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Publié par blog813

Les coupables  ont toujours pignon sur rue
  Trois ans et demi qu’ils ne se sont vus. Le père, Nico, a besoin de sa fille Jo. Il ne se gène pas pour la critiquer, son travail, ses vêtements, ses cheveux et sa vie privée alors !
  C’est violent, imbécile, raciste. Maman est morte dans un accident de voiture.
  Le père vit en Afrique du sud, à Jo’burg, elle à Londres.
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  Nico est un réactionnaire de la première heure et trouve toujours étonnant qu’une femme noire puisse conduire ou qu’un noir promène son chien.
  Entre eux, c’est chat et chien à chaque heure de la journée. Puis, Nico raconte l’histoire de Gidéon. Tout ça, c’est de l’histoire ancienne, du temps du service militaire. Les faits sont confondants. Et aujourd’hui, c’est Nico qu’on accuse. Il n’était pas seul lors de cette bavure, ils étaient plusieurs.
  Nico et Jo décident d’arpenter les routes d’Afrique du sud et de retrouver ces témoins et ces acteurs certainement.
  Nico disparait et Jo continue seule les recherches. Elle plaide le faux pour savoir le vrai. Gidéon court toujours. Son père a caché des photos, elles montrent l’exécution de ce noir. On découvre les coupables, mais qui est le photographe ?
 
L’Afrique du sud, de l’apartheid à aujourd’hui. Les cicatrices ne sont pas fermées. Deux générations en souffrent. Les acteurs de l’époque et ceux qui cherchent la vérité. Les coupables pour beaucoup ont toujours pignon sur rue. D’autres sont six pieds sous terre.
 
Je l’ai appelée chien ; Marli Roode ; Ed. Rivages noir, décembre 2016.

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