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Publié par blog813

À la BiLiPo en mai

Exposition : De Fantômas à Méphisto  Conception graphique : Patrick Valensi / Bilipo  Crédits photographiques : archives Pons-Navarre

du mardi 5 mai au 1er août

 

René Navarre est une vedette de cinéma révélée en 1913 par sa création à l’écran du personnage de Fantômas, « Le Maître de l’effroi » imaginé par Pierre Souvestre et Marcel Allain.

 

Porté par l’immense succès du film de Louis Feuillade, il dépose la marque des Films René Navarre en 1916, produit un film de propagande, une série de dessins animés conçue avec Benjamin Rabier et Emile Cohl et un feuilleton hebdomadaire de 16 épisodes, La Nouvelle Aurore, palpitante histoire du bagnard Chéri-Bibi scénarisée par Gaston Leroux. Cofondateur de la société des Cinéromans, il contribue au cours de la décennie 1920 à la sortie d’une vingtaine de films à épisodes dont les plus célèbres sont Vidocq, Ferragus, Jean Chouan, Belphégor et coproduit en 1931 Méphisto, l’unique serial français parlant. La star du muet voit toutefois sa carrière décliner avec le parlant qui ne lui offre plus que des rôles secondaires.

 

L’artiste, tour à tour producteur, metteur en scène, et presque toujours interprète, rédige en 1948 ses mémoires qu’il intitule De Fantômas à Méphisto, livrant ainsi un passionnant témoignage sur les débuts du Septième Art.

L’exposition présentée à la BILIPO s’appuie sur ce document, publié aux éditions de L’Harmattan en 2013 par son petit-fils François-Marie Pons, et sur les innombrables archives (correspondances, programmes, photographies, affiches) que ce dernier a bien voulu confier à la bibliothèque.

 

Cette exposition, parallèle à celle proposée à la Galerie des bibliothèques Cinéma premiers crimes, permet d’approfondir, à travers l’histoire des Cinéromans, les liens entre la presse, l’édition populaire et les films à épisodes, de redécouvrir des films perdus grâces à des ensembles complets de photographies de plateaux, d’apprécier le travail de pionnier réalisé par René Navarre, et enfin de s’attacher à une forte personnalité très tôt consacrée comme une des grandes stars du cinéma français.

 

Entrée libre, exposition ouverte du mardi au vendredi de 14h à 18h,

le samedi de 10h à 17h,

fermée dimanche, lundi et les jours fériés.

 

 

 

Rencontre avec Didier Decoin

La passion des faits divers

mercredi 20 mai, de 18h à 19h

 

 
 
 

 

Plon / Electre —>

 

Peut-on être amoureux des faits divers ? Ce qui est certain, c'est qu'on peut se prendre de passion pour les personnages qui les habitent, qui les hantent, qui en vivent ou qui en meurent, victimes et tueurs, héros et justiciers, escrocs de haut vol et mystificateurs, journalistes et romanciers...


C'est à un bal « démasqué » que Didier Decoin invite le lecteur dans son Dictionnaire amoureux des faits divers publié récemment chez Plon. Il y raconte sa passion pour le monde des fait divers, leur environnement, leurs langages, leurs tics et leur manies, leurs accessoires, de la malle sanglante aux machines à écrire Underwood, tous ces terrains vagues où ils aiment à éclore et à proliférer : les arcanes de la police, de la justice, des médecins et des bourreaux –qui parfois sont interchangeables-.

 

Entrez dans la danse : de Marguerite de Ravalet, la jouvencelle qui perdit la tête (au sens propre) pour un amour maudit, à la troublante Amanda Fox et la petite Omayra Sanchez dont la mort retransmise en direct fit pleurer le monde entier, voici quelques demoiselles en détresse parmi les plus émouvantes. Face à elles, virevoltent les quadrilles diaboliques des cannibales, des kidnappeurs, des tueurs en série et des génies de la mort Du maquis corse au boulevard du Crime, en passant par la forêt maudite d'Aokigahara et Boston tombée dans la mélasse, voici le petit peuple des faits divers et ses mille et une histoires. A peine croyables, mais pourtant vraies.

Auteur, journaliste, scénariste pour le cinéma et la télévision, romancier, Secrétaire Général de l'Académie Goncourt, Didier Decoin a écrit notamment : John l'Enfer (Seuil, Prix Goncourt 1977), La Pendue de Londres (Seuil, 2013) et le Dictionnaire amoureux de la Bible (Plon, 2009).

 

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du festival des cultures d’Europe consacré cette année au thème de l’amour et dont le programme complet est consultable sur le site www.123cultures.com.

Elle sera animée par Christine Ferniot, journaliste, critique littéraire aux magazines Lire et Télérama. Elle est membre du jury du Grand Prix de Littérature policière et collabore à des salons littéraires tels Etonnants voyageurs, Quais du Polar, Festival America.

 

Inscription gratuite sur réservation

au 01 42 34 93 00 ou via bilipo@paris.fr

 

Fantômas c’était moi

Le premier Fantômas au cinéma d’après les souvenirs de René Navarre, créateur du personnage en 1913

samedi 30 mai, à 16h

Fantômas, le Génie du Crime, fait fureur dès sa sortie en librairie et dans les kiosques : Pierre Souvestre et Marcel Allain les auteurs sont débordés par leur diabolique créature. Mais ce n’est rien à côté du film qui va en être tiré deux ans plus tard.

 

Nous sommes en 1913. Le premier Fantômas surgit sur les écrans parisiens et c’est le délire : plus de 80 000 personnes se précipitent dès la première projection au Gaumont Palace et le succès va croissant pendant les cinq épisodes tournés jusqu’en 1914. A la réalisation de ce phénomène cinématographique : Louis Feuillade, le bras droit du producteur Louis Gaumont. Dans la peau de Fantômas : René Navarre. Dès le lendemain la presse s’enthousiasme : « Monsieur Navarre est un Fantômas terrifiant. Il fait preuve dans ce rôle d’une très réelle maîtrise ! ».

 

Cent ans plus tard, son petit-fils, François-Marie Pons publie les mémoires de René Navarre.

L’acteur commente l’événement et raconte avec force détails et beaucoup d’humour comment il a tourné les scènes les plus remarquables de Fantômas : ses ruses pour échapper à Juve, ses cascades dans les trains, sa cagoule et ses mille grimages.

L’Harmattan / Electre

Vous êtes invités à voir ou à revoir le premier Fantômas au cinéma, à travers une sélection des séquences les plus frémissantes que décrit le comédien dans ses mémoires, commentées en direct et à mesure par son petit-fils François-Marie Pons.

 

François-Marie Pons est journaliste, consultant, expert en créativité et innovation. Il a publié récemment les mémoires de René Navarre « Fantômas c’était moi » et un roman Fils-père aux éditions de L’Harmattan, ainsi qu’une biographie Pierre Halet, Dramaturge de la Paix et de l’Humour aux Éditions Alexandrines.

 

Inscription gratuite sur réservation

au 01 42 34 93 00 ou via bilipo@paris.fr

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