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Publié par blog813

Bonjour à tous,
Avec la rentrée, arrive son lot de romans. Avec le temps que nous avons eu, les librairies étaient bien vides, et les nouveautés en petit nombre. A croire qu’ils craignaient la « grosse » sortie de début septembre (Cartel de Don Winslow, peut-être ?). Bref, mon choix pour ce billet de rentrée s’est porté sur ces romans qui sont sortis à la fin du mois d’aout, que j’appellerai ceux qui sont en avance :
Mon premier choix se porte sur En douce de Marin Ledun (Ombres noires), un roman qui a des allures de thriller mais qui se révèle un vrai roman social.
Mon deuxième choix porte sur Station eleven d’Emily St John Mandel (Rivages Thriller), un roman qui semble, aux premiers avis mis en ligne, un coup de cœur général.
Mon troisième choix est la dernière pépite noire dénichée par les éditions Gallmeister pour leur collection NéoNoir, à savoir Le verger de marbre d’Alex Taylor. Pour l’avoir lu, je vous le conseille très fortement.
Pour le roman estampillé Oldies, j’ai choisi L’arbre à bouteilles de Joe Lansdale (Folio), un auteur que je ne lis pas souvent et ce billet me donne des regrets en même temps que des idées de lecture.
Je vous souhaite une bonne rentrée avec ces suggestions de lecture, et n’oubliez pas le principal, lisez !

(mis en ligne par Jeanne)

Le Panier de Pierre

En douce
Marin Ledu
n

Ombres Noires 2016

par Bookfalo Kill
C'est un soir de 14 juillet à Begaarts-Plage, sur la côte landaise. Tandis que le feu d'artifice enchante la foule, les regards d'un homme et d'une femme se croisent. Curiosité, tension, séduction. Ils se cachent, se cherchent, se trouvent. Émilie mène la danse - et bonne danseuse, elle l'est. Malgré la prothèse qui remplace l'une de ses jambes perdue dans un terrible accident de voiture. Et parce qu'elle sait ce qu'elle fait, et qui elle séduit. Au creux de la nuit, elle l'emmène chez elle, dans un mobil-home posé au milieu d'un chenil.
Puis, après avoir achevé de faire tourner la tête de son invité, elle sort un flingue de sous son oreiller, et elle tire. Genou en miettes, Simon Diez comprend que ce n'est que le début de ses ennuis. Car Émilie ne l'a pas choisi au hasard. Et elle est très, très en colère...
En anglais, "to beg" signifie supplier, mendier. Beg, Begaarts : le parallèle était trop tentant pour ne pas que je l'évoque (d'autant que la petite ville de Begaarts n'existe que dans l'imagination de Marin Ledun, et désormais de ses lecteurs). Parce qu’Émilie aurait toutes les raisons de supplier - pour un peu d'attention, de soutien, de considération, d'amour. Et qu'elle ne le fait pas. La voir démarrer sa vengeance à Begaarts ne manque alors pas d'ironie...

Lire la chronique complète et les autres sur le blog Cannibales lecteurs

Le Panier de Pierre

Station eleven
Emily St John Mand
el traduite par Gérard De Cherge
Rivages 2016

par Nicole Grundlinger
Attention, ceci est un énorme coup de cœur. Une magnifique surprise qui m'a totalement embarquée dans l'univers d'une auteure que je n'avais encore jamais lue même si elle est précédée d'une solide réputation en Amérique du Nord. Il y a tout dans Station Eleven. Une puissance narrative, un art de jeter un voile de poésie sur les situations les plus rudes, une science de la construction et le plus important, une volonté d'offrir un point de vue original sur le monde. Un pur régal !
"Vingt ans après la fin des transports aériens, les caravanes de la Symphonie Itinérante avançaient lentement sous un ciel chauffé à blanc".
Il a suffi d'un virus plus virulent et à la propagation plus rapide que les autres pour anéantir 99% de la population mondiale en un rien de temps. Et réduire à néant une civilisation tout entière. A Toronto, les premiers effets se sont fait sentir le soir où Arthur Leander, acteur adulé est mort sur la scène du théâtre où il interprétait Le roi Lear.
Lire la chronique complète et les autres sur le blog Mots pour Mots

Le Panier de Pierre

Le verger de marbre
Alex Tayl
or traduit par Anatole Pons
Gallmeister 2016
Collection : NéoNoir


par Bob

Introduction : « J'ai cru voir le diable... Il ne laisse pas de marbre ! »
Kentucky. Où coule la Gasping River. Cette nuit-là c'est le jeune Beam Sheetmire qui s'y colle pour gérer le bac. Mais l'inconnu un peu pouilleux qui se présente à lui à une attitude bizarre et ça ne se passe pas bien du tout. Clem, son père, lui conseille de filer rapidos car le type désormais au fond de la rivière n'est autre que le fils du tout-puissant Loat Duncan. La chasse à l'homme peut commencer.
Le culte du Mal semble avoir pris possession de ce Sud noir, que l'on a déjà parcouru, qui va s'imposer dans ce récit où la superstition convole avec la misère. Sud rural que l'auteur décrit avec maints détails qui permettent de nous fondre dans ces terres – lazarets - qui vomissent des infortunes à la pelle comme elles savent si bien le faire. Dans ce coin paumé on naît, survit et finit au fond d'un trou – pas toujours de mort naturelle – avec un putain de fardeau sur les reins. L'auteur n'a pas lésiné sur la marchandise du côté des personnages aux profils plus rustiques tu meurs et parfois ils meurent. Certains vont faire montre d'une capacité exceptionnelle pour franchir des sommets de violence, les autres les subissant ou se rebellant parfois violemment. C'est donc à une galerie de portraits frisant le « Concours des sales types et freaks réunis » qu'il est nécessaire de se coller pour bien cerner l'indiscernable. Dans le rang des freaks c'est Daryl qui remporte le pompon.
Lire la chronique complète et les autres sur le blog Bob Polar Express

Le Panier de Pierre

L’arbre à bouteilles
Joe Lansda
le traduit par Bernard Blanc
Edition : Gallimard 1999 pour l’édition grand format – 2004 pour l’édition poche) Folio Policier

par Canel
Deux super potes quadragénaires : Leonard Pine, Noir homo, et Hap Collins, Blanc hétéro.
Voilà une intro à la limite du politiquement incorrect : les hommes sont tous pareils, on s'en fiche de leur couleur et de leurs préférences sexuelles, et blablabla. Oui mais : difficile de présenter cette série autrement tant ces différences "d'étiquette" nourrissent les savoureux échanges de ces deux copains et expliquent la complexité des situations auxquelles ils sont confrontés. Ici, c'est Hap qui évolue parmi des Noirs, dans un quartier sinistré où le crack fait des dégâts sur des mômes de dix ans, voire moins. Hap aide son copain Leonard à retaper la maison dont il a hérité à la mort de son oncle, mais aussi à débrouiller un paquet d'embrouilles livré avec la bicoque...
Lire la chronique complète et les autres sur le blog Canelkili