »

Le Panier de Jeanne

Crève Saucisse
Humeau et Ra
baté
Futuropolis 2013

par O. Boussin
Crève, saucisse ! Ainsi tente de se disculper Didier, surpris par son jeune fils en train de s’acharner à coups de couteau sur un quartier de bœuf dans la chambre froide de sa boucherie. La vie paisible de ce tranquille commerçant a basculé quelques mois plus tôt, quand il a entrevu sa Sandrine adorée dans les bras de son amant. Depuis, il mûrit son ressentiment contre ce salaud d’Eric, l’ami de la famille. Le compagnon des vacances et des jours heureux. Le traitre. Mais ce soir, il va mettre en route une machination imparable pour se débarrasser de son rival. Trop longtemps qu’il souffre en silence, à chaque escapade de sa femme, qu’il s’exalte d’un fol espoir quand celle-ci semble délaissée et qu’il rechute encore plus bas lorsque la romance reprend.

L’originalité du scénario concocté par Rabaté, et qui parlera à nombre de lecteurs ici, c’est que le héros de ce drame est un pur bédéphile. La bibliothèque pleine à craquer d’ouvrages choisis, de Tillieux à Tardi, Baudoin, des figurines Tintin, une fée de Loisel, voilà qui semblera étrangement familier à beaucoup. Plus insolite encore, c’est en puisant dans les classiques du neuvième Art que l’infortuné boucher trouve un moyen d’accomplir sa vengeance morbide. Mais par-delà ces signes de connivences envoyés aux aficionados de la bande dessinée, c’est dans la transcription des émotions, le soin porté aux détails du quotidien, que les auteurs déploient une grande finesse, imprimant véracité et authenticité au récit. Une attention qui est comme la marque de fabrique des deux bédéastes : le souci constant des dialogues qui sonnent justes, poussant loin les sentiments d’identification du lecteur, jusqu’au malaise parfois.[…]
Lire la suite sur BD Gest’
http://www.bdgest.com/chronique-5419-BD-Creve-saucisse-Creve-saucisse.html

Le Panier de Jeanne

Le Dahlia Noir
Ellroy, Hyman, Matz et Fin
cher
Rivages/Casterman 2013

par Jeanne Desaubry

Dieu sait que j’ai pour l’œuvre de James Ellroy –du moins jusqu’aux années 2000 – une vénération totale. Et par ailleurs,on ne peut guère me soupçonner de me vautrer dans la flagornerie. Mais, lecteur attentif, même sans être spécialiste du monde noir, tu auras compris que le rapprochement – Ellroy - BD est une promesse de voyage inconnu et hasardeux. Il fallait y ajouter la caution de Guérif pour s’assurer de la qualité.
L’univers que décline Hyman est parfait ; loin du brillant d’un film de de Palma (il vaut sans doute mieux, d’ailleurs, malgré la sexyssime Scarlett Johansson) le fumé subtil, les couleurs un peu éteintes, les ombres marquées renvoient aux films des années cinquante, période de l’enquête sur « l’affaire du Dahlia noir », le meurtre d’Elizabeth Short.
Le découpage (du livre, on ne ricane pas ! ) se fait par périodes, les différentes parties de l’album se centrant tour à tour sur les personnages pivots de l’intrigue que, lecteur de polars, tu connais forcément bien.

Lire la chronique complète sur le blog de Jeanne Desaubry
http://jeanne.desaubry.over-blog.com

Le Panier de Jeanne

J’aurai ta peau, Dominique A
Balez et Le Gouë
fflec
Dargaud 2013

par Anne-Claire Norot
“Il ne faut pas souhaiter la mort des gens/ça n’est jamais assez méchant.”Alors qu’il chante sur scène cette chanson extraite de La Mémoire neuve,Dominique A est loin de se douter que quelques instants plus tard, il va recevoir une lettre de menace de mort. Ce message anonyme va bouleverser sa vie et le forcer à se remettre en question. Est-il la proie d’un vrai fou malintentionné, est-il le jouet d’illusions et de son imagination ?

Évidemment, le Dominique A dont il est question dans l’album d’Arnaud le Gouëfflec et Olivier Balez, déjà auteurs d’une séduisante biographie duChanteur sans nom – une vedette de music-hall des années 30 -, est un personnage de fiction. C’est un Dominique A tel qu’on ne l’imagine pas, qui fait des parties effrénées de jeux vidéo avec Philippe Katerine, qui se soûle pour oublier sa peur, qui se désole devant son frigo vide, qui, dans un geste rock’n'roll, détruit sur scène un ampli… Pourtant, c’est bien aussi le Dominique A que l’on connaît, talentueux et discret. […]
Lire la suite sur les Inrocks en ligne

Le Panier de Jeanne

Mon ami Dahmer
Back
derf
Ça et là, 2013

par Y. Tilleul
Un adolescent marche le long d’une route déserte, le pas lourd et lent. Scrutant le sol du haut de sa démarche raide, il s’immobilise soudain devant la dépouille d’un chat et l’emmène dans sa cabane à l’orée des bois. Là, sous le regard effrayé de quelques camarades de classe rencontrés en chemin, il plonge l’animal dans un bocal rempli d’acide, qu’il range ensuite dans sa collection de cadavres en décomposition. L’esprit de Jeffrey Dahmer est clairement dérangé, mais personne ne s’en soucie vraiment pour l’instant…

Contrairement à ce que laisse suggérer le titre de cet album, Jeffrey Dahmer n'avait pas de véritables amis, mais tout au plus quelques ados qu'il a côtoyé à l’école. Derf Backderf, l’auteur de cet ouvrage, est l’un d’eux. Originaire de Richfield, petite ville de l’Ohio située non loin de Cleveland, il fera la connaissance de Jeffrey au moment où il entre au collège en 1972. Six ans plus tard, à peine deux mois après la fin de leur année de terminale, Dahmer commettra son premier crime… un meurtre qui sera suivi de seize autres, perpétrés entre 1987 et 1991. Surnommé “le cannibale de Milwaukee”, il sera arrêté en 1991, puis condamné à 957 ans de prison, où il finira assassiné par un codétenu en 1994. […]
Lire la chronique complète sur BD Gest

Le Panier de Jeanne

Tyler Cross
Brüno et
Nury
Dargaud 2013

par Brigh Barber
La région du Rio Bravo, fleuve-frontière entre le Mexique et les États-Unis, est une terre de trafic en tout genre. C’est à cause de ce fait que Tyler Cross est l’unique survivant d’une « réception » chaotique de 17 kilos d’héroïne pour la Mafia. Après une traversée nocturne du désert texan, il arrive à Black Rock. Très vite, Tyler se rend compte que la ville est sous la coupe de la famille Pragg. Dirigeant l’agglomération, comme sa famille, de manière tyrannique Spencer Pragg possède toute l’économie locale ; mines, champs de pétrole, commerce. Il partage son pouvoir avec ses trois fils ; Lionel administre la banque, William est le maire de la cité et Randy régit la justice grâce à son poste de shérif.
Au courant de la fusillade frontalière de la veille, Randy arrête brutalement Tyler Cross et l’emprisonne dans l’espoir de s’emparer du butin. Pendant ce temps, la population s’apprête à célébrer un heureux événement, le mariage de William Pragg avec Stella Bidwell, la plus belle fille du comté. Durant la cérémonie, Tyler s’échappe en s’alliant le père de Stella, seul opposant farouche à la domination malhonnête des Pragg. Ce sera une mauvaise journée à Black Rock. Entre-temps, la Mafia cherche à récupérer sa drogue. […]
Lire la chronique complète sur BD Zoom

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :