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Publié par blog813

Le Panier de Jeanne

Marché du 27 octobre 2014

Automne, soleil, St Martin vas tu rester encore un peu, après les écharpes de brouillard du matin ? Les soirées au coin du feu, châtaignes grillées et bon polar, s'annoncent. Chic alors !

Norman Spinrad
Police du Peup
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Fayard 2014

Par Claude Le Nocher

À La Nouvelle-Orléans, que s'est-il passé dans les années qui suivirent l'ouragan Katrina, catastrophe qui détruisit une partie de l'agglomération ? Dans un premier temps, parce qu'il faut reconstruire et relancer l'économie locale, l'argent afflue et le crédit permet de croire en un avenir plus serein. Vivement décriée avant et pendant le sinistre pour son racisme et sa corruption, la police se réorganise. Fut-ce pour protéger des quartiers neufs comme les maisons Brad Pitt, situées en bordure du Marais aux Alligators. C'est dans cette brigade qu'a été affecté Luke Martin, flic issu du ghetto voisin. Plus jeune, il fut tenté par les bandes sévissant depuis le Marais aux Alligators. Bien vite, Luke Martin réalise que le plus puissant des gangs, c'est la police.
Même en disposant de moyens et en bénéficiant de l'impunité, “tenir” ce quartier sensible semble mission impossible. Luke et sa brigade parviennent à montrer leur détermination aux voyous d'en face. Bien que l'insécurité ait nettement baissé, les politiciens ne font guère écho à ce succès, préférant cultiver les craintes de la population. Luke obtient un poste au centre-ville de La Nouvelle-Orléans. Il se marie bientôt à Luella Johnson, institutrice mais fille d'une famille de flics, dont le père retraité a encore une petite influence. Au cœur de La Grosse Facile, surnom qu'il attribue à La Nouvelle-Orléans, Jean-Baptiste Lafitte est le patron de plusieurs bars et autres bordels dans le secteur de Bourbon Street. Lui aussi profite du regain d'activité des dernières années.
[…] Lire la chronique complète et les autres sur son site « Action Suspense »

Le Panier de Jeanne

Aix Abrupto
Jean Paul Demu
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Série noire 1987 pour sa première édition

Par Paul Maugendre
Caissière dans un supermarché de la région parisienne, Sandrine Pereire décroche un contrat de cantatrice pour le festival d'Aix en Provence où elle doit interpréter le personnage de Papagena dans la Flûte enchantée de Mozart. A Aix, c'est la grande effervescence pré-électorale des municipales. Jibé, instituteur et militant du groupe la Brosse à chiendent, colle des affiches contestataires un peu partout dans la cité en compagnie de Vincent. Les deux hommes sont pris à partie par de gros bras. Dans le coma, Vincent est emmené à l'hôpital.
Le conseiller Pigasse, brigue la place de premier adjoint, sachant que la tête de liste ne tiendra pas la route et que son chemin de premier édile de la cité est tracé. Il assure ses arrières avec l'aide de Mr Prosper, tenancier d'une boite de nuit en cheville avec des truands marseillais et un inspecteur de police, Durbé, qui sait fermer les yeux quand ses intérêts sont en jeu. Patrice, animateur dans une radio-locale, se fait un malin plaisir de dénoncer sur les ondes les magouilles, les travers commis par les édiles et les personnages influents de la cité. Il reçoit Jibé, lequel raconte la rixe les ayant opposés Vincent et lui aux nervis d'un candidat, décrivant même l'un de ses agresseurs, vite repéré comme le videur de la boîte de nuit de Mr Prosper. Maginus, un simplet, à l'incitation de sa mère, traine dans la ville et essaye de se faire un peu d'argent, déguisé en Papageno, jouant de la flûte. Il est photographié en compagnie de Sandrine à la terrasse d'un café.
Pigasse surprend Béatrice, sa maîtresse, dans les bras d'un gamin, ce qui l'atteint dans son orgueil de mâle. Il la révoque mais elle possède des photos compromettantes.
[…]Lire la chronique complète et les autres sur le site « Les lectures de l’Oncle Paul ».

Le Panier de Jeanne

Quand les Anges Tombent
Jacques-Olivier Bos
co
Jigal 2014

Par Cassiopée
D’abord, il y a cette couverture, belle, sobre et pétaradante comme le texte… Ce noir et ce rose qui se marient si bien, à l’image du contenu annoncé sur le bandeau : rage et tendresse.
Le texte est beau. Pourquoi ? Parce que sous les nombreux rebondissements, sous la pléthore de ramifications, on sent l’humanité d’un écrivain qui écrit parfois l’horreur, l’indicible. On découvre la description d’une paternité viscérale chez les personnes dont les enfants ont été kidnappés. Chacun est père, mère, différemment des autres et en dehors des coups de feu, de la bassesse de certains humains, il y a de temps à autre, remontant à la surface, le pouvoir des liens familiaux, de tout l’amour que l’on donne à ceux qu’on aime. Bons ou mauvais (mais parfois la frontière est si mince), les papas de ce livre (même si ce ne sont que des hommes comme le rappelle l’auteur dans sa dédicace) emplissent les pages, et notre vie, l’espace de quarante huit heures, le temps que dure ce roman in et off (pour la lecture). Les enfants aussi, ne sont pas en reste et la relation à leurs géniteurs est à découvrir. On imagine sans peine comment elle pourrait conditionner l’homme ou la femme de demain.
[…]Lire la chronique complète et les autres sur le site « un polar haut et fort ».

Le Panier de Jeanne

La Havane Année Zéro
Karla Suárez traduite par François Gaudry
Métailié 2014

par Jeanne
L’année zéro de la Havane, pour l’héroïne du roman, c’est une année de bascule, quatre ans après la disparition du mur de Berlin. Réduite à ses seules ressources, l’île végète, au bord de la famine. On ne trouve plus rien dans les magasins, et même le rhum se fait rare. Pour se nourrir, il vaut mieux disposer de dollars, ce qui est évidemment impossible aux simples quidams.
La profession de Julia : prof de maths dans un lycée, ne permet certainement pas de disposer de la monnaie magique. Ni d’avoir son propre logement, et il vaut mieux non plus qu’elle ne compte pas trop sur l’eau courante et l’électricité. C’est pour cela que les amitiés, les soirées littéraires, la musique sont si importants. Comment vivre autrement ?
Quand un prof de math rencontre une énigme, celle-ci est forcément mathématique. C’est sur ce mode que Julia va tenter de réduire une étrange équation : Angel, son amour, lui dit qu’un fabuleux document est entre les mains d’Euclide, un ancien amant. Euclide prétend que c’est Léonardo, l’écrivain, qui le détient. Et Léonardo voudrait convaincre Julia de le récupérer chez Angel qui le cacherait. Et quel est ce grimoire fantastique que tout le monde recherche ? Une page de gribouillis et de schémas, de la main de Antonio Meucci, qui avant Graham Bell aurait inventé le téléphone, à la Havane même.
[…]Lire la chronique complète et les autres sur le blog de Jeanne

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