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Publié par blog813

[le billet] Le couvercle est encore en place
Onze ans, onze ans de galère.
 
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  Moi j’ai onze ans et je m’appelle Mattia. À Gabrielle, on a recousu les deux poignets et Zé lit “ Les ​M​éditations poétiques de Lamartine”.
  A la sortie de l’école, deux types me demande​nt​ où est Zé . Flics​ où gangste​​r​s​ ? Zé, c’est mon tuteur. Je n’ai pas connu mon père et ma mère ne vient que rarement aux rendez-vous.
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 Ma vie est merdeuse et rien ne m’intéresse. Ma sœur Gina vient nous voir, cela fait une éternité, ça fait quand même du bien. Les deux autres nous collent toujours, mystère ?
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  Je fugue, je me cache, je mens. Pour les grands de l’école, souvent la même conversation. Sur les murs, des tags, la tête de Saïd, tué par un flic. Mais le flic est acquitté. Pour moi, visite à l’hôpital psychiatrique, chez la psychologue, chez tous ceux qui pensent me sortir de là...
 
Il est où le coupable dans ce roman  ? La vérité est-elle bonne à dire ? Pour cette affaire sans doute, mais pas pour les autres. Le couvercle est encore en place. A chaque affaire la même chose, l’actualité a autre chose à faire. Le temps qui vous est imparti arrive à sa fin.
 
Rien ne se perd ; Cloé Medhi ; Ed. Jigal, mai 2016. Prix du polar étudiant 2016.
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