Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par blog813

[en différé de] Lomé au Togo

Nous avons eu envie, voyant passer cette information, de sortir un peu de l'hexagone pour nous rendre à Lomé, au Togo sur les traces d'un des "poulains" de l'écurie Gigal.

C'était samedi dernier.

Janis Otsiemi au Festival Fil Bleu au Togo

Janis Otsiemi éblouit le public de Lomé : 

écrivain gyrophare, écrivain éclaireur ou écrivain révolté
Janis OTSIEMI affirme qu'un jeune qui ouvre un livre est un jeune qui s'ouvre sur le monde...

 

C’est un écrivain gabonais qui a été convié au dernier café littéraire de cette édition du festival Filbleu ce lundi 29 juin au Goethe Institut de Lomé.
Animé par Kangni ALEM, écrivain et professeur de Lettres à l’Université de Lomé, le débat a tourné autour des romans African Tabloïd, Le Chasseur de Lucioles et La bouche qui mange ne parle pas. Deux polars et un thriller qui on tenu en haleine la salle comble du Goethe Institut de Lomé.


L’auteur s’inspire beaucoup de l’actualité dans son pays pour écrire ses livres. Il veut faire de Libreville une ville littéraire, affirme-t-il.

Dans nos sociétés l’écrivain est considéré soit comme un mendiant soit comme un perturbateur, ce qui ne motive pas beaucoup les gens à lire.

Entre la corruption, la prostitution les crimes sadiques et les crimes rituels décrits dans ses livres, l’écrivain ne manque pas de taquiner certains responsables politiques de son pays.

Il faut préciser cependant que l’auteur ne s’est pas toujours situé dans ce registre littéraire. Il a commencé par des textes  philosophique avant d'arriver au polar.

Pour l’écrivain, quand on souffre on se met à s’exprimer, à revendiquer des choses et dans le roman noir la question du bien ou du mal n’est pas importante et ce qui compte c’est la trajectoire des personnages.

Janis OTSIEMI pense que la société est malade et bloquée de ses propres croyances. Il affirme que la réalité n’est pas forcément de la littérature et qu’il ne faut pas prendre le lecteur pour un imbécile qui ne peut pas faire la part des choses dans le roman.


Dans une ville ou dépressions pleurs échecs et superstitions font la vie de tous les jours, Janis OTSIEMI nous présente des personnages à la psychologie complexe, des enquêteurs de choc le tout servi dans une langue retravaillée avec des expressions à faire pâlir d’envie les jeunes des ghettos qu’il décrit parfois dans ses œuvres.

Pour finir l’auteur affirme qu’un jeune qui ouvre un livre est un jeune qui s’ouvre sur le monde et qu’on n’a pas besoin d’être‟ un long Bic” pour aimer la littérature.

Commenter cet article