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Publié par blog813

Marché du 6 février 2018

Quand il fait un temps pareil, tristounet, froid, pluvieux, voire neigeux, il n’y a rien d’autre à faire que lire, vous en conviendrez. Et pour ce début d’année 2018, nous avons été gâtés, puisque le temps fut pourri et que les éditeurs nous ont proposé beaucoup de polars dès la première semaine de janvier. Voici donc une sélection toute personnelle de romans français sortis en ce début d’année, sans oublier un petit Oldies de derrière les fagots en hommage à J-F Coatmeur récemment disparu et que l’on regrettera, forcément.

Et surtout n’oubliez pas le principal, lisez !
 

7/13
Jacques Saussey :

Editions du Toucan 2018

par Anne
Jacques Saussey est un auteur décidément très surprenant. Depuis que je l'ai découvert avec L’Enfant aux Yeux d’Emeraude, il ne cesse de m'étonner et de grimper dans ma liste d'auteurs fétiches. Si vous êtes amateurs de polars, il vous faut absolument partir à la rencontre de Jacques Saussey. Quant à moi, je mesure la chance de l'avoir découvert grâce à St Maur en poche, […].
A la fin de Ne Prononcez Jamais Leurs Noms, nous avions quitté le couple d'enquêteurs Daniel Magne et Lisa Heslin frappés par un terrible malheur. Tandis que nul ne sait si Lisa parviendra un jour à faire face et à se relever de ce qu'elle a vécu, Daniel a repris du service, les épaules encore un peu plus voûtées par le poids du secret et celui de sa conscience. Et comme le crime ignore le sens du mot répit, il doit résoudre le meurtre sauvage d'une inconnue dans une maison qui n'est pas la sienne, sans ses mains et sa tête puisque le criminel est parti avec, après avoir fait du mixeur un usage qui fera que je ne regarderai plus jamais le mien de la même manière.
La suite est à lire sur le blog Cousines de lecture

Il et moi
Philippe Setbon

TohuBohu éditions 2018

par Julie

Avec Il et Moi  je découvre la plume d’un auteur dont je n’avais lu aucun livre ; en particulier une finesse dans la description psychologique du personnage principal dont on suit la déchéance pas à pas.

Une magnifique couverture, qui prend tout son sens lorsque l’on referme le livre et qui en devient encore plus parlante. Un titre à double sens avec ce « S »… Il et moi – Il est moi… Qui laisse au lecteur le plaisir de se triturer les méninges jusqu’à ce qu’il comprenne …
Court mais intense, court mais tellement bien construit, qui t’embarque dans une histoire bien tordue, une mauvaise blague, comme on pourrait en faire une, histoire de faire payer celui qui nous fout les boules ! C’est typiquement le genre de choses que je pourrais faire… La blague, pas le reste… Je n’ai pas encore basculé du côté obscur… Quoi que…
La suite est à lire sur le blog Ju lit les mots

Ma ZAD
Jean-Bernard Pouy

 Gallimard – Série Noire 2018

par Yvan

Le Jean-Bernard Pouy, cru 2018, est une virée sur le terrain (vague) d’une ZAD. Sujet d’actualité en ce mois de janvier, avec la décision d’abandonner le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il a du nez, le Pouy.

Miroir et digression

Même s’il s’est inspiré de ce fait d’actualité serpent de mer, l’auteur ne raconte pas pour autant cette histoire-. Camille, le perso principal, est un quadra qui cherche encore un sens à sa vie. Il a des idées à défendre, mais surtout n’a pas grand chose à faire du monde actuel. Crise de la quarantaine, version radicalisation lente.

Faut dire qu’avec ce qui lui tombe sur la tronche, il y a de quoi perdre ses repères. Déjà qu’il n’en avait pas beaucoup (de repères, pas de tronche)…

Un roman de JB Pouy, c’est un peu un vaste fourre-tout. A la fois miroir critique de la société, compilation de jeux de mots foireux et digressions à tout-va. Ça fait trente ans qu’il applique sa recette avec bonheur, ce n’est pas maintenant qu’il va en changer. Pour le plaisir de ses fervents amateurs tout comme des nouveaux lecteurs.
 

La suite est à lire sur le blog Gruznamur

Des croix sur la mer
Jean-François Coatmeur

Albin Michel – Pocket  1991
 

par L’oncle Paul

Deux jours de la vie d’un homme. Deux jours, c’est court, cela passe très vite, ou très lentement, selon les circonstances, mais au bout du compte, deux jours ne représentent que quelques gouttes d’eau dans la mare de l’existence.

Deux jours qui marqueront de leur empreinte Palu, l’infirmier. Deux journées ressenties différemment par deux femmes que rien ne rapproche et qui porteront en elle un secret.

Le vendredi 4 août 1944, dans un petit village de pêcheurs du Finistère, les Allemands commencent à se replier. Ils grouillent dans la région, ils tournent, ils s’affolent excités, énervés, se conduisant comme des fourmis dont on vient de raser d’un coup de pied rageur la fourmilière.

Dans le village, tout le monde s’active. Les drapeaux sont sortis des armoires, la photo du Maréchal est décrochée de sous le crucifix, les gamins confectionnent des mitraillettes à l’aide de bouts de bois.

Marie s’inquiète, elle a fricoté avec l’ennemi, uniquement pour assurer la pitance à son père, malade, hargneux, grincheux, et que la reconnaissance n’étouffe pas.

La suite est à lire sur le blog de l’oncle Paul

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