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Publié par blog813

Claude modéré ?

 La première rencontre de Thierry Caquais avec Claude Mesplède. Texte accompagné par une photo tirée de l’album de Boris, un entretien lors du 1er festival Toulouse Polars du Sud, en 2009. On y reconnait de gauche à droite : Jordi Canal, Jean Jacques Fleury, traducteur entre autre  de Francisco  Gonzales Ledesma, juste à côté. Puis Paco Camarassa qui s’occupa longtemps d’une formidable librairie, Negra y criminal à Barcelone et bien sûr Claude.  Certains aussi, disparus.

     Je me souviens toujours avec amusement de notre première rencontre (2006 ?), dans le cadre d'une demie-journée professionnelle, à la médiathèque d'Annecy, que j'avais aidé à organiser, et pour laquelle j'avais invité Claude et François Guérif, pour parler tous les deux du polar lors d'une table ronde. Deux "sommités". Je débutais alors mon expérience de modérateur de débats, j'avais déjà monté des formations autour du polar dans lesquelles j'évoquais abondamment et avec admiration "le Mesplède", et j'avoue que j'étais tout autant fier qu'un poil intimidé de devoir tous les deux "les soumettre à la question".


    Cette table ronde avait lieu en début d'après midi. La discussion s'engage, Claude prend la parole, répond longuement à ma première question, puis à ma deuxième et passe ensuite le micro à François Guérif. Fatigue (Claude était levé depuis très tôt le matin), digestion après un bon repas que nous avions partagé, forte chaleur dans la salle ... après quelques papillonnements d'yeux, Claude s'assoupit clairement, en plein milieu d'une phrase de Guérif ! François me lance des œillades genre "on fait quoi, là ?". Claude les yeux toujours fermés, un temps qui nous paraît de plus en plus long (en réalité peut-être une minute, une minute trente au plus). François prolonge son propos, histoire de gagner du temps et moi, hésitant à "secouer" Claude pour ne pas trop souligner cet engourdissement. Et d'un coup d'un seul, Claude se redresse, ouvre les yeux, reprend le micro et continue le débat comme d'un rien, le propos toujours aussi précis et passionnant ! La classe, quoi !
 

    C'est aussi la première fois que j'ai entendu Claude pousser la chansonnette, plus tard dans la soirée, en duo avec François Guérif (et même un peu Jean-Hugues Oppel !).

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