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Publié par blog813

[le Billet] ...on ne gouverne pas dans l’innocence

   Au pied de la basilique Saint Jean, un chantier, là depuis si longtemps... En tout cas, la camorra veille et supprime violemment un chef de chantier.

  Danilo Mariani est le patron de ce chantier. On ne sait pas de quel côté il est, lui non plus.
  Samouraï est en prison (voir Suburra) et la place est désirée. Au Vatican aussi on fait le ménage.
  Damiani a des dettes. Sébastiano Laurent cherche un banquier bienveillant. Le parti communiste  se saoule de mots à défauts d’idées. L’argent est le bienvenu, mais le danger c’est qu’il est donné par ceux qu’il ne faudrait pas.
  Sebastiano prend dans ces affaires un rôle primordial. Une femme va s’immiscer dans la vie de Sébastiano, la trop belle Chiara Visone. Elle a aussi le bras long.
  À Rome, c’est l’heure du Jubilé. Les millions de fidèles et de touristes doivent pouvoir remplir les poches de tous. C’est au niveau des pourcentages que l’on ne s’entend pas.
  À la mairie de Rome, un coup d’état se prépare. Qui saute ? Qui reste ? Tous les coups sont permis.
  La mafia romaine veut reprendre la main. Une seule solution : la grève générale ; dans le ramassage des ordures, ça marche. Rome brûle ! Les portes du zoo sont ouvertes et chacun de dévorer l’autre sans aucun regret, l’avenir est encore long.
 
Rome l’unique, l’élue, la damnée est à jamais condamnée.
En haut, ceux des palais “où on ne gouverne pas dans l’innocence” .
Au milieu, ceux de la terre.  Les prétendants aux trônes.
En bas, ceux de la rue où on a les yeux plus grands que le ventre.
Et le chœur : les avisés, les désinvoltes, les excités, les nazes, les pontifiants et les bourriques. Depuis César.
 
Rome brûle ; Giancalro de Cataldo et Carlo Bonini ; Ed. Métailié, septembre 2016.

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