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Publié par blog813

 Claude Mesplède le breton

Roger Hélias, l’un des principaux organisateurs du Goéland Masqué, ex président du festival, fait de Claude un breton ! Pourquoi pas, Claude était partout chez lui, particulièrement dans le bar où fut pris la photo..

Claude fut un exceptionnel promoteur de festivals et sa venue pour la première fois à Penmarc'h, fut l'un des facteurs décisifs de l'envol du Goéland Masqué. A cette époque, nous étions essentiellement un salon du livre policier où la part du polar régional était encore très importante.

         Inviter Claude Mesplède, c'était conforter notre nouvelle orientation vers la littérature noire et, par sa connaissance du polar étranger, nous ouvrir vers de nouveaux horizons géographiques.

Il fallut quand même un peu de temps pour le décider. Invité dès 2006, ce n'est qu'en 2009, qu'il accepta ce long trajet jusqu'à l'extrême pointe du Finistère. Sans doute que pour lui, à l'ouest de Lamballe, il ne pouvait y avoir d'autres festivals! Ce qui le décida à venir, au bout du compte et ce qui comptait beaucoup pour le militant qu'il n'avait jamais cessé d'être, c'était que le Goéland était soutenu par plusieurs centaines de bénévoles, de commerçants et d'habitants. Au delà d'une association, c'était le projet d'un territoire. Aussi, avant même de songer au contenu précis de ses animations publiques, lui fallait-il découvrir ce bout du monde.

Après le port de pêche et les friches industrielles, reliques des anciennes conserveries, l'arrêt au bar «Chez Cathy», véritable quartier général de l'association à cette époque, s'imposa. Avec sa simplicité naturelle, son inaltérable intérêt pour les autres, Claude gagna très vite la sympathie des (nombreux) consommateurs. On ne l'écrira jamais assez : dans les milieux populaires, assez rétifs traditionnellement au livre, des personnalités comme Claude Mesplède ont été de formidables passeurs. Certes, les Penmarchais ne se sont pas rués sur les romans, mais ils ont écouté les récits de Claude dans les bistrots et ailleurs. En découvrant de tels invités, ils ont continué à se mobiliser pour l'association et le virage entamé a bien été accepté.

Depuis cette première année, Claude n'a jamais manqué un de nos rendez-vous annuels, animant, en intarissable conteur, conférences sur le polar, dictée noire, jeux littéraires et soirées chez «Marie Cath» où, face à la mer, le dimanche soir, il reprenait chant sur chant. L'an passé, nous eûmes le plaisir d'entendre un comédien lire sa nouvelle dont le titre («DM Air France Orly Nord:17 mai/ 6 juin 1968: j'ai vécu un conflit exemplaire» ) révélait l'extrême minutie de son travail et la noblesse de ses engagements syndicaux.

Aujourd'hui, les chapelles bretonnes n'attirent plus les fidèles. Marie-Thérèse, sa logeuse des «Hortensias» (catho, canal Vatican II) lui avait demandé un jour, sous forme de boutade, d'aller y promouvoir le polar à la place des Évangiles. Il n'avait pas dit non...

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