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Publié par blog813

L'humeur vagabonde : rencontres de mars

La librairie l'Humeur vagabonde porpose plusieurs rencontres autour du polar. Le 5 mars (autour de la Série Noire) et le 12 (autour de l'événement Krimi)

 
Librairie l'Humeur Vagabonde
Adresse : 44 Rue du Poteau, 75018 Paris Téléphone :01 42 23 23 15

Jeudi 5 mars à 19h : Jean-Bernard Pouy & Caryl Férey 

 
   Pour les 70 ans de la Série Noire des éditions Gallimard, nous organisons la soirée de lancement de Tout doit disparaître de Jean-Bernard Pouy. En présence de l'auteur, de Caryl Férey qui a préfacé le livre et de l'éditeur Aurélien Masson
 
   Le livre : 
 
"À la recherche... de l’honneur perdu de Jeanne d’Arc, des mystères de l’épouse suicidaire ou de ceux, honteux, d’une famille militante. À la recherche de l’enfant disparu ou d’une victime devenue proie. 
Cinq récits graves mais stylistiquement suffisamment décalés pour que l’humour apaise un peu la douleur du monde. 
Cinq récits métaphoriques ou brutalement réalistes, parcours initiatiques menés par des rebelles littéraires, des adolescents piétinés, des maris aimants mais floués, des mères douloureuses, des fils en manque… 
Cinq romans noirs datant des années 1980 et 1990 et publiés dans la Série Noire."
 
Le préfaceur, l'auteur, le postfaceur et l'effaceur
 
"Auteur incontournable du roman noir français, inventif et prolifique, Jean-Bernard Pouy a reçu, en 2008, le Grand Prix de l'Humour Noir pour l'ensemble de son œuvre.

Défenseur acharné du roman populaire (Prix Paul Féval 1996), il est à l'origine de la création, en 1995, de la série consacrée au personnage Gabriel Lecouvreur, dit Le Poulpe, aux éditions Baleine dont il est l'un des fondateurs.

Adepte de l'Oulipo, il pratique assidûment l'écriture à contraintes; il participe notamment à l'émission "Des Papous dans la tête" sur France Culture."
 
 
"Caryl Férey, né en 1967, écrivain, voyageur et scénariste, s'est imposé comme l'un des meilleurs auteurs du thriller français en 2008 avec Zulu, Grand Prix de littérature policière 2008 et Grand Prix des lectrices de Elle Policier 2009, et Mapuche, prix Landernau polar 2012 et Meilleur Polar français 2012 du magazine Lire."
 
 
 
Pour paraphraser Benoist Rey "Mieux vaut boire du rouge que broyer du noir".
 
 
 

Jeudi 12 mars à 19h : Krimi et lire, s'évader, résister

 
   Frédéric Ciriez animera une discussion avec Vincent Platini autour de ses deux ouvrages : 
Krimi : une anthologie du récit policier sous le IIIè Reich aux éditions Anacharsis
Lire, s'évader, résister : essai sur la culture de masse sous le IIIè Reich chez La Découverte
 
L'auteur 
 
"Vincent Platini est né en 1980. Il a étudié la littérature et le cinéma en France, en Allemagne et aux États-Unis. Après une thèse en littérature comparée à la Sorbonne, il vit et travaille désormais à Berlin. Il a enseigné à l'université d'Augsbourg ainsi qu'à la Fraie Universität de Berlin."
 
L'intervenant
 
"Frédéric Ciriez est né à Paimpol, en Bretagne, en 1971. Il a suivi des études de lettres et de linguistique à Brest puis à Rennes. Après plusieurs collaborations littéraires, il publie son premier roman, Des néons sous la mer(Verticales, 2008; Folio, 2010). Une novella a paru dans la NRF, “Femmes fumigènes” (avril 2010). Frédéric Ciriez est un supporter assidu du Red Star, une des plus grandes équipes du football français ; il est aussi très connu dans son quartier." 
 
 

Les livres  

 
Krimi : une anthologie du récit policier sous le IIIè Reich aux éditions Anacharsis 
 
"Le roman policier allemand – ou Krimi – était prolifique sous le Troisième Reich. Longtemps dédaigné par les autorités, il recueillit des auteurs indociles et prit en charge la critique que la « haute » culture n’assumait plus.

Mais la censure se faisant de plus en plus pressante, et le régime cherchant à imposer le « bon roman policier allemand », les auteurs durent s’acclimater de diverses manières aux injonctions officielles.

Inédite en Allemagne même, cette anthologie se fait l’écho des disparités d’une littérature sous contrainte.

Si quelques écrivains vantent la police du Reich ou se conforment à l’idéologie nazie, d’autres trompent la censure en situant leurs intrigues hors des frontières nationales, ou en imaginant des confessions ironiques du criminel : car au fond, qu’est-ce que le crime et la justice dans une dictature ? Littérature populaire, le Krimifait ainsi entendre une autre voix de l’Allemagne. Et s’il reflète le pouvoir policier au quotidien, il esquisse aussi un portrait du petit peuple et de la pègre – réelle ou fantasmée.

Mais surtout, il se révèle en actes un champ de bataille idéologique investi par des écrivains juifs, tel Michael Zwick, ou des résistants comme Adam Kuckhoff et John Sieg, qui payèrent leur engagement de leur vie."

 

Lire, s'évader, résister : essai sur la culture de masse sous le IIIè Reich chez La Découverte

"Contrairement à ce que l'on a coutume de croire, on s'est beau coup amusé sous la dictature nazie ; et plus le pays s'est enfoncé dans la folie et les massacres, plus les loisirs se sont multipliés, recouvrant de leur « clameur » les râles des victimes. Le Reich était en effet une société de consommation comme les autres, rêvant des mêmes plaisirs... Est-ce si étonnant, à défaut d'être innocent ? Les loisirs aidaient à supporter l'oppression, tout en permettant d'imposer des normes fascistes sous des dehors « divertissants ». Faut-il pour autant considérer la culture de masse comme une propagande douce ? Justement, non, et là est tout l'enjeu de ce livre : si la « haute » culture a bel et bien été mise au pas, le divertissement populaire, précisément parce qu'il n'était pas considéré comme digne d'intérêt, a joui d'une certaine liberté. Il a donc existé, au sein même du IIIe Reich, des romans, journaux, des jeux et des films qui recelaient une critique féroce, mais « codée », du régime et qui furent diffusés en masse.

Ce livre offre ainsi une lecture totalement inédite du régime nazi en prenant en compte sa dimension infra-politique. Il montre comment les romans policiers, la science-fiction, l'humour ou le sport, mais aussi les films d'aventures ou la culture automobile ont pu être le creuset d'une dissidence voilée, d'une micro-résistance du quotidien qui témoigne d'un autre visage de l'Allemagne sous la dictature hitlérienne."

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