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Publié par blog813

[Le billet] Pourtant que la montagne est belle.
Alice est loin du pays aux merveilles. Elle est assistante sociale dans la campagne perdue où une maison sur quatre est habitée, où la vie est plus que difficile, où le lien social est rare.
“ Heureusement que je suis là”.
Même chez elle, son mari privilégie les moutons et le chien. Dans tous les cas, Évelyne Ducat a disparue
C’est l’hiver et le pays n’est pas aimable. Les ragots vont bon train et c’est pas joli joli.
Évelyne Ducat a de l’argent, Joseph, un voisin, a de drôles de manières et Michel disparait.
Pour Joseph, il est plus facile de faire la conversation aux animaux de la ferme. Il est seul depuis longtemps. Avec les femmes, c’est plus que difficile, les vivantes comme les mortes.
Moi c’est Maribé. J’ai connue Évelyne dans un bar, elle a vingt ans de plus que moi, no problem. On s’aime comme des folles et en plus c’est elle qui a la monnaie. Mais je vous jure c’est pas moi qui l’ai tuée.
Armant le roi de l’arnaque sur internet, fait miroiter à Michel une Amandine de rêve. Mais ce n’est pas gratuit, ça va même trop loin.
 
Roman de la défaite, de l’échec. Pour Alice c’est son mari Michel, pour Joseph c’est une femme et pas n’importe laquelle, pour Armant une femme inventée et pour Michel un amour rêvé.
Cinq personnages dans une campagne perdue, de la neige jusque là. Évelyne a disparu et chacun de raconter son histoire. Moi, je la connaissais pour l’un, moi, j’en avais envie pour l’autre, pour d’autres elle gênait forcément. Chacun ses sentiments, ses aversions. On avance, on avance. Ce sont les acteurs du roman qui racontent. Chacun sa vérité, son vécu.
Et la vérité est aussi bête que ça : entre une botte de foin et un troupeau de brebis.
Seules les bêtes ; Colin Niel ; Ed. Rouergue noir, janvier 2017.

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