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Publié par blog813

Marché d'automne !

La rentrée a eu lieu et viennent les pluies après un été chaud ; déjà les nouveautés débarquent quand les migrateurs songent à nous quitter. Même si cette rentrée littéraire est annoncée comme moins abondante en sorties, on a pu dénicher de belles pépites dès la fin d’aout. Voici donc une petite sélection validée par les collègues blogueurs, 100% made in France.
J’espère vous aider dans vos choix de lecture. En attendant, n’oubliez pas le principal, lisez !

ATMORE ALABAMA
Alexandre Civico

Actes Sud 2019

Billet rédigé par Wollanup

Les romans américains écrits par des Français, on a parfois l’impression qu’ils se déroulent à Besançon ou à Guéret ou que le décor est le fruit d’une recherche google images. Et ce n’est pas le cas de celui-ci. De toute évidence l’auteur s’est bien rendu à Atmore Alabama, petite hémorroïde du trou du cul des USA. Il devait même y être au moment de la fête municipale annuelle du Willam Station Day célébrant la naissance de la pauvre agglomération autour de cette gare.
Le narrateur, qui existe en deux récits, vous verrez… quitte la France pour débarquer dans ce bled. Il est attiré par la prison, ne se découvre que très peu, ne se livrant qu’auprès de trois femmes qu’il rencontre, trois personnes bloquées, dans l’attente d’un autre futur qui n’a aucune chance de se produire dans ce bout d’Amérique pétrifié.
La suite est à lire sur le blog Nyctalopes

Les yeux fumés
Nathalie Sauvagnac

Editions du Masque 2019

Billet rédigé par Yan

Arnaud, le grand frère de Philippe, est un bellâtre crétin, les deux petits frères de Philippe – des jumeaux – sont transparents, le père est un ouvrier mutique et sans charisme, la mère une harpie qui semble détester la famille entière à l’exception d’Arnaud et qui réserve une haine particulière et profonde à Philippe. Philippe, lui, a plus ou moins l’âge d’être au lycée mais il est là. Il partage son temps entre cet appartement dans une barre et la cité. Il glande et traine avec son seul ami, Bruno. Bruno, c’est le mec qui a tout vu, qui est allé partout et qui a mille histoires à raconter… bref, un menteur. Philippe et Bruno pourraient continuer à végéter en volant des bières au supermarché. Bruno parlerait et Philippe écouterait ses anecdotes sans y croire mais en s’y laissant entraîner pour s’échapper le temps d’une histoire de sa cité pourrie. Mais voilà, Bruno a croisé une fille. Mieux, elle lui a même donné rendez-vous. Philippe n’y croit pas. Il va donc suivre son ami et découvrir la fille aux yeux fumés.
La suite est à lire sur le blog encoredunoir

Vaste comme la Nuit
Elena Piacentini

Fleuve Noir 2019

Billet rédigé par Jeanne Desaubry

Voici que revient Mathilde, flic torturée, intuitive, forte et fragile en même temps. Son énergie, comme ses fêlures, elle les doit sans doute à une enfance oubliée, perdue, effacée de sa mémoire. Mais il en va des souvenirs comme de la mer, les marées montent et descendent. Ou comme du vent dans une forêt, les bourrasques peuvent survenir sans crier gare.

Lazaret, son chef et mentor meurt en laissant Mathilde tout à la fois veuve et orpheline. La voici très seule, malgré l’amour violent que lui porte son pyrénéen de chasseur d’ours et la jeune Adèle, sa protégée.

 La suite est à lire sur le blog de Jeanne Desaubry

Elles se rendent pas compte
Vernon Sullivan traduit par Boris Vian

Le scorpion 1950 / Le Terrain Vague 1953/ Eric Losfeld 1967/ Livre de poche 2000

Billet rédigé par Paul Maugendre
Convié à une soirée organisée pour les dix-sept ans de Gaya, Francis Deacon a décidé de se déguiser en femme. Et il se rend compte que tous les invités ont adopté la même idée, mais inversement.
Il a eu du mal à se transformer, empruntant de véritables faux seins, demandant à un Chinois de procéder à une séance d’épilation à la cire, se parant d’une perruque. Il est plus vrai que nature et de nombreuses femmes, dont Flo qui s’est déguisée en page, se laissent prendre à sa nouvelle identité. Même Gaya ne le reconnait pas. Francis, qui pour l’occasion se prénomme Frances, prénom dont la sonorité est approchante, en profite pour démontrer que même déguisé en femme il reste un homme, ce qui amène Flo, qui au départ pensait lutiner avec une femme, se laisse emporter par ses attributs masculins. Mais ce n’est qu’un divertissement.
La suite est à lire sur le blog leslecturesdelonclepaul

 

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