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Publié par blog813

Marché du 30 janvier 2015

Demain, il sera trop tard pour se souhaiter une bonne année. Aujourd’hui, il neige. Aucun rapport entre les deux si ce n’est le temps qui passe. La neige rend les enfants heureux, la fuite du temps laisse les adultes songeurs. Dans cette disposition d’esprit, je ne vois que la lecture d’un bon polar pour profiter de la météo au coin du feu et se réchauffer le cœur… et les pieds. Car les histoires noires sont le charbon de nos locos intérieures. En commençant par une BD, genre à l’honneur cette semaine à Angoulême.

Le panier de Jeanne

Docteur Radar
Simsolo / Bézi
an
Glénat 2014

Aristide Vernon est retrouvé pendu dans sa cave. Bruno Vaillant est repêché dans l'Elbe, le visage écrabouillé. Gontran Saint-Clair est découvert dans le Paris-Berlin, empoisonné au curare. Trois victimes, et un point commun : trois hommes de science travaillant sur la conquête de l'espace. Ferdinand Straub "gentleman-détective" s'intéresse à l'affaire. Il se rend chez la veuve de Saint-Clair, qui lui remet une liste de savants en contact avec feu son mari. Sur cette liste figure justement la prochaine victime, le docteur Lenoir, qui s'écroule, dans le hall de chez Maxim's, piqué par un scorpion ! Straub arrive à l'instant même où le drame vient de se jouer, et il découvre que Lenoir avait rendez-vous avec un mystérieux docteur Radar. Serait-ce l'esprit maléfique à l'oeuvre dans cette gigantesque opération d'éliminations de scientifiques ? Straub se lance à la poursuite de Radar...
[…] lire la chronique complète et les autres sur « BD Polar »

Le panier de Jeanne

Hérétiques
Leonardo Padu
ra
Métailié 2014


par Richard
Hérétiques », une ode à la clandestinité ! De l’atelier de Rembrandt jusqu’au malheur des jeunes emos de La Havane au XXIe siècle !
Existe-t-il encore quelqu’un qui manifeste son ignorance en traitant la littérature policière de sous-genre ou de roman de gare ? Si oui, je lui conseille de lire « Hérétiques » de Leonardo Padura et il se rendra compte qu’un roman policier peut être, à juste titre, un très grand roman ! Un très, très grand roman !
En ce qui me concerne, Leonardo Padura pourrait recevoir d’ici quelques années, le Prix Nobel de littérature. Que ce soit par ses polars mettant en scène l’inimitable Mario Conde ou par ses romans historiques à saveur politique, la qualité de son écriture et l’immensité de son imagination débordante sauront vous éblouir par la profondeur des sujets qu’il aborde, la complexité des personnages, réels ou fictifs et sa facilité à utiliser des structures romanesques à couper le souffle.
Je suis un fan de cet auteur. Et je vous le dis, ses derniers romans ne sont pas très faciles d’accès. Mais le plaisir que vous en retirerez en vaut bien l’effort. « Hérétiques » est selon moi, un chef d’œuvre de littérature policière et mérite sa place dans un futur panthéon du genre.
« Hérétiques » regroupe trois histoires qui, évidemment, se rejoignent pour notre plus grand plaisir de lecture. Et la magie de Padura nous guide à travers trois mondes parce que « … l’histoire, la réalité et le roman fonctionnent avec des moteurs différents. »
[…] lire la chronique complète et les autres sur « Polar noir et blanc »

Le panier de Jeanne

Derniers Instants
Steve Mos
by traduit par Diniz Galhos
Sonatine 2014

par Cassiopée
Il n'y a pas que la mort qui soit contagieuse, l'inquiétude, la peur, l'angoisse également.
Je les ai senties entre les pages, dès le début de ce roman, s'installant insidieusement, à mon insu, peuplant les lignes, parasitant mon esprit, comme si j'étais au cœur de l'intrigue, proche de tous ces individus que je côtoyais ... Ce qui prouve le talent de l'auteur et démontre, une fois de plus, si besoin était, le pouvoir que l'écriture peut avoir sur nous. Nulle nécessité d'avoir des images, le poids des mots suffit.

Alex Connor, qui avait disparu dans la nature suite au suicide de sa femme, revient lorsqu'il apprend par hasard, que sa meilleure amie, Sarah a été assassinée. Pendant des mois, il a vécu et agi seul, sans rendre de compte à qui que ce soit. Revenir dans la ville où il a vécu est un risque et pas n'importe lequel : faire ressurgir le passé alors que parfois, on préfère dire : « Monsieur mon passé, laissez-moi passer » (Léo Ferré) mais c'est aussi revoir ceux qu'il a connus et qui ne manqueront pas, pour certains, de questionner, de s'ériger en juge avec les « tu aurais pu, tu aurais dû, moi, à ta place... »

[…] lire la chronique complète et les autres sur « un Polar Collectif »

Le panier de Jeanne


Avant la Bataille
Bruno Arpa
ia traduit par Fanchita Gonzalez Batlle
Liana Levi, 2015.

par Yann Lespoux
Le bien nommé commissaire Malinconico traîne sa mélancolie dans Naples afin de tenter de résoudre la mort d’un écrivain dans un accident de voiture. Car la victime, qui enquêtait au cœur de la pègre pour les besoin d’un roman avait écrit un manuscrit dans lequel son héros trouvait la mort dans des circonstances étrangement similaires. De sa ville jusqu’au Mexique, le policier va donc courir après les truands, mais surtout après lui-même.
Avant la bataille est un étrange roman dont la brièveté (150 pages) et la fin semblent indiquer qu’il pourrait n’être qu’une introduction à l’histoire qui y est contée, quand bien même Bruno Arpaia y boucle quelque chose qui a d’ailleurs plus à voir avec Malinconico qu’avec son enquête.
Jeté dans une atmosphère grise, une Naples pluvieuse, une île mexicaine désolée et tout juste traversée par un cyclone, Malinconico évolue dans un monde qui semble plus être un écho de ses sentiments que le monde réel. Constamment entouré – de collègues, de femmes, de personnages ambigus dont il se méfie – le commissaire apparaît pourtant totalement isolé. Cela vient ajouter à la mélancolie qui s’accroche à ces lignes une aura vaguement onirique que l’on sent parfois près de basculer dans le mauvais rêve.
[…] lire la chronique complète et les autres sur « Encore du Noir »

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