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Publié par blog813

Images empruntées pour la plupart sur le Facebook de Laura  Munoz Hermida

Images empruntées pour la plupart sur le Facebook de Laura Munoz Hermida

 

Cher ami,

Rentré dimanche 19 de la semana Negra de Gijón, je te transmets le premier texte que j’ai écrit sur Facebook à ce sujet. La suite prochainement

Ainsi la 28e édition de la Semana  Negra de Gijón s'est achevée avec succès ce dimanche 19 juillet 2015.

J'ai vécu en 1995 ma première Semana Negra et je garde au cœur de cette rencontre d'il y a vingt ans déjà, l'émotion qui m'étreignit lorsque Paco Taibo el primero, le père du Paco Taibo que vous connaissez tous, récita un de ses poèmes lors d'un meeting auquel nous avions été invités. Ce poème était tellement beau que j'en ai pleuré d'émotion.

Un peu plus tard, j'ai rencontré une chorale des mineurs et lorsque mon accompagnateur me présenta comme un syndicaliste français, j’ai subi plusieurs de ces accolades qu'on appelle ici un abrazo. Elles étaient si fortes que j'ai cru quelques instants mourir étouffé. Puis la chorale dirigée par une femme, enceinte de 8 mois et quelques, se mit à chanter pour moi et quelques autres. Dans cette bodega, il y avait un tonneau qui donnait du vin à la condition de lui demander poliment. Et sur le tonneau était inscrit izquierda unida. Ce qui veut dire "gauche unie", ce vieux rêve qui remontera bientôt à Mathusalem au rythme où vont les dirigeants des partis dits de gauche. Un exemple récent nous est fourni à Gijón même où les trois formations de gauche (podemos, socialistes, gauche unie) ont la majorité des élus au conseil municipal mais leurs désaccords - notamment podemos - ont permis que la mairie soit de nouveau dirigée par une femme de droite.

(la suite bientôt mais il me reste encore 35 minutes – c’était écrit dimanche soir -  pour souhaiter un joyeux anniversaire à mon très cher ami Paco Camarasa Libraire de Negra y criminal aux camisetas magnifiques et que j'ai revu deux jours à Gijón.

SEMANA NEGRA (2)

A l’intention de ceux qui ignoreraient encore que la SEMANA NEGRA est une manifestation littéraire et festive qui dure dix jours vers la mi-juillet dans la ville de Gijón qui compte 300.000 habitants. Située en bord de mer, la ville recélait des chantiers navals obligés de fermer malgré les luttes syndicales. Elle vit aussi du tourisme et ressemble beaucoup à la Bretagne. Mais c’est un autre sujet

Dans mon papier précèdent, je vous donnais une information capitale.  Bien que les conseillers municipaux de gauche soient les plus nombreux à avoir été élus par les habitants de Gijón, il y a quelques semaines, les désaccords entre les trois formations, ont eu comme résultat d’offrir le siège de maire à la droite. Je ne commenterai pas cette situation si ce n’est pour dire que le budget de la Semana Negra qui dépend en partie de la mairie, a sérieusement réduit la voilure. Et si en 2015 on peut encore fêter la 28e édition, c’est surtout grâce à l’opiniâtreté des créateurs de cette manifestation et de ceux qui ont continué avec cette idée géniale visant à donner au phénomène de la lecture une base festive. Le créateur, Paco Ignacio Taibo 2, est né en 1949 à Gijón, mais il a débarqué au Mexique neuf ans plus tard avec sa famille, laquelle voulait éviter de gouter aux joies des cachots franquistes.

Paco grandit, écrivit des romans noirs, des essais historiques, fit partie de l’AIEP (Association internationale des écrivains de polars). Les mêmes initiales servent aussi aux auteurs qui parlent espagnol (asociación internacional escritores  policiacos) et vers la fin des années 80, il en était même le vice-président et à ce titre chargé d’organiser la réunion annuelle des adhérents, réunion qui devait avoir lieu en Espagne, à Barcelone. Mais la rencontre entre Vicente Alvarez Areces, à cette époque maire de Gijón et l’écrivain Paco Taibo modifia les prévisions. Barcelone fut abandonné et la rencontre professionnelle entre auteurs fut organisée à Gijón. Mais au fur et à mesure de sa préparation, l’objectif fut singulièrement modifié et la rencontre littéraire se transforma en une gigantesque fête de la culture : concerts gratuits la nuit, théâtre de rue, fête du livre (de nombreuses librairies disséminées au milieu d’une fête foraine avec manèges, train fantôme, balançoires géantes, autos tamponneuses, bars, restaurants, cirque, bref un lunapark géant et des tentes nombreuses qui ressemblent  aux deux misérables exemplaires qui servaient de décor au feuilleton télévisé Thierry la Fronde.

Il faut reconnaitre que l’idée fut géniale, notamment à propos des non lecteurs et de tous ceux qui n’entrent jamais dans une librairie. Ici au cœur de la fête, ils pouvaient sans appréhension ouvrir et feuilleter des livres, écouter des auteurs  expliquer leurs romans ou leurs écrits ; Chaque jour un journal de huit pages grand format rendait compte des débats de la veille et annonçait le programme du jour ; Ce journal s’appelle A Quemarropa (A bout portant) et il existe toujours. Il est même distribué gratuitement alors qu’au début, il était vendu par les enfants (à suivre...)

[en différé de] Semana Negra, Claude Mesplède-ep. 1 et 2

(à suivre...)

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