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Publié par blog813

Mai est passé comme un tourbillon, et plouf, sans prévenir c’est la canicule, les orages, l’été à un train d’enfer. On pense déjà à la plage, aux bagages, aux siestes crapuleuses,  alors que juin débute à peine. Si c’est ça, c’est plus que jamais le temps de lire, les pieds dans une bassine avec glaçons. Les ziens ont fait le travail pour vous lecteur assoiffés de bonnes lectures, avec la sélection 813 des meilleurs romans de l’année passée.
Ces cinq romans, crème de la crème du noir, sont à lire impérativement, car il y a (encore…) du vote dans l’air. Pour la bonne cause : le 4 novembre les urnes décideront qui aura le Trophée 2017 du meilleur roman francophone.

Comme dirait Pierre, qui a musardé sur le net pour me ramener ces chroniques « Et le plus important, n’oubliez pas, lisez ! »

Bondrée
Andrée Michaud

Rivages noir 2016

par Lire au lit
La magnifique couverture de ce livre représentant un lac entouré de conifères plongés dans une brume épaisse m’attirait irrésistiblement.
Et je n’ai pas été déçue, oh non, bien au contraire : tout ce que j’aime dans le roman noir se trouvait au rendez-vous : une intrigue bien ficelée, des personnages attachants avec une vraie épaisseur psychologique (ah ! l’inspecteur Stan Michaud, bien persuadé qu’ « aucune pierre ne dévale au bas d’une colline sans qu’un homme l’y ait poussée »), des lieux décrits avec minutie, lieux connus certainement de façon très intime par l’auteur, et qui plongent immédiatement le lecteur dans une atmosphère mystérieuse et envoûtante.
Enfin, une écriture magnifique, une langue à la fois poétique, onirique, sensible et capable de transcrire, à travers son rythme et ses mélanges d’anglais et de français, la folie de cette jeunesse qui, à l’été 67, se trouve en vacances au bord de ce lac situé aux confins du Québec, à la frontière du Maine.
la chronique complète (et les autres) sur le blog lire au lit

 

En douce
Marin Ledun

Ombres Noires 2016

par dealer de lignes
[…]
Comprendre enfin sa tragédie, voilà ce qu’Émilie souhaite plus que tout. Cette femme blessée, aveuglée par sa haine, s’apprête à assouvir enfin sa vengeance.
Dans ce huis clos en pleine campagne, Marin Ledun nous offre un somptueux roman noir. Sans excès de violence sanguinaire mais avec une bonne dose de torture psychologique, jour après jour la tension monte crescendo. Toujours très proche de ses personnages, Marin nous offre une fois de plus des portraits forts, des acharnés de la survie, des cabossés déterminés, que rien n’arrêtera.
« Niant l’incendie qui la ravageait de l’intérieur, elle se raccrocha à l’idée de survie. »
Du noir social qui plonge le lecteur dans la tourmente de cette femme en tête à tête avec cet homme qui a fait d’elle un bourreau. Un roman magnifique, une plume incisive, un livre qui te bouscule et t’interpelle. Un roman vrai, puissant, à découvrir très vite.
Si tu es déjà fan de Marin Ledun, ce roman noir te comblera, et si tu ne l’es pas encore tu es juste en passe de le devenir. Accro tu seras, toi aussi …ce n’est qu’une question de temps, qu’une question de lignes, des lignes noires à dealer sans modération. […]
la chronique complète (et les autres) sur le blog dealer de lignes

Kabukicho
Dominique Sylvain

Editions Viviane Hamy 2016

par Nicole Grundlinger
Un polar imprégné de culture japonaise, entre théâtre no et manga, parfait pour servir le thème que la romancière a choisi d'explorer, celui de l'identité.

Car dans ce roman à trois voix où chaque personnage a sa part d'ombre, où l'on n'est plus très sûr de qui est qui, l'important n'est presque pas de savoir qui a tué mais plutôt de comprendre comment les personnalités des uns et des autres se sont construites. Nous sommes donc à Kabukicho, l'un des quartiers chauds de Tokyo où l'on trouve de nombreux bars dits "à hôtes" où des femmes et des hommes entretiennent l'illusion auprès de leurs clients venus chercher ici de l'attention. Une profession qui n'a pas vraiment d'équivalent en Europe. Les hôtes et hôtesses n'ont aucune obligation sexuelle, seulement celle de séduire. Tout un art dans lequel excellent Yudai, un jeune homme très demandé et Kate Sanders, une anglaise devenue en quelque temps l'une des hôtesses les plus recherchées du Gaïa club. Lorsqu'elle disparaît, le jeune homme est le premier à s'inquiéter avant qu'une enquête ne soit diligentée. C'est cette enquête que nous suivons par l'intermédiaire de trois protagonistes : Yudai, l'ami sous emprise des Yakusas, Marie, la colocataire de Kate, une jeune française devenue hôtesse elle aussi et Yamada, le capitaine de police chargé de l'enquête. Entre ombres et lumières, faux-semblants et mensonges, les vies des uns et des autres se dévoilent peu à peu tandis que les cadavres s'accumulent...

la chronique complète (et les autres) sur le blog mots pour mots

Pukhtu : secundo
D.O.A.

Série Noire 2016

par Denis Nunez
[…] Pukhtu Secundo, sera-t-il à la hauteur de Primo ? Si je pose cette question, vous aurez compris que la réponse est OUI ! Aussi incroyable et improbable que cela puisse paraître, DOA réussit la performance de nous effaroucher comme de jeunes lecteurs avides qui n’auraient jamais lu Pukhtu Primo.
Avec Pukhtu Primo et Secundo, DOA s’affirme comme une référence de la littérature contemporaine. Peu importe la classification que l’on donne à ses romans. Il maîtrise son sujet. Partage ses connaissances avec le lecteur. L’accompagne tout au long de la lecture grâce au glossaire, aux cartes, et aux inserts de rapports officiels et extraits des unes de la presse.
Comme au sortir de ces conférences données par des sommités, à la fin de la lecture de Pukhtu Secundo on a l’impression d’être un peu moins ignare qu’avant. […]
la chronique complète (et les autres) sur le blog des écrits

Rien ne se perd
Cloé Mehdi

Jigal 2016

par Nathalie

À tous ceux qui aiment les romans noirs, je me dois de dire que ce roman-là les fera sombrer dans les bras délicats de quelques personnages profondément humains qui donnent chair à ce besoin vital d’être aimé, touché, caressé. D’exister à travers les autres.
Des phrases, encore des phrases. Et des mots qui bouleversent et qui pilonnent les 21 grammes de notre âme. Un talent d’écriture qui dépeint une certaine misère et qui fait passer de l’autre côté du miroir pour tenter d’expliquer les choses des vies que nous ne connaissons pas.

Tant de choses à dire, tant de leçons à retenir dans ce livre-là. Tant d’idées et de réalités assénées à coup de dialogues parfois surréalistes au vu des âges des personnages, certes… mais… la magie de l’écriture ne réside t-elle pas dans le don de donner corps à des êtres qui peut-être n’existent pas et ensuite à espérer que les pensées qui leur sont prêtées pourraient être réelles dans un corps fait de chair et de sang ?
la chronique complète (et les autres) sur le blog sous les pavés la page





 

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