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Publié par blog813

Penmarc’h est sise dans une presqu’île : on y trouve le Phare d’Eckmüll (certains bigoudens ont tenté de nous persuader que Tristan y rencontra Iseult), Saint Guénolé, Kérity, la pointe de la Torche, et bien d’autre curiosités. Mais le plus important, à côté d’un magasin haut en couleurs, Jacky l’andouille, c’est dans cette presqu’île que, chaque année, toute l’équipe du Goéland Masqué organise son festival de polar, une tempête de mots et de sons, comme l’annonce le site.

L'âme d'un festival ses organisateurs et bénévoles

En 2018, « Imaginaires et utopies »  en était le thème et le ton est lancé par une splendide lecture d’un texte d’Octave Mirbeau : Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent chaque matin, pour un sou, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouges, et qui sont payés pour avoir ta peau ; si, au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au lieu de t'arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes ; si tu lisais parfois, au coin du feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent long sur tes maîtres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles.

Une lecture émouvante

Dont acte, l’équipe du Goéland Masqué a permis au public de rencontrer plus de cinquante auteurs de noir, histoire de repartir avec de saines lectures afin de se dessiller les yeux.

Des rencontres émouvantes, captivantes, des moments généreux, des moments à rire et à sourire. Des lectures dans les rochers, dans des bars. Des concerts, mais aussi des notes qui s’échappent pour notre plus grand plaisir des mots de Cathy Unsworth ou bien encore de Chris Offutt.

L’imagination fut bien au pouvoir pendant tout un week end à Penmarc’h, et certains ont, c’est sûr, pu encore rêver d’utopies. Les références à mai 68 y furent évidemment nombreuses, mais les caricatures de Nadia Khiari évoquèrent aussi la révolution tunisienne en 2010 et 2011.

Mais c’est bien d’aujourd’hui dont nous parlèrent les écrivains tout au long d’un week end le long des golfes clairs. Et particulièrement ensoleillés cette année.

Terminons avec les prix décernés :

  • Benoit Philippon est le lauréat du prix du Goéland Masqué pour son roman Cabossé,
  • Le prix France bleu du meilleur poche a été attribué à Cloé Mehdi pour Rien ne se perd.
  •  Quant au prix Mor Vran de la B.D. elle revient à Miguel Prado pour Proies faciles.

Vivement la pentecôte 2019 !

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