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Publié par blog813

On vous a laissé un mois pour lire l’excellente sélection de romans français. Les vacances approchent et  il n’y a pas que le foot dans la vie !  Il vous faut absolument de la lecture : elle est toute trouvée. Voici la brillante  sélection de romans étrangers parus en 2017, concourant pour le Trophée Etranger 2018. En numérique ou en papier, faites vous plaisir, lisez de bons romans pendant l’été. Echappez aux sélections comme ci et comme ça, choisissez les livres choisis par vous autres, lecteurs aguerris de 813.
Merci à Pierre Faverolle pour sa sélection de billets.

Le Diable en personne
Peter Farris
traduit par Anatole Pons
Gallmeister 2017

Par Franck
[…] En règle générale je suis assez friand des bouquins édités par Gallmeister. Spécialiste du nature writing, des polars américains et des grands espaces j’ai rarement été déçu par cet éditeur qui m’a permis de découvrir des auteurs tels que Graig Johnson, David Van ou James Crumley. C’est donc avec un plaisir certain que je m’attaquais à la lecture de ce court polar qu’on disait nerveux et addictif. Les premières pages me confortaient dans cette opinion : j’étais en territoire connu, Gallmeister nous aura encore gratifié d’un roman puissant et tout à fait dans le style que j’affectionne particulièrement. Farris est un auteur talentueux, à n’en point douter, l’ambiance qui règne dans ce diable en personne est pesante, lourde. Nous sommes ici dans une région rurale où l’on touche du doigt l’envers du rêve américain, la nature est hostile et les personnages de ce roman sont aussi frustres et sauvages que le décor qui les entoure. Le style de l’auteur est parfois lyrique lorsqu’il dépeint la nature mais toujours direct et brut lorsque la narration se rapproche de l’humain. […]

La chronique complète et les autres sur le blog Franck’s books

L’année du Lion
Deon Meyer
traduit par Catherine du Toit et Marie-Caroline Aubert
Seuil 2017

par Yvan


[…]L’année du lion semble être un récit vespéral, qui débute au crépuscule de l’humanité. Mais il est tellement plus que ça… Certains l’ont comparé à La route de Cormac McCarthy (The Times, par exemple, c’est inscrit sur la quatrième de couverture). Si les premières pages peuvent effectivement faire penser à ce roman, il est pourtant son antithèse, à mon sens. Oui, la relation filiale est un des cœurs de ce livre, mais là où La route était un roman emprunt de solitude, L’année du lion met la collaboration et les échanges au centre de tout.
Afrique, berceau de l’humanité. Et qui en devient le tombeau, le virus en étant originaire. C’est l’histoire d’hommes et de femmes qui se regroupent pour survivre, par volonté ou par hasard. Difficile d’utiliser le mot de colonie, quand on sait qu’elle se déroule en Afrique du Sud, mot trop connoté. Mais on peut parler de communauté.[…]

La chronique complète et les autres sur le blog EmOtionS

Candy Land
Jax Miller
traduite par Claire-marie Clévy
Ombres noires /  Flammarion 2017

par Eleniah


Sadie Gingerich a quitté la société amish lorsqu’elle était jeune, avec son bébé. Elle tient une boutique de confiserie dans la ville de Cane, une cité pourrie jusqu’à la moelle où la moitié de la population est accro à la meth, l’autre alcoolique. Mais lorsqu’Allison, la presque fille de l’inspecteur Braxton, tue le fils parfait de Sadie, tout s’écroule. Pourtant si au lieu du début, ce n’était que la continuité d’une série de crimes divers qui ont agité la ville au fil du temps ? Et rien ne va s’arranger lorsque Danny, le père d’Allison rencontrera Sadie !
Pour être tout à fait honnête, je n’étais absolument pas convaincue avant de lire ce roman, mais ma repré était enthousiaste et me l’a envoyé. Je n’étais toujours pas convaincue pendant les 200 premières pages, même si ça se laissait lire. Et puis j’ai lu les quasiment 400 dernières pages, en une seule journée, m’obligeant même à me coucher bien plus tard que je ne l’avais prévu ! Ça doit sûrement être le sucre, je suis totalement addict, je ne pouvais plus le lâcher !
Ce roman est sombre, il parle d’une Amérique profonde, flic alcoolique qui n’a jamais pu supporter sa femme ; cousin ancien alcoolique, veuf, qui a passé 10 ans de sa vie en prison, Allison la gamine ne ce dernier qui ne vit que pour la meth[…]

La chronique complète et les autres sur le blog Girl Kissed by Fire

Une Affaire d’Hommes
Tod Robinson
traduit par laurent Bury
Gallmeister 20178

par Laulo

Boo et Junior se connaissent depuis l’orphelinat et bossent ensemble au Cellar, une boîte de nuit de Boston. Ils sont videurs.
Quand ils acceptent d’aider leur collègue Ginny et son colloc Dana, ils ne s’attendent pas à se retrouver dans les ennuis jusqu’au cou.
Les membres d’une société de sécurité concurrente les agressent à plusieurs reprises, les laissant amochés.
La police débarque et les accuse de meurtre.
Et ce n’est que le début…
On retrouve ici les personnages principaux de Cassandra, paru en Août 2015 également aux Editions Gallmeister. Il sort aussi en poche aujourd’hui, toujours chez Gallmeister.
Dans ce roman, c’est sans conteste Boo et Junior qui font le show. Ces deux personnages, mais aussi leur compère Twitch, sont des gros durs de Boston, pas vraiment mauvais, pas vraiment des anges. Ils sont surtout très drôles.[…

La chronique complète et les autres sur le blog Evadez-moi

La pension de la via Saffi
Valerio Varesi
traduit par Florence Rigollet
Agullo 2017 et poche (Points Seuil)

par Agnès


Le commissaire Soneri, brisé par le décès de sa femme dans la fleur de l’âge bien des années plus tôt, travaille à Parme, ville où s’est déroulée sa jeunesse. Le meurtre d’une vieille logeuse qu’il a connue par le passé l’oblige à s’immerger, en parallèle à l’enquête, dans les tréfonds de son histoire personnelle. Ce qu’il y découvre le remplit d’amertume, lui qui n’a jamais pu faire le deuil de son épouse.
Il vaudrait mieux appeler le commissaire de son titre italien, il dottore Soneri, tant le roman est imprégné de culture parmesane. La place de la religion dans l’intrigue (qui n’a rien d’une apologie du christianisme, précisons-le), est saisissante. Saviez-vous qu’à Parme, encore aujourd’hui, on mange maigre les jours qui précèdent Noël ? Même le 24 décembre au soir ? Que dans les églises, le confessionnel est encore essentiel dans la vie des citoyens, même agnostiques ? Loin de l’effet carte postale, c’est dans une ville repliée sur elle-même et les montagnes qui l’entourent que l’écrivain a choisi de placer ses héros. [… ]

La chronique complète et les autres sur le blog d’Agnès Karinthi

 

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