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Publié par blog813

Marché du 2 janvier 2015

Oh, un panier garni. Il était temps... la disette régnait !

La rentrée littéraire de janvier se charge de surcharger les barques et autres têtes de gondole. A 813, on ne s'en laisse pas compter, et les nouveautés n'étoufferont pas les titres passés. Nos amis blogueurs, une fois établis les bilans 2014, se sont donnés la peine de beaux retours en arrière. Merci à eux. Profitez, amis, et laissez le temps trier dans les nouveautés. Nous vous aiderons vite à y voir plus clair.

Le panier de Jeanne

Et si Notre-Dame la nuit
Catherine Bessona
rt
Editions de l’Aube 2013

par Bruno
Voilà un titre bien mystérieux ,qui d’emblée met l’imagination en alerte. Et de mystères il en est question dans ce premier roman signé Catherine Bessonnart, connue aussi pour ses talents de comédienne.
c’est à une ballade dans le cœur de la capitale à laquelle elle nous invite. Chic et romantique, ce Paris de carte postale séduit toujours .Pourtant, celle ci va rapidement avoir un goût âcre, et les lumières de la ville perdre de leur chaleur pour laisser la place un sentiment difus de dangerosité et d’angoisse.
L’affaire, si elle est curieuse, n’est pas du genre à faire la une des journaux. Tout au plus peut-elle susciter l’ire des amoureux des belles pierres et des monuments parisiens. En effet au cours d’une nuit, neuf statues de Notre Dame de Paris sont saccagées , décapitées avec soin.
Vandalisme? commande pour un riche collectionneur prêt à tout pour obtenir ce qu’il désire? difficile à dire, d’autant plus que seul un jeune artiste peintre a assisté à la scène. Du travail de pro en tout cas.
Mais quand peu après on retrouve dans une rue proche de Notre Dame ,le corps d’une jeune femme décapitée elle aussi , les choses vont prendre une autre tournure.
Car pour Chrétien, chargé de l’enquête, le doute n’est plus permis. Même s’il n’arrive pas encore à établir une passerelle entre les deux affaires, il est intimement convaincu que celles-ci sont liées.[…]
lire la chronique complète et les autres sur le blog « Passion Polar »

Le panier de Jeanne

Ce qui n’est pas écrit
Rafael Re
ig traduit (de l’espagnol) par Myriam Chirousse
Éditions Métailié Noir 2014

Par Jean Dewilde
Il y a des livres qui mettent mal à l’aise et parfois même, très mal à l’aise. Ce qui n’est pas écrit est de ceux-là. Un roman noir, franchement très noir qui m’a scotché par sa trame et ses personnages.
Carlos, divorcé de Carmen, emmène son fils, Jorge en montagne. Il le voit très peu. Il trouve aussi que cet ado de quatorze ans est bien trop gâté par sa mère, renfermé, maladroit, poltron et rondouillet. Trois jours pour en faire un homme ou tout au moins pour amorcer le passage à l’âge adulte, voilà l’objectif qu’il s’est fixé. Carmen, restée seule dans son appartement, tombe sur un manuscrit que Carlos a délibérément laissé traîner au moment de venir chercher son fils. Presque malgré elle, elle en commence la lecture et ne pourra plus le lâcher ; en effet, cette fiction écrite par son ex est pleine de sous-entendus, de reproches, de menaces voilées contre elle et son fils. Très vite, l’angoisse la prend aux tripes, elle a beau se raisonner, se dire que c’est un polar et que c’est son côté mère poule qui lui joue des tours, rien n’y fait. Et, comme un fait exprès, ses tentatives pour tenter de joindre Carlos et Jorge sur leurs portables s’avèrent infructueuses. Pas de réseau, c’est l’explication la plus rationnelle, la plus logique, celle qui lui convient le mieux et qui rassure mais… […]
lire la chronique complète et les autres sur le blog « Jack is back again »

Le panier de Jeanne

La Culasse de l’enfer
Tom Frankl
in traduit par François Lasquin et Lise Dufaux
Albin Michel, 2003..

par Yann Lespoux
C’est au début des années 1890 qu’a eu lieu, après des élections contestées, la guerre dite de Mitcham, dans le comté de Clarke en Alabama. Plus que d’une guerre, il s’agit en fait d’un conflit local entre des métayers pauvres de Mitcham Beat, partie rurale du comté, se sentant dépréciés et humiliés par les pontes locaux du parti démocrate et les notables locaux. Ayant fondé une société secrète – Hell-at-the-Breech, la Culasse de l’enfer – ces paysans s’en prirent à quelques noirs et, surtout, au représentant du parti démocrate qui fut assassiné, entraînant une violente riposte de la part des autorités.
C’est sur ce canevas que brode Tom Franklin, situant son action dans le comté de Clarke et plus particulièrement à Mitcham Beat, se servant des faits réels, mais les situant un peu plus tard et y ajoutant des personnages issus de son imagination qu’il mêle à ceux qui ont réellement existé et participé à la Mitcham’s War. Partant de l’assassinat d’un épicier de Mitcham Beat, Tom Franklin démêle ainsi peu à peu l’enchaînement des événements qui vont amener à un inéluctable déferlement de violence dû autant aux circonstances particulières qui le permettent qu’à la vanité et à la soif de pouvoir des meneurs des deux camps qui, ajoutant régulièrement de l’huile sur le feu, entretiennent les craintes, la suspicion et, partant, la haine. […]
lire la chronique complète et les autres sur le blog «encore du noir »

Le panier de Jeanne

Monsieur Émile
Nadine Monfil
s
Série Noire, 1998 Poche 2002

par Claude Le Nocher
Drôle de quartier que celui où la petite Niky habite avec ses parents, Marie et Luc Morgan. Leur voisine institutrice et amie Agnès Durieux vient de perdre la vie en vacances. Son corps a été retrouvé déchiqueté par les rochers dans les rapides de l'Ardèche. L'imaginative Niky ne croit pas en ce décès, elle est certaine qu'Agnès reviendra. Malgré tout, la maison de la défunte a été louée à une jeune femme rousse, Bettina. Celle-ci fait tout pour sympathiser avec la famille de Niky. Elle finit par amadouer la fillette. Peut-être aimerait-elle séduire le père, Luc, également ? À l'étage, c'est une dame prénommée Éva qui s'est installée. Avec sa jambe de bois et son comportement étrange, son allure de Cruella inquiète quelque peu Bettina.

Chez Niky, le plus malin, c'est Monsieur Émile. Il a compris qu'il vaut mieux se prélasser en passant pour un vieux chien con, plutôt que de participer à la vie de cette famille. Dans le quartier vit aussi Alfonse, l'ancien jardinier du château, un pervers surveillant les femmes depuis la tour de guet de l'édifice. Une rousse telle Bettina, rien de plus excitant pour lui. Et puis encore la vieille Carmen Dubouchon, dont le voisinage ignore qu'elle est auteure d'ouvrages pornographiques, mais dont on sait qu'elle adore les lapins nains. Enceinte, Marie apprend que sa sœur Chrystine a été assassinée. Décapitée chez elle, avec une mise en scène des plus sanglantes. Dans la main de la victime, un bracelet en macramé ayant pu appartenir à Agnès Durieux.

Adepte du crochet, le commissaire Kamikaze n'est pas emballé par l'affaire. Quand même, il reçoit le témoignage de Marie et Luc. Tout en expérimentant des remèdes à ses maux, Alfonse rôde la nuit dans le quartier. Ce sont les poubelles qu'il fouille, surtout celle de Bettina, pleine de précieuses reliques pour lui. Niki et Émile ont remarqué que Marie ne tourne plus très rond dans sa tête. Elle va brièvement être hospitalisée après une fausse-couche provoquée par un malaise. Marie prétend avoir été agressée par Éva-Cruella. De son côté, Carmen semblait apeurée par Dieu-sait-quoi. Le facteur signale au commissaire Kamikaze la disparition de la vieille dame. Peu après, Niki découvre le cadavre du facteur chez Carmen, bouffé par les lapins de la disparue.
lire la chronique complète et les autres sur le blog « Action Suspense »

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