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Publié par blog813

 

Maya, 18 ans, est dans le coffre d’une voiture, ligotée, en route vers la mort dans un  marais de Géorgie. Devant deux gros bras, bas du plafond, à la solde de Mexico, redoutable proxénète affilié au maire d’une très grande ville. La faute de Maya, la prostituée : avoir été très proche dudit maire et avoir été le réceptacle de ses confidences, très compro-mettantes...

Arrivée au marais, acquisition récente de Mexico et de son cartel, l’endroit choisi, un champ avec des tas d’épouvantails crucifiés.

Maya réussit à s’enfuir et se met à courir. Alors l’improbable se produit, un coup de fusil stoppe la progression de ses bourreaux. Elle est sur le domaine de Leonard Moye, vieil original  qui vit avec un mannequin de cire et pas mal d’artillerie. Il n’entend pas que l’on se livre à ce genre de chasse sur ses terres. Il va prendre en affection Maya et assurer sa protection.

Ça commence comme un Série Noire de la belle époque, tout y est, corruption, personnage traqué, gentils (pas toujours) et (très) méchants avec tout de même pas mal de contemporanéité : ce personnage attachant et fantasque avec son mannequin et le passé qui n’en finit jamais de revenir, l’amitié sans faille qui s’approfondit tout du long entre les deux héros, l’empathie que l’on éprouve pour eux...

Le rythme est haletant et l’écriture sans un gramme de superflu. Un roman que j’ai dévoré et que je vous conseille vivement.

Peter Farris, Le Diable en personne , Gallmeister, 2017. Traduit par Anatole Pons. 266 p.

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