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Publié par blog813

[le billet] Suburra

Le meilleur moyen de se faire une banque c’est quand les portes sont ouvertes et de liquider ses complices. Les choses faites, Botola de prendre tranquillement la route, mais Samouraï veille.

  Vingt ans plus tard, le député Malgradi se tire d’un mauvais pas. Un apprenti italien fait le sale boulot, mais sa facture est beaucoup trop salée.
  Numéro huit entre en scène et le problème est réglé.
  Malatesta, lieutenant-colonel dans la police, tire vite et bien. Les mafieux romains eux, ont une idée, bétonner le bord de mer d’Ostie. Des casinos, des hôtels, des commerces. Pour eux la vie continue, l’argent en masse, la drogue à tous les repas, les putes comme conquêtes féminines et les ennemis avec la tête en moins.
  Le Vatican ne saurait être en reste, après tout “en haut et même plus”,  le silence, donc l’acceptation.
  C’est la guerre entre les clans, entre les flics, entre les magistrats. Même dans la vie de Malatesta les femmes se bousculent. Qu’est-ce qu’ils veulent tous ? avec ce bord de plage si près de Rome...
  Aujourd’hui c’est Samouraï qui décide et tout le monde l’écoute. L’enjeu dépasse l’entendement. Il faut financer le projet et pour ça la machine politique doit fonctionner.
 
Société  totalement fermée, l’argent jusqu’à l’écœurement et tout ce qui gravite autour, la mafia comme normalité. Ceux qui n’y sont pas encore, sont prêts à tout pour faire le premier pas. L’arrivisme au prix du sang. Tous pour un, tous pourris. Rome ville éternelle demain Babylone. Berlusconi c’est fini et après.
 
Suburra ; Carlo Bonini, Giancarlo de Cataldo ; Ed. Métaillé, janvier 2016.  

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