Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par blog813

Marché du 16 janvier

Un zien faisait récemment le reproche (à nous, à moi, au blog, à la revue…) de ne pas être assez « français »… Non, pas de méprise ! pas la main sur le cœur, l’appel au drapeau et toutes ces sortes de choses. Cet homme-là aime les auteurs français. Et je lui donne raison ! Mais comment se passer de la contribution étrangère ? Américaine bien sûr, où plongent si bien les racines du polar français. Mais aussi toutes les autres sensibilités de tous les hémisphères (même s’il n’y en a que deux…)
Toutefois, n’étant pas à une contradiction près, je vais vous offrir un bouquet de chroniques en bleu-blanc-rouge. Après tout, c’est de saison. Parce que chez nous, c’est drôlement bien aussi, surtout que je vous ai cherché entre autre de quoi vous rendre le sourire.

Le panier de Jeanne

Si Signore
San Anton
io
Pocket 2014

Par Maxime Gillio

J'avais pu regretter dans une précédente chronique (En avant la moujik !) que certains "San-Antonio" contrebalancent moins l'invraisemblance assumée de leur scénario par d'autres aspects ô combien importants de l'œuvre (digressions, pittoresque des personnages ou des situations, trouvailles langagières, etc.).
Or, dans cette aventure ritale du commissaire, c'est tout l'inverse qui se produit. Expédiions en deux mots la trame du livre à laquelle personne, y compris l'auteur, ne comprend rapidement plus grand-chose : une histoire de valise volée à l'aéroport de Palerme, valise qui contiendrait des plans hypersecrets et que s'arrachent les Français, les Américains, les Russes, la mafia et d'autres organisations occultes.
Voilà pour le prétexte. Car c'est bien d'un prétexte, qu'il s'agit. Est-ce l'influence sicilienne, où l'auteur s'était rendu quelque temps avant d'écrire ce "San-A", mais la première partie de cet opus est remarquablement influencée par l'atmosphère et la puissance visuelle, fellinienne, du grotesque italien. Le début de ce "San-Antonio" n'est qu'une succession géniale de tableaux, de scènes énormes, de trognes, d'extravagance et de burlesque que n'auraient pas renié certains maîtres de la Cinecittà. Jusqu'à Bérurier qui, dans un numéro de gloutonnerie bolognaise, rappelle le chef-d'œuvre de Marco Ferreri (1973 pour La Grande bouffe, 1974 pour Si, signore !).C'est coloré, chamarré, jamais clicheteux, luisant, enlevé, sautillant comme une tarentelle. On sent le plaisir communicatif qu'a eu l'auteur à visiter cette région et à nous la rendre dans ce qu'elle a de plus latin. […]
Lire cette chronique complète et les autres sur le site "K-libre."

Le panier de Jeanne

Fatales
Cabanes-Manchet
te
Dupuis 2014

par Bruno
À la lettre “F", le répertoire des femmes fatales semble bien interminable …
On est tombé sous le charme de ces femmes … que l’on ne croise qu’une seule fois !
Voici donc Mélanie Horst, Aimée Joubert ou Madame Souabe, peu importe : tous ces noms ne désignent qu’une seule femme … fatale.
Après Tardi, le dessinateur Max Cabanes a choisi de reprendre plusieurs œuvres de Patrick Manchette (aidé par Doug Headline qui n’est autre que le fils de Patrick Manchette).
Fatale est réputée comme leur meilleure adaptation (après « La princesse de sang »), ce que l’on peut confirmer ici.
Changeant de ville comme de nom, d’apparence et de coiffure, la pulpeuse jeune femme semble très occupée à faire le ménage dans les milieux de la bourgeoisie chabrolienne de province.
Hommes d’affaires véreux, chasseurs grossiers et ventrus, épouses dévouées à la carrière de leurs maris, flics compromis ou notaires concupiscents, … ce ne sont pas les proies qui manquent et le lecteur se délecte d’avance lorsque la dame (appelons la Aimée par exemple) débarque dans une nouvelle petite bourgade bien de chez nous. En bord de mer, Aimée semble nager comme un poisson dans ces eaux troubles agitées de passions, de haines, de fric, de sexe et de magouilles. […]

Lire cette chronique complète et les autres sur le blog «un polar-collectif ».

Le panier de Jeanne

Le bazar et la nécessité
Samuel Sut
ra (préface Patrice Dard)
Flamant Noir 2014

par Pierre Faverolle
Quatrième aventure de Tonton, ce roman humoristique est aussi un événement, puisque notre gentleman cambrioleur, au bord de la retraite, va se trouver affublé d’un fils. Et pas n’importe quel fils…
Alors qu’il était en train de travailler dans sa gigantesque propriété sise sur les bords de la Marne, c’est-à-dire qu’il était allongé dans le jardin en train de se faire faire les pieds par sa domestique Donatienne, une lettre est arrivée à le faire taire, que dis-je, est arrivée à le laisser ébahi. A tel point qu’il est en resté bouche bée, laissant s’écouler quelques larmes de bave dans sa cuvette.
A ce moment là, Gérard déboule dans sa Mercedes et un superbe dérapage non contrôlé, pour faire part à Tonton qui est aussi son oncle, de son prochain coup. Il trouve Tonton dans un état catatonique inquiétant, et le contenu de sa lettre est sans équivoque : Tonton a un fils. Une larme point au coin de l’œil de l’illustre dérobeur de biens.
Ils s’en vont voir Marylou Bresson, la mère du fils prodigue, qui lui apprend que ce dernier est flic et qu’il rêve de serrer son père. Les rêves de Tonton s’écroulent comme un château de cartes mal monté, […]
Lire cette chronique complète et les autres sur le site "Black Novel."

Le panier de Jeanne

Jeudi Noir
Mickaël Menti
on
Éditions Ombres Noires

par Bruno
[…]Ce jour là, jeudi 8 juillet la France s’apprête à affronter l’Allemagne de l’Ouest pour une place en finale. Si notre pays a connu un épisode glorieux à la coupe du monde de 58, en ce soir de 1982 elle finit d’émerger d’un long sommeil, refermant une parenthèse de plusieurs décennies sans éclats.
Michaël Mention vous invite donc à mettre les crampons et à enfiler le maillot. Il vous propulse alors trois décennies en arrière . Et vous vous retrouvez là, au milieu de la pelouse, dans ce stade Ramon Sanchez Pizjuan de Séville , dans la peau d’un joueur fictif de l’équipe de France. Platini, Giresse, Genghini, Six, Rocheteau et les autres se tiennent à vos côtés, attendant le coup de sifflet qui annoncera le début de ce qui deviendra à son issue, un match de légende.
Vous allez alors vivre au cœur, ce match de sueur et de sang, d’exaltation et d’injustice grâce à la plume magique de Michaël Mention qui vous retrace cette épopée .
Au terme des deux cents pages, c’est la claque ! le choc ! Le bonheur pour le lecteur d’avoir lu quelque chose de fort, tant émotionnellement, que du point de vue de l’écriture et de la construction. Si tant est qu’il soit doublé d’un passionné de football celui-ci aura pris un immense plaisir à replonger dans ses souvenirs grâce à la charge nostalgique que porte le livre.[…]
Lire cette chronique complète et les autres sur le site « Passion Polar ».

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article