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Publié par blog813

Marché du 6 février

Oh, un petit panier d'hiver... Un panier un peu frisquet ! Au fait, avez-vous pensé à votre sélection pour les Trophées 813 ? Qu'est-ce qui vous a plu cette année ? Avez-vous suivi les conseils de lecture de la Jeanne ? Allez, dites nous tout ou bien on vous fera avouer sous la pire des tortures : lecture à l’endroit puis à l’envers du dernier Levi…

Le panier de Jeanne

Prends Garde
Milena Agus et Luciana Castellin
a traduites par Marianne Faurobert
Éditions Liana Levi 2015

Ce livre, étrange dans sa construction bipartite, s'aborde d'un côté comme de l'autre. Réalisé à la demande de l'éditrice, il propose au lecteur une double lecture d'un fait-divers survenu en Italie dans la région des Pouilles juste après la seconde guerre mondiale. Quatre sœurs recluses dans leur château, les sœurs Porro, vont être la cible de la révolte populaire d'ouvriers agricoles affamés. Deux d'entre elles vont mourir sous les coups d'une foule désespérée et en colère, le 07 mars 1946.
Si l'on veut comprendre les origines d'un drame aussi barbare, presque insoutenable, mieux vaut alors commencer par le texte de la journaliste et femme politique de gauche Luciana Castellina, qui décortique de manière précise, extrêmement fouillée, tous les événements passés qui ont, peu à peu, façonné et même légitimé, en tout cas rendu inévitable cette révolte du peuple qui souffre, qui a faim, à peine remis de longues années de guerre, ignoré par les riches propriétaires terriens, dépossédés de tout, même de l'essentiel : sa dignité.[…]
Lire la chronique complète et les autres sur le site « Actualitté »

Le panier de Jeanne

Sortie Noire
Christian Laurel
la
Taurnada éditions. 2014

par Jeanne
Résister au monde carcéral n’est sûrement pas une mince affaire. Daniel y est arrivé en érigeant des remparts qui le séparent de la réalité. Derrière ces murs intérieurs Daniel mène la plus calme, la plus heureuse, la plus rangée des vies de famille.
La nouvelle de son passage au régime de semi-liberté est quasiment un drame. Comment dire à sa femme et à ses deux enfants, (il y a même un chien dans l’affaire) qu’il ne va plus être aussi disponible pour eux ?
Et puis les choses s’enclenchent doucement. Il faut se réacclimater, au bout de vingt ans, au bruit, à la circulation, à la fréquentation des autres. Ça s’appelle « réinsertion ».
Daniel n’a qu’un souci : il a sans doute fait quelque chose de mal pour en arriver là, mais quoi ? Tout comme sa vie fantasmée est parfois plus forte que la réalité, son esprit l’a aidé à oublier.
De son côté, Elizabeth vit seule, cloîtrée dans une grande maison. À son service, récemment veuve, Marlène la surveille d’un œil curieux, pas toujours bienveillant. Pourquoi « Madame » se met-elle dans un tel état en recevant une lettre, elle qui n’a jamais de courrier ? Marlène fait tout pour en découvrir le contenu et découvre l’avis de libération d’un certain prisonnier. Sa curiosité malsaine, ses essais de manipulation vont bientôt entraîner Marlène, loin, très loin … […]
Lire la chronique complète et les autres sur le blog de Jeanne

Le panier de Jeanne

Viscères
Mo Hayd
er traduite par Jacques Martinache
Presses de la Cité 2015

par Wollanup
Mo Hayder est de retour avec « Viscères » ou « Wolf » dans la version originale qui convient nettement mieux mais qui donne aussi peut-être quelques indications sur les directions que prendra l’intrigue. C’est ainsi le dixième titre de la Britannique et la septième enquête de Jack Caffery le flic hanté, mortifié et obsédé par la disparition criminelle de son frère quand ils étaient enfants et la belle Mo prouve ici de façon formidable qu’elle ne s’est pas endormie dans une routine, qu’elle n’a rien perdu de son immense talent pour passionner, surprendre et terroriser ses lecteurs.
« Il y a quinze ans, deux amoureux ont été retrouvés sauvagement éviscérés dans le bois attenant à la maison de campagne des Anchor-Ferrers. Le principal suspect, qui a avoué les crimes, est depuis sous les verrous. Mais aujourd’hui, alors que Oliver, Matilda et leur fille, Lucia, n’ont pas oublié cette découverte macabre, l’histoire se répète, plongeant la famille dans la terreur. » […]
Lire la chronique complète et les autres sur le « Unwalker »

Le panier de Jeanne

Le dernier Tigre Rouge
Jérémy Gue
z
10/18 2014

par El Marco et
Elo
1946. La France n’a pas encore pansé les plaies de la Seconde Guerre mondiale que celle d’Indochine s’amorce. Parmi les troupes hétéroclites françaises se rendant sur place, il y a Charles Bareuil. Ancien étudiant en philosophie, ravagé par la mort de sa femme, il n’a pas été par le passé ce que l’on pourrait qualifier de héros. Il a néanmoins un atout : c’est un tireur d’élite, marqué par une enfance brimée par un père qui ne lui a transmis que ce talent. Cette compétence va rapidement faire écho à celle d’un mystérieux sniper, enrôlé par les forces adverses, qui lui a néanmoins un jour laissé la vie.
Jérémie Guez s’est rapidement hissé parmi les écrivains les plus prometteurs de sa génération. Paris la nuit, Balancé dans les cordes, Du vide plein les yeux ou encore sa nouvelle La Veuve blanche ont séduit le public comme la critique. Il s’essaie ici à un genre différent, avec à la clef un voyage à la fois spatial et temporel. La Guerre d’Indochine n’est assurément pas un sujet moult fois évoqué en littérature. Trop récent, trop controversé, mal cicatrisé, ce conflit a si durablement marqué les esprits qu’il contient probablement encore trop de soufre. Aussi, le pari de l’auteur d’y plonger le lecteur était osé. Pourtant, le résultat est on ne peut plus réussi. Grâce à une plume magnifique qui sait pourtant se mettre en retrait – peu de longues descriptions, caractères dépeints rapidement, et un souci de reconstitution historique indéniable mais jamais bavard, Jérémie Guez rend avant tout un magnifique hommage aux hommes et femmes qui ont participé à cet affrontement. Sans jamais être simpliste, avec une humanité et une générosité qui transpirent à chaque page, il sait mettre en relief la fraternité d’armes, la solidarité des soldats, ainsi que les points de vue des deux belligérants. Charles Bareuil est à cet égard troublant de crédibilité. Mais c’est surtout le tireur ennemi, que l’on surnomme « Le dernier tigre rouge » qui interpelle par son profil, sa complexité intellectuelle, la subtilité des raisons de son engagement armé, avec l’ultime page du récit qui complète ce puzzle psychologique. […]
Lire la chronique complète et les autres sur le « Polars Pourpres »