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Publié par blog813

Chers amis ziens et zautres,
Un peu beaucoup débordée, j’ai du mal à respecter le rythme d’un marché hebdomadaire. Comme je ne puis vous laisser mourir de faim littéraire (pas la pire de toutes, mais quand même) j’ai demandé à un émérite blogueur de soutenir les efforts de 813 et les miens. Aussi, prochainement, « Le panier de Pierre » apparaitra de temps à autre ici. Pierre Faverolle, fondu de polars, bien connus des auteurs qu’il va souvent rencontrer sur les salons et rédacteur de « Black Novel » son blog régulièrement cité ici.
Aujourd’hui, toutefois, c’est bien la Jeanne qui s’y colle. Hop, c’est parti.

Le panier de Jeanne

Les Disparus de l’A16
Maxime Gill
io
J’ai lu 2015 (Ravet-Anceau 2009)

par Paul Maugendre
Dès la première page, le ton est donné : « Mais comme on est dans un polar sérieux, je ne vais pas m’abaisser à écrire toutes ses répliques en petit rosbif. Faites juste un léger effort d’imagination ».
C’est un peu comme du…. Continuons.
Virginia Valmain, célèbre détective de la région Nord, basée à Dunkerque, a une pile de dossiers et d’affaires à traiter, mais elle se laisse séduire non pas par la cliente dont le fondement a du mal à être absorbé par un fauteuil en cuir et qui lui fait face, mais de la demande de recherche qu’elle lui propose. Que le mari de madame Slatter ait disparu, vu la dégaine de sa conjointe serait un acte pardonnable, sauf que le dit époux est camionneur, qu’il transportait de la farine destinée à l’alimentation du bétail, qu’il n’a pas donné de ses nouvelles depuis six mois, et surtout que la dernière fois où il a été aperçu c’est à Saint Folquin.
Or il semblerait que ce patelin, et ses environs, serait le nouveau triangle des Bermudes du Nord, dans lequel se seraient volatilisées quatre autres personnes, deux Français dont une femme, un Belge et un Allemand. Du pain béni pour la réputation de Virginia selon Mère-Grand, alias la tante de notre détective et dont Lao-Tseu partage le point de vue. […]
Lire la suite de la chronique et les autres sur « les lectures de l’Oncle Paul »

Le panier de Jeanne

Le Crime, Histoire d’Amour
Arni Thorarinsso
n traduit par Eric Boury
Métailié noir 2016

par Philippe Bouquet
Malgré son format réduit (cent quarante pages pas très denses), ce roman est construit avec subtilité. Il s'ouvre sur un prologue au cours duquel un homme, psychologue de métier et écrivain à ses heures, rêve de cadavres et regrette sa fille, Frida, qu'il ne voit plus depuis une dizaine d'années. Suivent vingt-cinq chapitres (parfois entrecoupés de bribes de chanson) alternant les points de vue, dont certains, intitulés Nous, sont en forme de lettre mâtinée de journal intime tenu par un personnage féminin, qui nous conte en fait le passé de cette famille et par lequel nous apprenons le secret qui pèse sur elle (et qu'il faut naturellement se garder de révéler ici). Les autres suivent les faits et gestes de la fille, du père et de la mère. Le récit s'ouvre le jour des dix-huit ans de Frida, qui vit maintenant avec Brynhildur, une amie qu'elle aide à tenir une boutique de mode et qui décide de faire donner une bonne leçon au père de sa copine par une bande de jeunes anarchistes de sa connaissance (qui vont se tromper bêtement de cible !).
Lire la suite de la chronique et les autres sur «K-libre »

Le panier de Jeanne

Faims
Patrick Sénéc
al
Editions Alire 2015 (Québec)

Par Richard Migneaut
[…]Kadpidi est une petite ville tranquille dans une région tout aussi tranquille, habitée par des citoyens tranquilles. La ville est l’image même d’un long fleuve tranquille où s’écoule lentement la vie d’une population sans histoire. Ce soir-là, c’est le Bal du Chien-Chaud. La température est idéale en cette douce soirée de juillet ; les habitants de la ville arrivent, les kiosques à hot dogs sont ouverts, la fête se déroule bien. Joël Leblanc, policier, y assiste avec sa femme et ses deux adolescents.
Un peu plus loin, dans les champs environnants, le « Humanus Circus » installe ses pénates pour quelques semaines. Et son spectacle transformera l’esprit de la ville et de ses habitants.
La vie paisible se transformera, après chaque spectacle, en un volcan au bord de l’éruption ; le clou du spectacle passera insidieusement de la piste du cirque aux multiples drames de la vraie vie. Et avec le talent de l’auteur, attendez-vous à ressentir quelques frissons.
Pas d’effusion de sang (ou très peu), un peu de violence (et quelques meurtres), mais ce qui est le plus sordide, c’est de voir ces personnes se transformer … ou pire, de les voir reprendre leur véritable personnalité cachée. Inconsciemment ou non !
Dès le départ, le doute s’installe ! D’un côté, les saltimbanques de ce petit cirque « pas ordinaire» semblent tous posséder un passé peu ou pas recommandable. De l’autre, des spectateurs qui semblent trouver matière à faire ressortir leur côté glauque. Quel que soit l’endroit, sur la scène ou dans les gradins, chacun possède ses propres « Faims » qu’il assouvit ou non.
Lire la suite de la chronique et les autres sur « polar noir et blanc »

Le panier de Jeanne

Le Fil Rouge
Paola Barbat
o, traduite par Anaïs Bouteille-Bokobza
Denoël / Sueurs Froides 2015

par Jeanne Desaubry

Les quarante premières pages de ce roman m’ont inexorablement rappelé L’immense Obscurité de la Mort, de Massimo Carlotto, qui autopsiait avec finesse et intelligence la douleur irrémédiable d’un Italien dont la femme et l’enfant avaient été assassinés à l’occasion d’un casse tournant mal. La vie arrêtée, l’obstacle impossible à surmonter, définissant et à jamais le restant de l’existence du survivant.
Ici, Antonio Lavezzi est le père d’une adolescente de treize ans retrouvée violée et assassinée dans sa chambre. L’homme a survécu au coma dans lequel l’agresseur de sa fille l’a laissé. Il a ensuite divorcé sans avoir jamais revu son épouse, après un mois d’inconscience. Le voici condamné à la pire des perpétuités : la culpabilité, l’incompréhension, l’horreur. Pour fuir les souvenirs insupportables, il a appris à tenir sa mémoire en sommeil, ses souvenirs attachés comme des chiens dangereux dans l’obscurité. On découvre en sa compagnie les techniques du lavage de cerveau autoprogrammé. Les habitudes immuables, l’attachement aux détails les plus minuscules de la vie courante. Surtout pas d’imprévu, pas de surprise, car les chiens tirent fort sur leur collier. Lire la suite de la chronique et les autres sur le blog de Jeanne Desaubry