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Publié par blog813

Marché du 5 mars 2015

C’est un panier drapé de noir, car la semaine a été bien sombre, avec la perte d’un ami d’exception, Hafed Benotman, et d’un grand auteur espagnol, Francisco Gonzàlez Ledesma.
Ils nous laissent leurs livres, et le chagrin bu, leurs mots sont à consommer sans modération. 813 se devait, au moment de leur disparition, de saluer les hommes autant que les écrivains.

Et puis des nouveautés, parce que la vie avance...

Le panier de Jeanne

Hommage à Francisco Gonzalez Ledesma décédé le 2 mars 2015.

Les Rues de Barcelone
Francisco Gonzàlez LEDE
SMA : Traduit par Christophe Josse
Éditions de l’Atalante. octobre 2003.

Par Paul Maugendre
“ Tous les Barcelonais savent que Méndez travaille – du moins il le prétend – dans le commissariat d’un quartier misérable. Ils savent tous par ailleurs qu’il ne touche pas de prime, il ne vit que de ses maigres émoluments ; le seul écart qu’il se permet consiste à acheter des livres, qu’il lit de surcroît, ce qui nuira un jour à sa santé. Ils n’ignorent pas, enfin, que Méndez adore les femmes mais qu’il n’est pas brillant au lit, ce qui lui a valu une série de réclamations auxquelles il ne sait trop comment faire face ”.

Tout est dit ou presque dans cette présentation au début de Un petit bonheur, l’une des vingt-deux nouvelles qui composent ce nouvel opus consacré à ce flic espagnol humaniste.

Méndez ne fait pas partie de cette cohorte de flics gros bras, mais pourrait être assimilé à un métissage de Maigret et de Columbo, dans un contexte plus miteux, professionnellement et familialement. Il apprécie plus ses rapports, platoniques, avec des filles de joie que ceux qu’il pourrait entretenir avec des bourgeoises.

[…] lire la chronique complète et les autres sur son blog « les lectures de l’Oncle Paul »

Le panier de Jeanne

Hommage à Hafeb Benotman décédé le 27 février 2015.

Éboueur sur Échafaud
Hafed Benot
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Rivages Noir 2003

par Laetitia
Faraht Bounoura, dit Fafa, est le petit dernier d’une famille de quatre enfants. Ses parents font partis de cette première génération d’immigrés algériens. La mère a grandi telle une esclave, à la fois battue et invisible avant d’être donnée en mariage à Benamar Bounoura. Le couple s’installe à Paris où ils élèveront Nourredine, Karima, Nadia et Fafa.
Je vais essayer de trouver les mots justes pour décrire mon ressenti tout au long de cette lecture.
Le père travaille très dur pour nourrir sa famille, la mère est à la fois soumise et déséquilibrée et c’est dans la violence des coups, dans la violence des mots que Faraht va se construire. Les enfants sont brimés et privés de toutes libertés : Benamar a déjà choisi les destinées de ses enfants, l’un sera sur les chantiers, l’autre partira au pays dans l’armée et celle-ci sera coiffeuse. Sans oublier de trouver un mari à ses filles. Faraht étouffe, Faraht veut vivre dans une famille comme les autres, Faraht s’invente une vie.
[…] lire la chronique complète et les autres sur son blog « au Pouvoir des mots »

Le panier de Jeanne

Pièges et Sacrifices
Roger Sm
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Calmann Levy 2015

par Laurent Greusard

Si le titre original du nouveau roman du Sud-Africain Roger Smith est plus court et percutant, le titre français a le mérite d'entraîner le lecteur vers des références plus littéraires, dont le célèbre roman de Fedor Dostoïevski Crime et Châtiment. L'aspect religieux, qu'il s'agisse de châtiment ou de sacrifices reste, mais au crime original, se substitue la perversité, la malignité du monde contemporain, ou de la société dans laquelle écrit Roger Smith. L'auteur, qui s'est fait une place dans le monde du roman noir depuis quelques années, est donc sud-africain. Ses personnages se révèlent emblématiques d'une société qui a vécu dans un régime oppressif, dont le seul mérite était que les situations de chacun étaient figées et qui aujourd'hui découvrent que la liberté est finalement aussi compliquée que l'apartheid.
D'un côté, nous avons Mike Lane, riche héritier, qui a un petit métier de libraire pour ne pas s'ennuyer ; sa femme, Berveley, parvenue et arriviste, qui défend ses privilèges bec et ongles, et leur fils Christopher, prétentieux qui devrait réussir parce que c'est normal : il est blanc, riche, beau et sportif. Face à eux, il y a la famille Solomons. La mère est employée de maison depuis des années chez les Lane. Sa fille, Louise, fut bien élevée, soutenue par Mike qui l'appréciait mais Lyndall, le fils, se drogue et peut être violent. Quant au père, c'est un assassin sanguinaire qui oscille entre la prison et une vie de violence dans un gang.
[…] lire la chronique complète et les autres sur le site « K-libre »

Le panier de Jeanne

L'horreur du West End
Nicholas Me
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Archipoche, 2015

Par Claude Le Nocher
Sherlock Holmes apparaît plutôt désœuvré en ce froid hiver, début 1895. Avec le Docteur Watson, ils reçoivent la visite de George Bernard Shaw. Il a l'air d'un lutin malicieux, cet Irlandais désargenté, qui n'a pas encore connu de vraie consécration. Il vient apprendre à Sherlock Holmes que son confrère critique théâtral Jonathan MacCarthy a été poignardé à mort. Bénévolement, le grand détective accepte d'enquêter sur cette prometteuse affaire. Dans l'appartement de la victime, Holmes et Watson croisent l'inspecteur Lestrade. Celui-ci récapitule volontiers l'enchaînement des faits. MacCarthy semble avoir laissé un indice, ouvrant un exemplaire de “Roméo et Juliette” à une page précise. Pour Sherlock Holmes, ce peut être une hypothèse trompeuse. Il a une seconde piste, un cigare laissé là par le tueur. Il vérifie qu'il s'agit bien d'un tabac au goût très fort, non importé en Angleterre.
Jonathan MacCarthy avait rendez-vous la veille avec quelqu'un qu'il surnomma Bunhorne. En réalité, il s'agit du célèbre Oscar Wilde en personne. Holmes et Watson le rencontrent, alors qu'il donne une de ces fêtes dont il a le secret. Wilde leur révèle que MacCarthy était un maître chanteur, dont il a su éviter la menace. Il serait facile au grand détective de suspecter aussi bien George Bernard Shaw qu'Oscar Wilde, mais il sent l'affaire bien plus compliquée. Le duo d'enquêteur se rend ensuite au théâtre Savoy, dirigé d'une poigne de fer par William Gilbert, auteur de pièces avec le compositeur sir Arthur Sullivan. Ils sont venus voir la choriste Jessie Rutland, la supposée amante de MacCarthy. Elle vient d'avoir la gorge tranchée dans sa loge. Sherlock Holmes obtient vite une autre piste. Un certain Jack Point aurait été le véritable amant de Jessie Rutland.
[…] lire la chronique complète et les autres sur son blog « Action Suspense »

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