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Publié par blog813

[le billet] Du  passé faisons table rase.
  Le commissaire Son​o​ri laisse sa compagne Angela et la côte d’Azur de côté. Il préfère les champignons de Montelupo.
  Le café de la place est un excellent endroit pour les renseignements.
  Rodolfi “le charcutier” est sur les murs,” Rodolfi va bien.” Tous l’ont vu, tous de s’étonner de sa soi-disant disparition. La rumeur va bon train.
  Le temps des champignons est venu et un “chasseur” en prend à son aise.
  C’est le samedi de la saint Martin et tous de se débarrasser de ce qui les encombre​ :​ un vélo, des outils, un âne et comble du comble : un cercueil. Tout le village de chercher. Le brouillard cache tout. Seul le chien arrive le premier.
  Puis la rumeur revient, celle-ci est plus violente, Rodolfi s’est pendu. Le commentaire  reste  : «Les affaires n’ont que faire des bonnes manières.​ ​»
  Sonori n’est pas là officiellement, mais tous de lui parler. Les Rodolfi, quelle famille, soi-disant millionnaire, mais fauchée comme les blés. D’où vient l’argent d’aujourd’hui ?
  Sonori passe beaucoup de temps dans les bois. C’est là qu’il trouve le fils Rodolfi, il est accompagné de son chien. Le chien, lui, est vivant.
  Les carabiniers arpentent la montagne. Ils cherchent et tombent sur le Maquisard qui entend bien rester le Sauvage de service.
  Le village se tait à propos des Rodolfi. Si les Rodolfi sont coupables le village aussi.
  Il faut remonter bien loin en arrière, pendant la guerre où toutes les affaires étaient possible.
  Le fascisme était au pouvoir. Les traces sont encore là. Il commence à neiger.
 
  Comme décor, la montagne de Montelupo, à ses pieds le village, dans son silence. L’hiver en rajoute et ferme les portes. Personne ne pardonne. Les coupables et les “innocents” vont payer leurs tribus. Si la parole est d’argent, le silence est d’or.
 
 
  Les ​O​mbres de Montelupo ; Valério Varési ; Ed. Agullo, mars 2018.
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