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Publié par blog813

Voilà, vlan, à peine a t-il prévenu que le voici déboulé. D'où nous arrive-t-il? Nord ? Ouest ? Peu importe, nous avons plus d'un bon bouquin à chérir au coin du feu ou à poupougner sous la couette. Monsieur Hiver, on se moque pas mal de votre arrivée anticipée !

Le panier de Jeanne

Hommage à Bob Leuci, disparu cette semaine
Captain Butterfly
Bob Le
uci traduit par Annie Hamel
Rivages Noir 1993.

par l’Oncle Paul

Depuis dix-neuf ans, Marjorie Buttera, surnommée Captain Butterfly, est dans la police, et après avoir fait ses classes sur le terrain, elle est actuellement à la DAI (Division des Affaires Internes), la police des polices. Marjorie prend son boulot à cœur, n’hésite pas à braver des inspecteurs chefs comme Janesky qui règne en véritable petit potentat outrepassant ses droits et ses devoirs tant dans son quartier de Red Hook à Brooklyn que sur ses hommes.
Marjorie veut une police propre, responsable, soucieuse de son éthique. Elle en fait un acte de foi, et combat, insensible aux retombées possibles. Charlie Rose, son amant, journaliste, tente toutefois de la temporiser, la mettant en garde contre de possibles dangers. Marjorie n’en a cure. Elle sait que Janesky et ses hommes sont coupables de corruption, qu’ils violentent et torturent les criminels, les truands qui leur tombent sous la main. Mais son intime conviction ne suffit pas, il lui faut apporter des preuves afin d’évincer ces brebis galeuses.
D'autant que pour tous, seuls les résultats comptent. Elle se sert d'indicateurs qui travaillent au sein même du commissariat sur lequel elle enquête. Ken Malloy mis provisoirement hors course, elle jette son dévolu sur Franck Bosco, flic intègre mais qui préfère garder les yeux fermés sur ces exactions. Franck vient de vient de perdre Murray, son coéquipier en qui il avait toute confiance, même s'il traficotait par-ci, par-là. C mais il en veut pas voir la réalité en face. Sa femme et sa fille sont en Floride et il attend avec impatience sa retraite. […]
Lire la chronique complète et les autres sur le blog « les lectures de l’Oncle Paul »

Le panier de Jeanne

Le Carnaval des Hyènes
Mickaël Ment
ion
Ombres Noires 2015

Par YB le libraire
"Le carnaval des hyènes" de Michaël Mention est un pamphlet sur la manipulation, en l'occurrence celle de la télévision. Une fois de plus l'auteur sort des sentiers battus et aborde le sujet avec originalité et rebondissements inattendus.
Barbara est morte devant des milliers de témoins. Giflée par son petit copain, elle a basculé en arrière et s'est encastrée la tête dans une table en verre. Qui sont ces témoins ? Des téléspectateurs. Qui était Barbara ? Une candidate de Villa Party, une émission de téléréalité. Pourquoi s'est-elle fait gifler ? Parce qu'elle a trompé son petit copain. Et comme tout voyeurisme malsain, la première chaîne de France n'a pas daigné couper la retransmission, filmant le spectacle de sa mort jusqu'à l'intervention des secours. Cette barbarie audiovisuelle a choqué le monde, heurté une opinion publique qui ne manque pas de s'attaquer avec virulence à la chaîne de télévision.
Mise sous pression, la direction doit au plus vite trouver une solution pour remonter la pente, car les publicitaires les lâchent, l'action en bourse s'écroule, et le pays entier appelle au boycott. Le Président de la chaîne va s'en remettre à Carl Belmeyer, la star du 20 heures depuis trente ans. L'idée ? Créer de la sensation forte, faire de l'exclu, submerger le téléspectateur en émotion pour lui faire oublier la tragédie. […]

Lire la chronique complète et les autres sur le blog « du noir du polar »

Le panier de Jeanne

Gran Madam’s
Anne Bour
rel
La Manufacture de Livre 2015

par Hoël

Virginie, jolie jeune femme, est devenue Bégonia Mars lorsqu'elle a commencé à se prostituer pour pouvoir poursuivre ses études de lettres. En se lançant dans cette activité lucrative, elle pensait tout maîtriser. Mais rapidement, Ludo l'a privée de liberté, privée de tout plaisir. Son impitoyable mac a fait de sa vie une morne succession de passes.
Aidé de Bégonia et du Chinois, Ludo décide d'éliminer le Catalan, leur patron devenu trop encombrant. La chose accomplie, le trio décide de quitter La Jonquera le temps que les choses se tassent. Sur la route, ils vont croiser le chemin d'une adolescente en fugue.

En préambule, signalons que Gran Madam's – nom de l'établissement dans lequel travaille Bégonia – traite du plus vieux métier du monde (mais pas seulement). Anne Bourrel aborde le sujet sans voyeurisme mais frontalement, en adoptant le point de vue de la prostituée. De fait, certaines scènes assez crues pourront choquer les lecteurs les plus prudes. Hormis quelques passages dialogués, qui s'apparentent à du théâtre dans la forme, le roman est narré à la première personne, Bégonia nous racontant son quotidien de prostituée sous l'emprise de son mac, puis la fuite du trio après le meurtre du Catalan. Durant leur virée, ils tombent sur une jeune fugueuse quelque peu enrobée et pas spécialement paniquée (elle n'en est pas à sa première escapade). Ils décident de la ramener chez elle. Les parents de Marielle leur en sont reconnaissants et leur proposent de rester quelque temps chez eux. […]
Lire la chronique complète et les autres sur le blog "Polars pourpres"

Le panier de Jeanne

Les Assassins de la 5e B.
Kanae Min
ato traduite du japonais par Patrick Honnoré
Editions Seuil/Policiers 2015

par Cedric Segapelli
Il y a cette atmosphère étrange et parfois malsaine qui se dégage des romans asiatiques qui sied parfaitement à l’univers du noir en offrant de nouvelles perspectives narratives comme ce roman de la japonaise Kanae Minato reprenant avec Les Assassins de la 5e B, la structure si particulière de la nouvelle Dans le Fourré de son illustre compatriote, Akutagawa Ryûnosuke. Chaque chapitre rapporte le point de vue des protagonistes de l’histoire dans une chorale sinistre et inquiétante. Outre la vision divergente, ce schéma narratif permet d’explorer la personnalité des différents acteurs face au drame auquel ils sont confrontés.

Dans son discours d’adieu à sa classe, Mme Moriguchi jette un froid en accusant, sans les nommer, deux de ses élèves d’avoir sciemment assassiné sa petite fille de 4 ans. Loin d’être désemparée, l’institutrice annonce avoir la ferme intention de se venger sans pour autant faire appel aux autorités. Dans un climat de suspicion et de non-dit on lira la lettre que la déléguée de classe adresse à son enseignante, puis le journal de la mère d’un des deux meurtriers. On prendra ensuite connaissance du témoignage du premier adolescent qui revit en flash-back des événements traumatisants de son enfance. On découvrira les sinistres desseins du second coupable, jeune génie du mal, qui trouveront une réplique surprenante avec un coup de téléphone de Mme Moriguchi. […]
Lire la chronique complète et les autres sur le blog "Mon roman ? noir et bien serré."