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Publié par blog813

Un inédit de Benotman chez SKA

Les éditions SKA publient un inédit de Hafed Benotman parallèlement en numérique et en version papier

Le testament de Murdos, alias Abdel Hafed Benotman dit l’Athégriste. INEDIT

Pourquoi un petit marginal comme moi irait se réinsérer dans une société aussi grandement criminelle que la vôtre ? Pour partager avec vous vos crimes collectifs ? À vue de nez sur toute cette puanteur : Non merci ! Je n'ai pas encore de sang sur les mains et toujours pas de merde plein la bouche ! La réinsertion ? C'est de la collaboration par la soumission.

Hafed Benotman tel qu'en lui même, dévoile ses colères, ses passions, pose son regard d'une noire lucidité sur le monde carcéral et politique, sur la vie, les femmes... Un livre testament.

Le 5e Mur, Hafed Benotman, essai, collection Mélanges, 3.99 €
EAN 9791023404661

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 Hafed est mort le 20 février 2015 à l’âge de cinquante-quatre ans en laissant derrière lui une œuvre d’écrivain et le souvenir de son talent de comédien.
Mais il a surtout laissé d’innombrables amis, des frères et sœurs en amitié comme lui seul savait les faire naître.
Depuis sa création, il collaborait à l’aventure de Ska, éditeur numérique. Après des nouvelles, il nous avait confié deux textes longs, aussi fous, improbables et tissés de talent que La Peau sur les Mots, sélection de lettres échangées avec Brigitte Guilhot, dite Lupa, correspondance carcérale d’une force et d’une beauté lumineuses. Hafed avait choisi lui-même ce titre si poétique lors de ce qui fut notre dernière entrevue. Mais un autre écrit attendait son tour dans la programmation de Ska. Notre dernier contact fut, quelques jours avant sa mort, un mail gentil mais un peu râleur : « Je pense qu’il est temps et même plus que temps de s’occuper du 5e Mur. » Oui, il était plus que temps, ami !
Au-dessus de sa tombe, quelques mots ont été lus qui en étaient extraits. Abdel Hafed, « l’Athégriste » y dévoilait sa vision de la mort, de l’au-delà, de dieu et des hommes… rédigée comme s’il avait su qu’on l’écouterait tous ensemble, là, autour de sa dépouille.
C’est encore sa voix que l’on va entendre ici. Une voix qui parfois gronde, parfois aboie, souvent crie.
Ce livre, tout à la fois témoignage, testament, profession de foi et théorie philosophique s’est construit sans lui pour approuver les corrections ou les propositions de modification. Comme il s’était souvent laissé emporter par la fougue de sa pensée, qui courait bien plus vite que ne battait son cœur malade, le travail était considérable. Il fut lent et minutieux. De nombreuses fois, on a conservé les mots en leur état, quand bien même la syntaxe ou les usages typographiques s’en trouvaient bousculés. Par respect pour lui, absent, on a peu changé, éclairci ou reconstruit. Ce sont ses mots, tous ses mots, rien que ses mots dans des envolées poétiques parfois fulgurantes.
Il vous reste, une dernière fois, peut-être en buvant une bière comme on le faisait souvent de son vivant, à écouter Hafed vous présenter sa vision du monde, un peu folle, poétique, critique, sévère et pourtant amoureuse de la vie et des femmes, où les amis tiendront à jamais la première place.
Nous rendons ici un hommage à l’homme et à l’écrivain, homme d’exception qui a laissé un vide immense.

Jeanne Desaubry et Max Obione
novembre 2015

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