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Publié par blog813

le Panier de Jeanne

Le Marché étranger de Jeanne (qui n'a rien d'étrange)

Voici donc la sélection des romans étrangers dans lesquels figurent, forcément le trophée 813 2014. Eh oui, c’est comme ça ! Mais ne le répétez pas : c’est à vous de choisir. Dépêchez-vous de les lire : vous avez jusqu’au 20 septembre 2014.

La Maison des Chagrins
Victor del Arbo
l traduit par Claude Bleton
Actes Sud

par Pierre Faverolle

J’étais passé au travers de son précédent roman, La tristesse du samouraï, malgré tous les avis positifs qui ont été publiés. Il fallait bien que je m’essaie au petit dernier, que je qualifierai de surprenant à plus d’un égard. Nul doute que ce roman sera promis à un grand succès de par son intrigue, ses personnages et sa maîtrise.
Eduardo est un peintre doué qui a laissé tomber sa carrière depuis la mort de sa femme et de sa fille dans un accident de voiture. Heureusement que sa galeriste Olga, qui a toujours cru en lui, le soutient en lui offrant des portraits à réaliser, ce qui lui permet de survivre. Ses séances de psychiatre, une fois par mois, l’aident bien à tenir le coup, mais il reste dans un état instable. Sa seule satisfaction est de fréquenter sa voisine Graciela à qui il paie la location de son appartement et qui a une petite fille adorable.
Olga le contacte pour lui proposer un marché un peu spécial : Une riche veuve Gloria Tagger, veut qu’il réalise le portrait de Arthur, le célèbre propriétaire de l’INCSA, une des boites de gestion de fonds d’investissement en euros les plus connues. A travers cette peinture, elle souhaite voir ce qu’il y a derrière le visage de cet homme richissime et surpuissant qui a tué son fils, en l’écrasant sur un passage piéton.
Arthur qui purge une peine de prison arrive à se faire protéger au milieu d’une faune qui ne fait pas partie de son monde. Alors qu’il va réussir à alléger sa peine de prison pour bonne conduite, il va pouvoir poursuivre sa quête …

Lire la suite sur son blog "black novel"

le Panier de Jeanne

On The Brinks
Sam Mill
ar
éditions du Seuil

Par Paul Maugendre
Si l’histoire vraie que nous narre Sam Millar était un roman, bon nombre de lecteurs s’écrieraient au scandale, arguant que tout ce qui est écrit est peu crédible. Mais c’est justement ce manque de crédibilité qui fait que cette histoire l’est car elle est véridique. Incroyable mais vraie.
Dès son plus jeune âge Sam Millar est bousculé par la vie, un père souvent absent travaillant dans la marine marchande, une mère qui se tue au travail, récurant sans cesse puis se mettant à boire et tentant de se suicider à de nombreuses reprises. Son enfance pauvre l’amène à troquer des pommes contre des choux et autres légumes chez l’épicier. Il doit toujours courir, son père étant attentif à la durée de ses déplacements, n’hésitant pas à élever la voix même pour rien. Les années passent et on retrouve Sam Millar dans la prison de Long Kesh.
La prison de Long Kesh ressemble plus à des oubliettes qu’à une prison cinq étoiles. Pas de téléviseurs, de radio, de la bouffe que même les corbeaux dédaignent, les détenus vivent quasiment nus habillés seulement d’un torchon qui leur sert de pagne, alors qu’il n’y a pas de chauffage l’hiver et qu’ils n’ont pas d’endroit pour uriner ou déféquer.[…]
Lire la suite sur son blog : les lectures de l’oncle Paul

le Panier de Jeanne

Fantômes
Jo Nes
bo
éditions Gallimard

par Démosthène
Trois ans après avoir démissionné de la police norvégienne et s'être exilé à Hong Kong, Harry Hole revient à Oslo. Mais cette foi-ci, l'affaire s'annonce plus intime et douloureuse : Oleg, le fils de Rakel, le grand amour de Harry, a été arrêté pour le meurtre d'un dealer avec lequel il s'était acoquiné. Tout semble accabler le jeune homme. Ne manque plus que le mobile.
Très vite, Harry découvre que la victime et Oleg officiaient pour un mystérieux groupe de dealers, dirigé par quelqu'un dont on ne sait pour ainsi dire, rien, hormis son nom : Dubaï.
L'apparition de Dubaï à Oslo a coïncidé avec celle d'une nouvelle drogue dans les bas-fonds de la ville, la Fioline, une substance créant une dépendance très forte mais qui n'est pas aussi destructrice que d'autres stupéfiants comme l'héroïne.
Alors que la corruption semble gangrener les différents échelons du pouvoir politique et de la police locale, Harry Hole met, sans le savoir, les pieds dans une fourmilière criminelle et va très vite devenir la proie des différents malfrats qui oeuvrent dans l'ombre pour le maintient d'un statu quo...
Je sais bien que Jo Nesbø est un auteur dit "culte", mais jamais avant je n'ai senti le besoin et l'envie de me pencher sur son cas.
Aujourd'hui donc, avec "Fantômes", j'ai découvert l'univers de Nesbø et de son Harry Hole.
Je peux dores et déjà vous dire que j'ai connu façon plus douce de se faire déflorer...
Le livre fait 550 pages et c'est déjà ce que l'on peut appeler un bon pavé. Pourtant, je l'ai lu en 3 fois.
Jo Nesbø vient du nord et ça ce voit! Il aime prendre son temps pour installer son histoire. Son histoire mais pas que! Il installe aussi ses personnages. Car si l'intrigue est importante, ses personnages le sont tout autant ! Il les creuse, leur donne de la profondeur, mais ce n'est pas pour autant qu'il en prend soin! loin de là même. Harry Hole s'en prend plein la tronche dans cette nouvelle aventure et n'est pas sans me faire penser à Jack Caffery ou encore Franck Sharko. Il souffre et j'aime ça!
«La vie est un restaurant que tu ne peux pas t'offrir. La mort, c'est l'addition pour le repas que tu n'as même pas eu le temps de prendre. Donc tu commandes ce qu'il y a de plus cher au menu, puisque de toute façon tu vas y passer, hein, et tu auras peut-être le temps d'en avaler une bouchée» […]
Lire la chronique complète sur le blog du « serial lecteur »

le Panier de Jeanne

Né sous les coups
Martyn Wait
es
Rivages

par Léon-Marc Levy

Si vous n’avez pas une grande sympathie pour « la dame de fer », Margaret Thatcher, la lecture de ce livre vous la fera détester à jamais. L’action de ce roman se situe alternativement dans deux époques : « maintenant » et « avant ». « Avant » c’est 1984 avec en fond d’écran permanent et souvent même au cœur de l’action, la dernière grande grève ouvrière en Angleterre, la grève des mineurs du printemps 84, écrasée par la répression du gouvernement Thatcher. 1984, l’Angleterre bascule dans une nouvelle ère, sinistre. Comment ne pas évoquer, au passage, le 1984 de George Orwell ?
« Les temps modernes, tels que nous les connaissons, ont débuté le lundi 28 mai 1984. (…) C’est ce jour-là que notre pays a changé pour toujours, que la bombe à retardement a été enclenchée et le compte à rebours lancé. Et où ce singulier événement a-t-il eu lieu ? A Orgreave, près de Rotherham, dans le South Yorkshire. »
Ce jour-là, et Martyn Waites nous le fera vivre au plus près, la police aux ordres du gouvernement Thatcher écrase la dernière manifestation des mineurs dans le sang. C’est une certaine idée de l’Angleterre qui meurt, celle des trade unions, des confréries, des camarades, des solidarités dans les quartiers. « Maintenant », c’est autre chose :
« La ville était maintenant une sorte de truc rafistolé, moribond, mais pas encore tout à fait immobile. Une ville sans industrie ni futur. Postgrève. Postindustrielle. Posttout. » […]
Lire la critique complète sur « la cause littéraire » du 21/8/2013

le Panier de Jeanne

Dernier verre à Manhattan
Don Winsl
ow
Seuil

par Claude Le Nocher

[…] Il est prudent de préciser qu'il ne s'agit pas d'un roman au rythme trépidant. Certes, il y a de l'action et un grand nombre de péripéties. Néanmoins, le tempo reste plus flegmatique qu'endiablé. Car cette histoire, se déroulant sur la dernière semaine de l'année 1958, est placée sous le signe du jazz. D'ailleurs, outre les scènes ayant pour décor des clubs ayant eu leur heure de gloire, les titres des chapitres sont ceux de morceaux assez connus. Le but est bien de se laisser envoûter par cette ambiance jazz de la grande époque. De Cole Porter à Thelonius Monk, en passant par George Gershwin et quelques autres, l'hommage aux géants du jazz est très présent. Un roman mélodique, en somme.

Si Walter Withers assure le rôle du héros, New York est en quelque sorte le “personnage principal” de cette histoire. Éloge de cette ville qui ne dormait jamais, de Broadway et de ses quartiers animés, où l'artistique avait alors toute sa place. Toutefois, l'auteur souligne la mutation s'opérant à la veille des années 1960 : “Les clients qui, il n'y avait pas si longtemps encore, habitaient en ville et y faisaient un saut [dans les clubs] pour boire un verre, écouter deux trois chansons et partager quelques rires, vivaient désormais ‘en banlieue′.” Ici, on est encore dans le New York mythique. Où l'on croise, à travers le poète Sean McGuire, un mélange beat generation de Ginsberg, Kerouac et Burroughs.

Le côté politique est transparent, incarné par la famille Keneally (Kennedy), dans laquelle nous avons le prince et futur roi Joe (JFK), l'intelligente Madeleine (Jacqueline), le vicieux manipulateur Jimmy (Bobby), sans oublier l'ombre machiavélique de J.Edgar Hoover, le type le plus haïssable de son temps. Notons enfin un clin d'œil enjoué à Mickey Spillane, un des romanciers les plus populaires d'alors. Évidemment, c'est tout ce contexte, cette reconstitution de l'époque (y compris avec des détails ignorés des Européens), qui donne un charme délicieux à ce beau roman noir aux allures rétro.

Lire la chronique complète sur le blog " ABC du polar "