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Publié par blog813

TeR, à dans dix ans

L'information nous avait échappé quand nous avons annoncé la parution de La Tête en Noir, assortie de son appendice, La Tête en Rose.

Hé bien, si vous êtes aficionado des collections de romans policiers sentimentaux, ceci vous concerne : un message de Michel Hamelin, à lire dans le TeR n° 33 et reproduit ci-dessous.

   Le n°1 de « La Tête en Rose » a été lancé en octobre 1995 suite au démarrage simultané de trois collections policières sentimentales en poche.

   Après le n°12 en avril 2000, elle s’est arrêtée pendant onze ans ! « La Tête en Rose » a repris avec le n°13 en novembre 2011 grâce au lancement en grand format de la collection Mira d’Harlequin devenue ensuite Mosaïc.

   « La Tête en Rose » va s’arrêter une nouvelle fois avec ce n°33 estimant avoir fait le tour de la question.
   L’eau a coulé sous le pont des soupirs du romantic suspense. Pour le papier, le grand format puis le mi-poche se sont imposés. Puis le poche est revenu en force. Pour le numérique, c’est l’envolée : Harlequin ayant toujours été à la pointe de ce marché, c’est justement pour cette raison qu’il a été racheté par Harper Collins qui a dilué les spécificités dans le mainstream en y ajoutant ses auteurs.

   Depuis quelques années, aucune plume d’inspiration policière n’apparaît dans les meilleures ventes « Romances » de Livres Hebdo, sauf, parfois, le monstre NORA ROBERTS avec sa série de mi-science-fiction « Lieutenant Eve Dallas ».

   C’est le règne de la « new romance », plus axée sur le sexe, l’immédiat, le glamour, et incarnée par des auteures comme Anna Todd ou E.L. James qui, d’emblée, ont su saisir les formidables accélérateurs que constituent internet, les smartphones et les réseaux sociaux.
 

   Actuellement, comme nous l’avons vu avec CAROL ERICSON et ici B.J. DANIELS, la production policière sentimentale est has been. La nouvelle lectrice n’a que faire du conte sexuel du suspense romantique.                    De nouveaux codes moins policiers, plus crus, moins symboliques, plus violents, se sont imposés dans des romans plus noirs et plus épais... Peut-être « La Tête en Rose » renaîtra-t-elle dans dix ans à l’occasion d’un nouveau bouleversement dans cette littérature si foisonnante ?

Un grand merci à tous nos fidèles lecteurs !

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