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Publié par blog813

Le coup de ♥ du facteur- Petits Polars- # 4

Ainsi donc, le Monde, la SNCF et France Culture se retrouvent pour une 4e saison de leurs petits polars avec une variante de taille dans la distribution. Sans doute les têtes pensantes éditoriales et marketing ont-elles mûrement réféléchi et décidé que cette formule de vente était la meilleure.

Ça n'est pas vraiment mon avis d'usager car, les premiers étant sortis fin juin, à la mi-juillet les 9 volumes sont paru ; aux vendeurs de presse de gérer l'affichage... pas simple.

Pas vraiment mon problème puisque je les ai tous acquis mais ils ont plutôt déjà disparu de l'étal de mon propre vendeur. Et, souvenir de mes années d'enfance et après, j'ai toujours aimé le principe du feuilleton. Ah ! retrouver toutes les semaines dans Pilote (mâtin quel journal), puis (à suivre...) etc. des bédés à épisodes : la dernière case en bas à droite farcie de points d'exclamation ou d'interrogation énormes nous faisait attendre impatiemment la publication de la semaine suivante...  J'avais apprécié aussi la parution mensuelle de  La Ligne verte,  de King, en Librio. Je retrouvais ce côté feuilleton dans les Petits polars de l'été, en lisant un par semaine...

Mais bon, c'est ainsi, les publicateurs feront leur comptes à la fin de l'été. Regardons plutôt du côté des publications 2015.

Alors que j'en suis à peu près à la moitié des lectures (5,5/9), deux publications ont retenu mon attention. Les nouvelles ont cet intérêt qu'elles se lisent vite, sont construites sur un rythme rapide et généralement surprennent.

La première est celle d'Emmanuel Grand, dont j'avais apprécié  Terminus Belz  en son temps. Voici la présentation en 4e de couverture : «C'est une joggeuse qui a découvert le corps de Jean-Philippe Gleizes sur la plage. Le promoteur immobilier travaillait pour des programmes de luxe sur la côte atlantique et suscitait des jalousies. Pour le capitaine Féval, il y a pléthore de suspects autour de l'homme d'affaires. Mais le policier est observateur. Il sait prendre son temps, déjouer les pièges des faux amis et, plus encore, des ennemis trop évidents. » Ce qui m'a plu c'est certainement différents éléments du contexte : le cadre hyper bougeois de La Baule ("La plus belle plage d'Europe" martelle-t-on) et son contingent de figures obligées (la "pléthore de suspects"), la cadavre qui ne devait pas remonter, avec son morceau de corde autour de l'abdomen (on sent la précipitation), l'enquête qui musarde. Et même si la chute est un peu bizarre : on manque d'éléments pour en saisir les tenants et les aboutissants, on a pris plaisir à lire cette histoire. Le plus, dans celui-ci, c'est aussi la nouveauté des Petits Polars : l'Échappée. L'écriture est confiée à chaque épisode à des journalistes ou auteurs différents. Ce papier-là m'a intrigué, intéressé, a fait que désormais je lis aussi cette partie dans chaque PPdM.

 

Le second qui m'a vraiment accroché est celui de Karim Miské : «Elle est toute fière, Jessica. Son copain, Pedro, lui a confié une vraie mission : se rendre au Touquet, au Bar de l'Enduro, et attendre un Anglais qui lui échangera sa valise. Une affaire toute simple et l'occasion pour la jeune fille de découvrir la plage, la ville. Elle ne veut pas en savoir plus, juste faire plaisir à ce garçon. Mais la situation va très vite se compliquer... entre l'Angleterre et la France, entre Brighton et Le Touquet. » Là, c'est le rythme qui l'emporte. Chaque partie est définie par un lieu, une heure : "Paris (GMT +1)- 4 :45", "Hastings (GMT) 3:45".

À 2:27, la nuit suivante, l'affaire est révolue. Donc, rapidité des scènes et surtout une tragédie annoncée : tout ça devait mal tourner et effectivement...

Sans compter que l'héroïne est une adolescente de 14 ans qui doit "le faire", enfin, le soir même, dans un hôtel 3 étoiles...

Bien sûr, cela ne signifie pas que les autres opus soient moins bons (notamment celui de Tito Topin à la fin très cynique). Ceci n'est qu'un avis personnel, gageons que chacun aura trouvé dans la variété des textes, le talent des auteurs matière à satisfaire ses goûts personnels.

Et longue vie aux Petits Polars de l'été qui rendent toute sa place à la nouvelle, genre peu mis en valeur.

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