Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par blog813

La semaine passée, Pierre Faverolle avait cherché pour vous des billets donnant envie de découvrir notre sélection française pour le Trophée 2019. Il en a fait autant pour ce qui concerne les meilleurs romans étrangers cette fois, selon 813. Vous remarquerez, chers z’amis ziens, que dans un cas comme dans l’autre, ils ont souvent déjà été appréciés, voire primés par tel ou tel. Que cela n’influe pas votre vote final, ni dans un sens ni dans l’autre. Car ce qui est sûr, c’est que ce sont des romans de grande qualité. Or, chose étonnante et pour la première fois, je crois (mais les "anciens " me contrediront peut-être), trois sur cinq de ces romans sont issus de la même maison d'édition : Gallmeister.
Allez, hop, de quoi lire pour l’été, en toute confiance, si vous ne les avez pas déjà lus, bien sûr. Mais comme me le disait Pierre, pourquoi ne pas re lire ?
À bientôt, les amis, nous reviendrons vous présenter les BD, et aussi le prix Maurice Renault.

Jeanne Desaubry et Pierre Faverolle

Les chemins de la haine
Eva Dolan
traduite par Lise Garond
éditions Liana Levi 2018

par Neko

J’ai lu ce roman policier dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle et je l’ai beaucoup apprécié. Parmi les 9 livres que j’ai été amenée à lire cette année pour le prix, il est le roman policier qui se détache nettement des huit autres. D’abord parce que l’auteur nous offre une intrigue complexe mais bien ficelée. Quand les deux policiers commencent leur investigation, ils pensent que le corps brûlé, retrouvé dans un abri de jardin  est celui de Jaan Stepulov, immigré estonien, qui avait quitté sa famille depuis quelques semaines pour retrouver son frère Viktor, disparu après avoir lancé un appel à l’aide. Le fameux Viktor est retrouvé ensuite ou plutôt ce qu’il en reste dans une morgue après avoir été écrasé par un train. Mais cet accident cache un meurtre maquillé. Qui a tué les frères Stepulov et pour quelles raisons ? L’enquête se tourne alors vers un clan de gitans peu respectueux de la loi (doux euphémisme !) qui exploite et terrorise de pauvres immigrés ayant atterri pour leur malheur entre leurs mains.
Lire la suite de la chronique ici.

Sans lendemain
Jake Hinkson
traduit par Sophie Aslanidès
Editions Gallmeister 2018

par Léa
Après l'excellent L'Enfer de Church Street, après l'émouvant L'Homme posthume, voici le troisième roman de Jake Hinkson : Sans lendemain !
Voilà un roman noir qui fait hommage au cinéma du genre, dès les premières pages on s'imagine la réalisation, les acteurs, la musique... Tout est en place pour une aventure sans retour, sans lendemain, sans espoir ? Je dois avouer que Jake Hinkson arrive à me surprendre à chaque fois, on pense savoir vers où il souhaite mener l'intrigue pour au final opérer un virage à 180° et foncer sur la route sans regarder en arrière.

Sans lendemain c'est l'histoire d'une femme qui doit faire face aux mœurs de son époque, qui doit faire face aux machos, qui doit faire face à un quotidien des plus déprimants. Le personnage de Billie est assez atypique, je n'ai jamais réussi à savoir si je l'appréciais pour sa franchise ou si je la détestais pour son égocentrisme. Est-ce une façon de se protéger, de ne pas s'attacher ou est-ce un trait de caractère qui l'amène à ne pas faire attention aux gens qui l'entourent ? Le lecteur va se poser la question tout le long de cette lecture et notamment lorsqu'il va être le témoin des choix peu conventionnels de cette anti-héroïne.
Lire la suite de la chronique ici.

My Absolute Darling
Gabriel Tallent
traduit par Laura Derajinski
Gallmeister 2018 – Americana

par Jeanne


Juliana, que son père appelle Croquette ou bien poufiasse ou encore connasse, qui elle-même se désigne comme Turtle, a 14 ans au début de cette histoire. Elle se décrit comme absolument laide, maigre, moche, mais ne se voit pas au travers des yeux des autres qu’elle fascine. Farouche, elle vit auprès d’un cinglé de père survivaliste qui lui fait porter ses armes jour et nuit. Ainsi est-elle déjà propriétaire de son propre Sig Sauer, d’un fusil de chasse, et d’un couteau offert, lui, par un grand-père alcoolique. Ces trois là vivent non loin de Mendocino, (Californie du Nord) : le père et la fille dans la maison dont le sous sol est bardé de nourriture lyophilisée,  d’armes et de munition. Le grand père dans un mobile home décati. Les araignées, insectes divers et champignons variés colonisent la maison.
Si encore c’était le plus malsain de ce qui se passe entre les murs de séquoia brut…

La suite de la chronique est à lire ici.

Les ombres de Montelupo
Valerio Varesi
traduit par Sarah Amrani
éditions Agullo 2018

par Sega
Après avoir arpenté les rives du Pô dans Le Fleuve Des Brumes, s’être égaré dans les rues de Parme au détour de La Pension De La Via Saffi, nous retrouvons le commissaire Soneri pour la troisième fois dans une intrigue plus intimiste puisqu’elle prend pour cadre le village natal de cet enquêteur emblématique du roman policier italien. Avec Les Ombres De Montelupo ce sont les réminiscences d’un père trop tôt disparu qui planent sur cette vallée perdue des Apennins où la brume s’invite une nouvelle fois pour diffuser cette atmosphère mélancolique enveloppant l’œuvre remarquable de Valerio Varesi.
Désireux de s’éloigner des tumultes de la ville de Parme, le commissaire Soneri s’octroie quelques jours de vacances bien méritées pour se ressourcer dans son village natal au gré de longues promenades sur les sentiers escarpés de Montelupo, en quête de quelques champignons qui accommoderont les petits plats mitonnés que lui préparent l’aubergiste de la pension où il séjourne. Mais la quiétude sera de courte durée. Les rumeurs bruissent dans le village. On évoque une éventuelle faillite de l’usine de charcuterie Rodolfi, unique source de revenu des habitants. Rumeurs d’autant plus inquiétantes que les Rodolfi père et fils disparaissent dans d’étranges circonstances qui suscitent l’émoi de toute une communauté. On parle d’emprunts frauduleux, d’escroqueries et d’économies de toute une vie parties en fumée.
Lire la suite de la chronique ici.

Evasion
Benjamin Whitmer
traduit par Jacques Mailhos
Avant-propos de Pierre Lemaître
éditions Gallmeister 2018

par Papivore

Attention, « Evasion » est un chef-d’oeuvre de roman noir (« la quintessence du noir » écrit Pierre Lemaître, qui s’y connaît, dans la préface) aux accents philosophique dans la mesure où il s’interroge, au travers de certains de ses personnages, sur le sens de la vie.
En exergue du texte figure cette phrase de Jean Baudrillard qui résume le sens des propos de Whitmer, né dans l’Ohio, non loin de l’endroit où le génial Donald Day Pollock (« Le Diable tout le temps », « Une mort qui en vaut la peine ») vit le jour : « Les prisons sont là pour cacher que c’est le social tout entier, dans son omniprésence banale, qui est carcéral ».

A la fin des années 1960, douze détenus s’évadent d’une prison située non loin d’une petite bourgade du Colorado. Tout le monde est sur le pont pour traquer les fugitifs : les gardiens, dopés aux amphétamines et chapeautés par le terrible Jugg, le directeur de l’établissement pénitentiaire, qui poursuit les fuyards comme un chasseur le fait avec sa proie ; des journalistes en quête de scoop ; Dayton, la hors-la-loi, qui veut sauver son cousin ; et Jim le mal-aimé forcé par son père de dormir avec les poules dont le seul don est de repérer les traces, le personnage le plus attachant de ce récit mené tambour battant à coups de « tête de noeud », de « bordel de Dieu de merde », de « putain de chatte tueuse d’enfants », d’« enfoiré de suceur de bites », de « bordel de putain de merde miséricordieuse » en ou encore de « bordel de putain de chiure de poule »…

Lire la suite de la chronique ici
 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :