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Publié par blog813

Les vieux pots...

« C’est dans les vieux pots, professe le dicton, qu’on fait la meilleure soupe. ». C’est ce que je me suis dit en lisant ces derniers temps trois romans signés par trois vieux briscards.

  

   

 

 

Le premier c’est le regretté Camilleri qui, avec la Pyramide de boue, continue toujours de nous étonner par son imagination, son art de la focalisation sur des membres de l’équipe de Montalbano et ses intrigues toujours au cordeau.

 

 

 

 

 

   Les deux autres, par ordre d’apparition chronologique, c’est (sorti en mars) Michael Connelly, En attendant le jour. En effet, dans ce roman-ci, après Hieronymus Bosch, vieille connaissance, devenu comme un ami qui a vieilli en même temps que nous, Mickey Haller et la série procédurale, voici qu’il invente un nouveau personnage, une femme cette fois-ci, l'inspectrice Renée Ballard, une jeune femme de 34 ans, métisse d'origine hawaïenne, qui vit dans son van avec un chien recueilli dans la rue, amatrice de paddle. En plus, depuis qu’elle a porté plainte pour harcèlement sexuel contre son supérieur hiérarchique, elle se voit obligée de travailler de nuit. Pour changer, roman écrit à la troisième personne et au passé simple.

  Bref un tout nouveau personnage avec lequel, d’emblée, on est en empathie et que l’on ne demande qu’à suivre. De plus, on sait que Connelly connait parfaitement la procédure pénale et que ses intrigues sont très soignées. Bref un vrai moment de plaisir de lecteur. J’ai même appris que dans le prochain Renée Ballard, elle allait croiser la route de Harry Bosch.

 

   Le dernier (sorti en mai) est signé James Lee Burke et s’intitule tout simplement Robicheaux. Je vous recopie le pitch des éditions Rivages qui résume assez bien l’intrigue principale :

 « Robicheaux est un homme hanté. La mort de son épouse Molly, tuée sur la route, ne lui laisse que des questions sans réponses. Dans la chaleur du Bayou, il boit pour oublier. Au lendemain d'une nuit difficile noyée dans les brumes de l'alcool, il découvre ses mains meurtries. Lorsqu'un policier lui annonce que l'homme qui a tué Molly a été retrouvé assassiné, Robicheaux sait que s'il ne peut prouver où il se trouvait au moment des faits, il deviendra le principal suspect. Mais est-il vraiment innocent ? Il n'a jamais prétendu être un saint, et il n'est pas certain de n'avoir pas commis ce crime. Pour laver son nom, Robicheaux devra se rendre en enfer et en revenir. »

   Déjà une intrigue qui tient la route avec un Robicheaux encore plus dans le spleen mais toute une galerie de personnages secondaires que l’on retrouve comme si on ne les avait jamais quittés à commencer par son ancien collègue et ami, le privé géant Clete Purcell ; sa fille Alafair, écrivaine qui va être embauchée sur la rédaction d’un scénario pour le cinéma (un truand s’est mis en tête de réaliser un film en Louisiane) ; une galerie de truands, hommes de mains, politiques corrompus mais aussi beaucoup de petites gens que l’auteur nous donne à voir et fait vivre devant nos yeux. Là aussi, beaucoup d’empathie, un regard humain sur les êtres qui justifie notre attachement. Enfin, un personnage non négligeable, La Louisiane que personne ne sait mieux décrire avec sa végétation dense, ses bayous, ses bars, ses villes, ses pickups, ses routes... On referme ce gros livre (plus de 500 pages) avec l’impression d’avoir fait un pas de plus dans la connaissance de Robicheaux.

Messieurs, continuez, on est prêts à vous suivre encore loin. *

Andrea Camilleri, la Pyramide de boue, Fleuve Noir, traduction Serge Quadruppani

Michael Connelly, En attendant le jour, Calman Lévy Noir, traduction Robert Pépin

James Lee Burke, Robicheaux, Rivages/Noir, traduction Christophe Mercier

 

*Bien sûr, Camilleri n’est plus mais toute son œuvre est loin d’avoir été totalement publiée.

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