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Publié par blog813

Marché du 4 Septembre


Panier de rentrée… Mais pas de raison de ranger la lecture. Jetez au feu, si vous le pouvez, manuels et blouses, ardoises et dico… Vive la fiction. Non, mais ! On ne va pas se laisser décourager par quelques nuages ! D’autant que la rentrée est aussi littéraire. Plus de six cents romans ! petits gourmands ! Ne reculant devant aucun sacrifice, 813 va vous aider à y voir clair. Déception : pas de polar à la sélection Goncourt. Dommage. L’habitude se prenait doucement. Mais, heureusement, plein de nouveautés (ou de vieilleries, c’est selon) passionnantes selon nos amis blogueurs chez qui c’est bien volontiers que je vous envoie en visite. Allez, c’est reparti pour une année.

Le Panier de Jeanne

Défoncé
Mark Haskell Smith
Éditions Payot & Rivages 2013

par les libraires de « du noir du polar »
Défoncé est un roman policier qui débute en Hollande et se poursuit aux États-unis.
Miro Basinas est un jeune botaniste diplômé en biologie végétale. Amateur de fumette et inspiré par le biologiste Floyd Zaiger, il a confectionné une nouvelle variété de marijuana : l'Elephant Crush. Tel un VRP, il se rend aux Pays-Bas pour démarcher des coffee shops et finit par remporter la Cannabis Cup.
De retour chez lui en Californie, Miro échappe de peu à la mort en recevant deux balles dans le corps. Il comprend rapidement la raison de cette attaque lorsqu'il découvre qu'on lui a volé tous ces plants d'Elephant Crush. Dépourvu de sa création, il va vouloir mettre la main sur le commanditaire de ces actes.
Pour les inspecteurs du LAPD un véritable casse-tête se met en place. Il y a d'abord l'assassinat d'un peintre amateur, puis la tentative d'homicide sur Miro, et enfin, un couple tué dans une posture très peu catholique. La seule chose qui relie ces victimes est l'arme du crime. Qui se cache derrière et surtout pourquoi ?
Si les policiers n'arrivent pas à voir clair dans leur enquête, c'est encore pire pour Miro. Parti sur les traces de ses agresseurs, en planque chez un mormon, habillé tel un fidèle, il parcours les recoins de Los Angeles. Mais quand on n'a pas la fibre du gangster, difficile de savoir quoi faire, d'autant qu'on risque de semer du grabuge derrière soi. […]

Lire la chronique complète et les autres sur le blog « du noir du polar »

Le Panier de Jeanne

Pour déroger aux habitudes 813, ceci n’est pas (vraiment) une critique enthousiaste. Mais, Millenium 4 ? qui ne s’est pas posé la question du contenu ? Alors, voilà, pour vous, en avant-première…

Millenium 4 Ce qui ne me tue pas
David Lagercran
tz
Acte Noirs 2015

par Le Huron
On a eu du Jean Bruce après Jean Bruce, il était fatal que l'on ait du Millénium après Stieg Larsson. Il faut bien donner au public ce qu'il demande, non ? Cette fois, au moins, le nègre est "blanchi" sous son vrai nom. Voici donc de quoi aiguiser l'appétit de ceux qui n'en auraient pas encore.
Frans Balder, chercheur de pointe dans le domaine de l'intelligence artificielle et un dieu pour tous les "geeks" de la planète, revient d'Amérique à Stockholm pour récupérer son fils August, autiste "savant" surdoué en dessin et en mathématiques, dont la mère (Hanna, qui vit maintenant avec Lasse Westman, acteur alcoolique) a pourtant la garde. Et revoici Mikael Blomkvist, qui connait un sérieux coup de blues lors de l'entrée d'un groupe de presse norvégien au capital du magazine. Heureusement, un anonyme lui propose un scoop qui l'amène à tenter de recontacter Lisbeth Salander. Celle-ci est en effet au cœur d'une attaque de son groupe (Hacker Republic) contre le système informatique de la NSA. Parallèlement, le professeur Balder est avisé par le contre-espionnage suédois qu'une menace pèse sur lui et on lui conseille de prendre contact avec Blomkvist. Mais celui-ci n'a même pas le temps d'arriver que le professeur (qui a été trahi par l'un de ses disciples) est expédié ad patres et son programme futuriste dérobé. C'est alors que la "super-héroïne" (c'est dans le texte, p. 358) Lisbeth, qui se fait maintenant appeler Wasp – les initiés comprendront pourquoi –, entre vraiment en scène pour traquer l'assassin sous l'œil discret du contre-espionnage suédois et d'autres, puisque tout le monde surveille tout le monde jusque dans ses toilettes, désormais. L'avantage, avec une telle femme, c'est que l'on n'a pas à se soucier de vraisemblance : rien ne lui est impossible, même pas de garder son ordinateur à portée de la main dans les pires circonstances – il est vrai qu'elle ne peut rien faire sans lui –, elle a l'art de passer inaperçue et rares sont ceux qui la reconnaissent dans la rue, malgré le célèbre "look" qui lui a valu la célébrité. Et surtout, surtout, elle a une sœur jumelle (c'est nouveau, cela vient de sortir) dont il est facile de faire une image inversée d'elle : the bad twin est-il précisé p. 363, en anglais dans le texte pour bien souligner qu'il s'agit d'une marque déposée internationalement. Le principal indice et enjeu de la lutte sanglante qui s'engage est un dessin qu'a exécuté August lors du meurtre de son père (le tueur l'a épargné pour sa "débilité") et qu'il va s'agir de lui faire expliciter. Et le tempo va s'accélérer peu à peu (non sans quelques victimes collatérales) vers un scoop qui fera la fortune de Millénium (la revue ET le livre, sûrement). L'affrontement final entre Superwoman-la-justicière et son double noir, lui, attendra le prochain volume de la série, ou peut-être le vingt-cinquième, déjà conçu et programmé jusque dans son "plan médias" puisque la littérature est maintenant affaire d'intelligence... artificielle, il n'y aura qu'à le "upgrader" – restons dans la note – le moment venu. […]
Lire la chronique complète et les autres sur le blog « K-libre »

Le Panier de Jeanne

Tu tueras le père
Sandrone Dazi
eri
Éditions Robert Laffont, Collection La Bête Noire 2015

par Démosthène
Le Père est là, dehors, quelque part.
La cage est désormais aussi vaste que le monde,mais Dante est toujours son prisonnier.

Sous un soleil de plomb, un homme affolé court sur une route, non loin de Rome. Son jeune fils Luca a disparu lors d’un pique-nique en famille. Quand la mère est découverte, décapitée dans une clairière, la police s’oriente vers le crime passionnel. Mais le garçon demeure introuvable. Dépêchée sur place, le commissaire Colomba Caselli ne tarde pas à comprendre que l’hypothèse des enquêteurs ne tient pas.
Elle fait alors appel à Dante Torre, expert en disparition de personnes. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s’échapper. Pendant onze ans, son seul contact avec l’extérieur a été son mystérieux geôlier qu’il appelle « Le Père ». Colomba va le confronter à son pire cauchemar : derrière la disparition du petit Luca, Dante reconnaît la signature de ce « Père » jamais identifié, jamais arrêté…[…]
Lire la chronique complète et les autres sur le blog « du serial lecteur »

Le Panier de Jeanne

Clouer l’Ouest
Séverine Cheval
ier
La Manufacture de Livres / Écorces 2015

par Velda
On ne change pas une équipe qui gagne... Continuons donc l'exploration de la nouvelle collection Territori (Écorce / La Manufacture de livres) avec le roman de Séverine Chevalier, Clouer l'ouest. Et puis, débarrassons-nous tout de suite du jeu de mots facile mais de circonstance : ce roman m'a clouée sur place. A vrai dire, je m'y attendais un peu, vu la qualité du premier roman de Séverine Chevalier, Recluses, paru chez Écorce et chroniqué ici... Séverine Chevalier, avec Clouer l'ouest, à la fois se rend plus accessible, avec une narration plus linéaire - toutes proportions gardées - et plus intransigeante, en ce qu'elle n'hésite pas à bousculer, voire à renverser avec fracas, les bons sentiments, le sens de la famille, la sacro-sainte maternité, ...

Au départ, c'est le retour de l'enfant prodigue. Karl rentre au bercail, auprès de cette famille qu'il a quittée bien des années auparavant, dans des circonstances brutales, pénibles. Karl le joueur a brûlé sa vie, il n'a plus rien, plus personne, même pas lui-même. Si, quand même, il a ses souvenirs lancinants, obsédants. Et puis la petite Angèle, sa petite enfant qui ne parle pas, celle qu'il a abandonnée à son départ, celle qu'il aime tant, contre vents et marées. […]
Lire la chronique complète et les autres sur le blog du polar de Velda