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Publié par blog813

Ce week-end, c’est LE grand week-end Lyonnais. Dans mon panier, forcément, des spécialités à ne rater sous aucun prétexte, aussi goûteuses que la rosette…
Alors si vous n’allez pas à Quai du polar (vous seriez vous cassé les deux jambes ?) ou pour soigner la tristesse à votre retour, deux spécialités lyonnaises… genre boudin noir (au sang donc…)
Et puis, une fois n’est pas coutume, par ce que le texte est si beau qu’il faut le lire, et y trouver un remède à la tristesse, J’ailleurs, lettre d’adieu de Lupa à Murdos, alias Hafed Benotman, édité chez Ska.

Le panier de Jeanne

Le sang des bistanclaques
Odile Bouhi
er
Presses de la cité 2011

par Yves
Lyon, mai 1920, le corps en putréfaction d'une vieille femme est retrouvé dans un champ. Un meurtre. Suivra un second meurtre étrangement semblable d'une vieille femme également. Le commissaire Kolvair associé au professeur Hugo Salacan dirige le nouveau laboratoire de la police scientifique : l'affaire leur est confiée. Ils se heurtent au scepticisme des autres flics qui ne croient pas en la science dans la police.
Historiquement vrai, le premier laboratoire de la police scientifique vit le jour à Lyon en 1910 bien avant celui de Paris qui naquit en 1943 (merci Laura pour tous ces renseignements). Odile Bouhier, par ailleurs scénariste pour la télé -et notamment pour un épisode de la série Empreintes criminelles passé très récemment sur France 2, s'attelle donc à nous faire découvrir la nouvelle police à laquelle s'oppose les tenants de la police de Clémenceau, les brigades du Tigre. "Si Kolvair ne se faisait pas d'illusions -la création de ce laboratoire scientifique, le premier au service de la police française, n'empêcherait pas, jusqu'à la fin des temps, les amoureux de s'aimer, les cambrioleurs de cambrioler, ni les assassins d'assassiner-, il restait indéniable que le génie de Salacan offrait à ses contemporains la sensation de participer à une nouvelle ère de l'humanité. Grâce à lui, la science acquérait ses lettres de noblesse." (p.34) […]

Lire la chronique complète et les autres sur le blog de Yv

Le panier de Jeanne

L'Enfer

René BELLETTO

P.O.L. - Janvier 1986 Dernière édition poche : J'ai Lu - Mars 2001

par Patrick Galmel

Il fait chaud, Lyon est déserté en ce début de mois d'août et Michel est désespéré. On ne saura pas d'où vient ce désespoir, de la vie peut-être tout simplement. Un désespoir élégant, tellement profond, qu'il le ponctue d'un humour irrésistible. Un désespoir tel qu'il va l'emporter, lui faire frôler la mort, la folie, l'amour, l'horreur.
Conclusion de la « trilogie lyonnaise » de Belletto. Conclusion en forme d'apothéose. On croise au détour d'une phrase les héros des deux précédents opus. On croise un écrivain, auteur de deux romans Que notre Règne Arrive et Le Fantôme , échos aux deux premiers opus de la trilogie, Sur la Terre Comme au Ciel et Le Revenant, et le livre attendu du double de Belletto s'intitule Le Royaume des Ombres. Belletto se lâche et multiplie les clins d'œil. On suit un homme d'une trentaine d'années, comme pour les deux précédents opus, un homme amateur de musique, pianiste quand les deux autres étaient guitaristes, un lyonnais désespéré et se laissant emporter par les évènements. Sauf que cette fois, les évènements qui l'emportent, il les provoque, sa folie les provoque… Et les phrases deviennent folles avec lui. On suit un homme. On voit un enfant qui prend de l'importance, comme pour le premier volume. Un enfant inquiétant, pas forcément innocent, mais beaucoup moins que les adultes qui peuplent la ville vidée de sa population habituelle. La folie et la violence couvent. Chez les autres aussi. Tout cela ne peut que plonger dans l'horreur.[…]
Lire la chronique complète et les autres sur le blog Polarnoir

Le panier de Jeanne

L’archange du chaos
Dominique Sylva
in
Viviane Hamy 2015

par Richard
Une équipe recomposée. Bergerin, Garut, Kehlmann. Un démotivé, un pépère et une novice.
Et c’est tout ce qu’il faut à l’imagination de l’auteure pour nous pondre un roman excellent et nous accrocher avec cette drôle de brigade qui nous sera de plus en plus sympathique. Ne soyez pas surpris qu’avant même la moitié du roman, vous vous mettiez à souhaiter un autre récit mettant en scène Carat et Franka Kehlmann.
"L'Archange du chaos" est en même temps un roman sur une équipe, sur l'apprentissage d'un travail en groupe et aussi, un roman de famille ... Pas d’une saga familiale, mais des histoires de famille qui déteignent sur la vie de tous les jours.
"L'Archange du chaos", c'est aussi un meurtrier bien particulier, préoccupé par le sort de la planète et par la morale de ses habitants.
Un médecin est retrouvé mort, dans un sous-sol sordide, enchaîné, torturé, la langue sectionnée et le bras brûlé. En analysant la scène de crime, les enquêteurs se rendent compte que le meurtrier a soigné les blessures du cadavre et qu’ensuite, il a disposé son cadavre comme un gisant du Moyen Âge.
D’autres meurtres sont perpétrés selon le même mode opératoire. L’enquête se complique, chacun se sent particulièrement ébranlé par des éléments personnels qui compliquent le travail et qui pavent le chemin à une remise en question du processus judiciaire. Et par-dessus tout, la présomption de plus en plus évidente que le meurtrier se donne le droit divin de pratiquer la justice sur les principes des ordalies.
L’enquête est passionnante ! Chaque élément, chaque interrogatoire, nous ouvre la porte vers une plus grande intimité avec chacun des enquêteurs ; au fur et à mesure, on en apprend un petit peu plus sur leur passé, sur leur vie présente, sur leurs préoccupations et sur leurs difficultés. Et nous nous attachons encore un petit peu plus. Les personnages secondaires du début deviennent vite des personnages centraux dans notre univers de lecteur.[…]
Lire la chronique complète et les autres sur le blog de Richard

Le panier de Jeanne

J’ailleurs
Brigitte Guilh
ot
Ska éditeur (numérique) 2015

Par Paul
[…]
Lupa, dans un texte intime et bouleversant, raconte ses dernières visites à Murdos.

« Tu me donnes tant, Lupa. Je ne sais pas ce que je pourrais t’offrir pour équilibrer la Terre afin qu’elle ne bascule pas ; un cadeau qui pèse autant que l’enfant dans les bras de la Vierge Marie ou de sainte Brighid. Je ne sais pas ce que tu auras dans ta pochette surprise. Peut-être un cadavre qu’il te sera donné à faire revivre. Je serai peut-être posthume pour toi. »

L’écrivain Hafed Benotman a fait son ultime envolée le 20 février 2015 à l’hôpital Georges Pompidou, à l’âge de 54 ans. Pendant les journées qui ont suivi sa mort, l’écrivain Brigitte Guilhot a adressé une dernière lettre à l'homme qui l'appelait Lupa et qu'elle appelait Murdos. Lupa et Murdos, alors que ce dernier était emprisonné à Fresnes, avaient échangé durant de longs mois une correspondance lumineuse malgré les murs. Cette correspondance fait l’objet d’une publication sous le titre La peau sur les Mots.

Après la présentation de l'éditeur, l'avis du lecteur :
Cette missive est une offrande, la dernière de Lupa à Murdos, un message hors du temps, un dialogue épistolaire à une voix. Les souvenirs affleurent, en même temps que la visite à la maison funéraire est un passage obligé pour un dernier au revoir. La gare Montparnasse, le parc Montsouris, autant de réminiscences qui reviennent en images insolubles derrière les pleurs.
Des semaines auparavant, la dernière fois peut-être qu'ils se sont vus, Lupa apporte le manuscrit de La Peau sur les mots. Il avait déclaré : Il faut pouvoir se promener dedans comme dans un recueil de poésie.
Les jours se suivent, la rédaction de la lettre est entamée un dimanche, jour où Lupa rend une dernière visite à Hafed sur son lit mortuaire, se poursuit inlassablement, le lundi, le mardi... Hafed est toujours présent dans l'esprit, dans le cœur, dans les yeux. Son visage est partout, la Toile retient ses traits, il n'est pas mort, juste parti pour un J'ailleurs.

Lire la chronique complète et les autres sur le blogLes lectures de l’Oncle Paul