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Publié par blog813

 Le panier de Jeanne

Ciel, c’est la rentrée… Et quelle rentrée... Que dire d’autre ? Lire, lire, s’enfouir dans la lecture pour ne pas y penser.

Demande à la Poussière
John Fant
e traduit par
10/18 2002 (première édition 1939)

par ChrisMo
J'ai lu récemment « Demande à la poussière (1939) ». Il est indubitable que je n'ai pu en retirer que du plaisir. J'utilise une tournure à tendance négative « je n'ai pu... que » comme si je n'en avais pas eu assez de jubiler. Un paradoxe, usage d'une tendance moins que pour une action aux conséquences plus que. C'est là toute la matière de ce livre. L'article "John Fante, ce génie incompris " (mai 2013; par Thomas Vercelot - étudiant en journalisme), exprime au millimètre près mon ressenti.

Arturo Bandini est doué d'un talent d'écriture reconnu par un éditeur de magazine (réf. à la relation entre J. Fante lui-même et son propre éditeur) et surtout vanté par lui-même. Un prétentieux à juste titre.
Battu presque à mort par l'amour des femmes, de sa condition de pauvre écrivain non reconnu, dans une ville ou le rêve repousse un désert américain immortel — image d'un combat perdu d'avance entre l'homme qui cherche a perdurer alors qu'il n'est que passager de son existence mortel ; tandis que le désert ne disparaîtra jamais et nargue son attaquant en soufflant ses grains de sable jusque dans le moindre recoin de la vie de l'homme. Bandini se laisse porter au gré de son humeur — exécrable — aspirant à en ressortir une inspiration redoutable qui bouleverserait sa vie et la littérature...
Après la découverte de " Mon chien stupide (1985) ", je confirme mon attachement à cet auteur particulier et très puissant.
[…] lire la suite et les autres chroniques de ChrisMo sur son blog « LireEcrire »

 Le panier de Jeanne

Un Mensonge Explosif
Christophe Reydi-Gramond
Liana Levi 2014

par Laurent Greusard
À peine arrivé en Amérique du Sud, un journaliste se jette par la fenêtre de son hôtel, entraînant dans la mort sa femme et son fils. Suicide étrange d'autant plus que les corps vont disparaître de la morgue. Chose plus étrange encore, cette famille avait depuis quelques semaines la bougeotte comme si elle essayait d'échapper à des tueurs. Et quel rapport avec cet ancien mercenaire, qui semble se trouver sur les mêmes lieux à quelques heures d'intervalle ?
Plus tard, dans le roman, on apprendra qu'en fait la famille n'est pas morte mais que le suicide a été mis en scène justement pour échapper à des tueurs. De fait, cet axe du livre montre surtout combien les apparences sont trompeuses, comment la réalité peut se cacher derrière des faux-semblants. Cette chasse à l'homme semble trouver son origine dans l'explosion de l'usine chimique AZF de Toulouse le 21 septembre 2001, dix jours à peine après les attentats du 11-Septembre. Clovis Lenoir, commissaire de l'antiterrorisme, ne croit pas à cet accident qui a fait trente et un morts et plus de deux mille cinq cents blessés, et essaie de trouver les traces d'un attentat. Mais qui a réellement intérêt à ce qu'éclate la vérité ? Qui est réellement à l'origine de l'attentat ?

[…] lire la suite et les autres chroniques de la semaine sur le blog « K-Libre »

 Le panier de Jeanne

Le Linguiste était Presque Parfait
David Carke
et, traduit par Nicole Richard
Éditions Monsieur Toussaint Louverture 2013

par Léa

Attirée par la couverture, qui m’a vraiment flashée dans l’œil, et par le résumé, je n’ai pu m’empêcher de me plonger dans ce roman de David Carkeet.

Jeremy Cook est un linguiste au centre d’étude du langage des nourrissons. Sa petite vie se passait tranquillement, entre ses affaires chez lui et son travail d’observations des jeunes. Mais tout commence le jour où une des assistantes le traite de « trou-du-cul », et ça ne fait que déraper à partir de ce moment. Un de ses collègues est retrouvé mort, et Jeremy doit à la fois se disculper de ce meurtre mais aussi de reprendre les conférences que le mort devait faire, et aussi découvrir qui colporte des rumeurs à son sujet.

Le linguiste était presque parfait mêle les mésaventures d’un linguiste à une enquête de meurtre, ce qui donne un mélange vraiment savoureux et inédit. Le fait de retrouver un collègue mort dans son bureau va moins le bouleverser que de s’entendre traiter de trou-du-cul par une charmante collègue. Mais pour rétablir son honneur, à la fois pour prouver qu’il est innocent et qu’il est quelqu’un de charmant, il va se lancer dans l’enquête et faire tout pour aider la police. Jeremy Cook est un personnage à la fois très attachant et très égoïste : il ne supporte pas le bouleversement de son petit monde bien ordonné, il ne supporte pas d’être mal considéré, mais il est aussi maladroit et touchant, intéressant à suivre et à voir évoluer, surtout dans un univers aussi particulier qu’un bureau d’analyse des enfants.

Lire la suite et les autres chroniques sur "Zone Livres"

 Le panier de Jeanne

Le Village
Dan Smi
th traduit par Hubert Tézenas
Cherche Midi Editeur

Hiver 1930. Vyriv, un petit village isolé de l’Ouest de l’Ukraine.
Dans la steppe enneigée, Luka, vétéran de la guerre de Crimée, recueille un homme inconscient.

« Je récupérai mon fusil et me remis à observer la silhouette.
Elle s’était rapprochée. Plus une tache sombre, mais un être humain : cela se voyait à ses mouvements. Des pas traînants, la tête basse, les épaules voûtées, le buste penché en avant. Une ombre solitaire sans armée dans son sillage, mais je reculai en douceur le verrou de mon fusil pour m’assurer qu’il y avait une cartouche dans la chambre.
« Petro, dis-je, je veux que tu rentres. Préviens d’abord ta mère. Ensuite, va voir les autres.
Et vous ?
On va attendre ici. Voir qui c’est. »
Petro n’avait aucune envie de s’en aller, mais il sentit que protester ne servirait à rien et nous quitta sans un mot, contraint de lever haut les genoux pour extirper ses pieds de
la neige.

Dans son traîneau, deux corps : une petite fille et un petit garçon atrocement mutilés.
Lorsque Luka revient au village, les habitants s’affolent. Telle une traînée de poudre, la nouvelle se répand et la rumeur enfle. L’homme serait un tueur d’enfants.
Luka va s’ériger en défenseur. Il ne veut pas juger cet homme qu’il a recueilli.
Qui est cet inconnu ? D'où vient-il ? Qui sont ces enfants ? Les a-t-il tués ? Qu’a-t-il réellement fait ? Est-il coupable ou non ? Nul ne le sait. Ni lui, ni les habitants du village. Il ne veut pas tomber dans la spirale de la folie collective et prend la défense de cet homme envers et contre tous.

[…] lire la suite et les autres chroniques de Marine sur son blog «Les chroniques de Marine »