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Publié par blog813

Marché du 28 novembre 2014

Oh, c'est un panier avec Hamburger ! Deux traductions américaines, qui vous racontent les grands espaces de l'Ouest. Ou du Nord... dont l'une ne vous montrera pas l'ombre d'un Stetson de flic... puis retour vers le Val d'Oise en passant par Londres. Le noir n'a pas de frontière...


Le panier de Jeanne

Lignes de fuite
John Harv
ey traduit par Karine Laléchère
Rivages-Thriller 2014

Par Velda
John Harvey se fait trop rare dans les colonnes des blogs et de la presse, de ce côté-ci de la Manche. Dommage. Faudra-t-il attendre que paraisse, l'an prochain sûrement, la dernière enquête de son Charlie Resnick pour que les lecteurs se rendent compte que son drôle d'inspecteur va cruellement leur manquer ? En attendant, voici Lignes de fuite, dont John Connolly dit : "J'ai dévoré Lignes de fuite en un jour, et je mets au défi quiconque de ne pas en faire autant." Je pourrais m'arrêter là, tant je suis d'accord avec John Connolly.
Avec Lignes de fuite, John Harvey nous présente un nouveau personnage, Karen Shields, jeune inspectrice d'origine jamaïcaine qui a su faire ses preuves au sein de la police métropolitaine de Londres. Ce jour-là, il fait froid à Hampstead Heath, cet immense parc à demi sauvage situé au nord de Londres. Bientôt Noël. Sauf pour le jeune garçon qu'on retrouve littéralement gelé dans le plan d'eau. Enchâssé dans la glace, sur le dos, le garçon semble regarder le ciel de ses yeux de givre.[…]
Lire la suite de cette chronique et les autres sur le blog " Polar de Velda "

Le panier de Jeanne

Le Fils
Philipp Mey
er traduit par Sarah Gurcel
Albin Michel 2014

Par Yann Lespoux
Le mythe du Grand Roman Américain fait depuis longtemps courir les apprentis écrivains (américains, cela va de soi) et peut-être plus encore les critiques, prompts à dégainer l’expression pour la transformer en un superlatif censé montrer à quel point le romancier a su peindre l’âme américaine. Le fils, de Philipp Meyer, n’y échappe pas. C’est d’ailleurs écrit sur la couverture de l’édition française sous la plume d’un chroniqueur du Washington Post qui a toutefois la prudence d’utiliser un article indéfini. « Un grand roman américain » lit-on donc. Sans doute en l’occurrence ce journaliste a-t-il vu juste, d’ailleurs. Car si Le fils n’est certainement pas Le Grand Roman Américain, il est bel et bien un grand roman sur l’Amérique. Mais pas sur n’importe quelle Amérique. Sur celle des vainqueurs, les perdants étant destinés aux oubliettes de l’Histoire.

Pour dresser ce portrait, Philipp Meyer choisit trois narrateurs dont les récits alternent d’un chapitre à l’autre. On commence avec le Colonel Eli McCullough enlevé par les Comanches au sortir de l’enfance et qui va vivre avec eux quelques années avant de retrouver les Blancs et, après quelques années d’aventures, poser les fondations d’un empire terrien. Suit Jeanne-Anne, arrière-petite-fille d’Eli, redoutable femme d’affaire qui a continué de faire prospérer la fortune des McCullough grâce au pétrole. Puis arrive le tour de parler pour Peter, fils d’Eli, grand-père de Jeanne-Anne et certainement le seul de la famille à ne pas vouloir dominer le monde. .[…]
Lire la suite de cette chronique et les autres sur le blog « Encore du Noir »

Le panier de Jeanne

Minna
Roland Sadau
ne
Val d’Oise Éditions 2014

par Pierre Faverolle
Ce n’est pas en lisant la quatrième de couverture que vous allez savoir de quoi parle ce roman. De même, si vous regardez la couverture, vous y verrez Thriller, alors que, si je devais lui donner une étiquette, j’hésiterais entre roman policier et roman noir. Mais je n’aime pas les étiquettes. Sachez donc que ce roman est fort, noir, et qu’il va vous obliger à regarder la rue, les gens, le trottoir et le caniveau. Par contre, cela va vous donner une idée du style de l’auteur.
Ce roman est porté par deux personnages forts, Léopold et Minna. Leopold est un SDF, qui depuis qu’il a été licencié, a divorcé. Il n’a plus de contact, ni avec sa femme, ni avec sa fille. Il s’est volontairement marginalisé, faisant la manche devant les Grands Magasins. La seule personne avec qui il a gardé contact est sa sœur, qu’il va voir de temps en temps. Sinon, il habite en colocation au Hurlevent, en compagnie d’autres laissés pour compte comme lui.
Minna est une immigrée clandestine nigériane, qui fait des ménages dans les hôtels de luxe et qui se prostitue pour le compte du « chef » dans ces mêmes hôtels. Le « chef », c’est madame Sokoto, une nigériane aussi, qui profite de la naïveté des jeunes immigrées pour faire fonctionner son commerce.
[…]
Le grand mérite de Roland Sadaune, c’est bien de positionner au centre de son intrigue deux personnages formidables, attachants. D’ailleurs, on ne va quasiment pas suivre d’autres personnages que Léopold et Minna, à part BDR et sa femme. Cela donne l’impression que ces deux marginaux de la vie sont réellement séparés de la vie sociale standard. Car c’est une histoire hors standard, hors du commun, hors des sentiers battus que l’on suit. Et on ne peut qu’aimer Léopold et Minna, car dans le fond, ils sont bons, humains. Le paysage est peuplé de fauves, de robots et seuls les délaissés paraissent humains.[…]
Lire la suite de cette chronique et les autres sur le blog « Black Novel »

Le panier de Jeanne

Les Arpenteurs
Kim Zup
an traduit par Laura Derajinski
Gallmeister 2014 (à paraître le 31 décembre)

par Jeanne Desaubry
Valentine Millimaki, américain d’origine suédoise, exerce du mieux qu’il le peut son métier d’adjoint du sheriff quelque part dans le Montana.
Il a une spécialité : accompagné de son chien Tom, Val recherche les personnes disparues : dans les bois comme dans les plaines immenses couvertes de blé, sous la violence du soleil dans le désert, dans la montagne et sous la neige en hiver. Le Montana, c’est grand. On peut disparaître parce qu’on s’est perdu, par ce qu’on l’a voulu, parce que la vieillesse vous a brouillé l’esprit ou que la tristesse vous fait fuir les autres.
Valentine Millimaki, hanté par tous ces morts qu’il rend aux leurs, voudrait ardemment les retrouver en vie. Il voudrait aussi que sa femme l’aime comme au premier jour. Qu’elle apprécie encore, comme lui, le fait de vivre loin de tout dans une petite maison de bois à l’orée d’une forêt. Mais tout change. L’amour s’enfuit, le sommeil le suit, livrant l’homme à ses tourments. À ses souvenirs. .[…]
Lire la suite de cette chronique et les autres sur le blog de Jeanne Desaubry