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Publié par blog813

Marché de Juillet

Vous êtes là, à vous prélasser sous les platanes, l’anisette ou le rosé bien au frais. Ou bien, gros veinard, dans les transports en commun avec ô miracle, toute la place voulue… Bref,  dans des conditions de lecture idéales. Et les frissons du noir sont là pour vous rafraichir si vous avez chaud, le suspens et la tension pour vous réchauffer si vous vous trouvez au nord de la Loire.

Plongez avec nous dans l’eau sombre des lectures de nos blogueurs qui ne décrochent jamais.

Un choix de chroniques de Pierre Faverolle et Jeanne Desaubry

Comme de Longs Echos
Elena Piacentini

Fleuve noir 2017 (à paraître)

par Jeanne
Je l’ai écrit il y a peu pour le dernier roman de Paul Colize : les auteurs capables de se renouveler et le font élégamment et puissamment, ne sont pas légion. Elena Piacentini appartient à cette élite.
Au moment où les éditions au-delà du raisonnable rééditent le premier opus des aventures du commissaire Leoni, Un Corse à Lille, découvrons donc cette nouveauté chez Fleuve.
À la DIPJ de Lille le branlebas est total. Une femme assassinée, un bébé disparu, un père en état de choc. C’est le compte à rebours qui met les flics sur les dents.  Retrouver l’enfant avant que le pire arrive.
Dans ses Pyrénées lointaines, un ancien flic sursaute. Cette affaire reproduit étonnamment celle qui, vingt ans auparavant, lui a fait quitter son métier de policier. 
Bien sur, il y a le suspens. La procédure, les recherches, le dépouillement des vies, les découvertes, les fausses pistes. À tout cela, rien à dire. Du bel ouvrage, sérieux. Piacentini est un maçon consciencieux qui monte des murs solides. Mais c’est dans les relations entre les personnages, les personnalités, la richesse des échanges affectifs que se situe la réussite qui fait que la dernière page se tourne à regret. .[…]
La chronique complète et les autres à lire sur le blog de Jeanne

Que Dieu me Pardonne
Philippe Hauret

Jigal 2017

par Jean Dewilde
Après un premier polar Je Vis, Je Meurs, paru en mai 2016 chez Jigal, Philippe Hauret nous revient avec Que Dieu me Pardonne, toujours chez Jigal. Si le premier ne m’avait pas particulièrement emballé, ce deuxième opus est une complète réussite. Un peu comme si Je vis, je meurs avait été un simple échauffement. En un an, quelle évolution, le bonhomme me sidère pour le coup ! Que Dieu me pardonne le propulse dans la cour des grands et des auteurs de noir qui comptent. Tout y est : le rythme, la maîtrise, les personnages, l’intrigue.
Pourtant, à la lecture de la quatrième de couverture, rien de très excitant et surtout original. Comme quoi, on peut reprendre à son compte des thèmes usés jusqu’à la corde et en réaliser une potion magique. Prenez des gens ordinaires auxquels il arrive des choses extraordinaires et c’est (presque) gagné. Regardons-y de plus près.[…]
La chronique complète et les autres à lire sur le blog Jack is back again

Comme un blues
Anibal Malvar
traduit par Hélène Serrano,
Asphalte 2017

De la Galice on connaît surtout Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais ce n’est pas à un pèlerinage que le personnage va être convié. Sa virée va le conduire dans les méandres de son passé. Et l’on devine que l’auteur - dont nous avions particulièrement apprécié La Ballade des misérables - va semer des graines de nostalgie avec son talent qui mêle une rare finesse des portraits psychologiques à la création d’un climat alarmant.

 

1996. Mais pourquoi Carlos s’est-il embarqué dans cette affaire ? Car très vite il découvre que Ania, la jeune fille qu’il cherche, a fait ami-ami avec des zigues pas recommandables. Mais pourquoi a-t-il accepté cette sollicitation du nouveau mari de sa femme ? Puisque la mafia de la drogue est sur les dents, puisque c’est la zizanie dans la famille, puisque de sales homicides éclaboussent le secteur. Carlos devait le faire. Carlos quitte Madrid et va se frotter à son passé, retrouver cette ville qu’il avait rayé de la carte, retrouver le Vieux, retrouver Janus - la petite voix qui gronde dans son oreille -, retrouver Gualtrapa. Carlos boit.[…]
La chronique complète et les autres à lire sur le blog Bob Polar Express

 

Les Confessions de l’Ange Noir
Frédéric Dard

Fleuve Noir 2017

par l’Oncle Paul
Si le personnage de San Antonio apparait pour la première fois dans Réglez-lui son compte ! en 1949 aux éditions Jacquier, c'est bien dans la collection Spécial Police qu'il prendra véritablement son envol en 1950 avec Laissez tomber la fille en décembre (Spécial Police N°11). Mais en 1952, Frédéric Dard invente un nouveau personnage qui devient le double maléfique du célèbre commissaire, L'Ange Noir, dont les quatre aventures seront publiées aux éditions de La Pensée Moderne créées par Jacques Grancher, avec des couvertures signées Jeff de Wulf.
A noter que Jacques Grancher était le fils de l'écrivain et journaliste Marcel E. Grancher qui édita le premier roman de Frédéric Dard. Aussi on peut supposer que Frédéric Dard proposa ces quatre titres afin d'aider la jeune maison d'édition qui avait débuté sous le nom de La Pensée Nouvelle, et en remerciement au père de l'éditeur.
En 1978, les éditions Fleuve Noir rééditent ces quatre romans en un seul volume sans que soient référencées les précédentes publications. Pas d'appareil critique, juste en quatrième de couverture une présentation par San-Antonio. .[…]
La chronique complète et les autres à lire sur le blog Les lectures de l’Oncle Paul.