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Publié par blog813

D​emain la guerre.

     Dans le quartier de Belleville, un théâtre où l’on fait semblant, la magie au début, la mort et puis la vie.

 
    Je les connais les deux cocos et je rigole. Lui,c’est le Corbeau et sa fiancée, Lucia. Moi c’est Nestor, je travaille chez Bohman, la maison des détectives privés.
     Beaupréau pousse la porte : « Ma fille a disparue depuis huit jours. »
    Une jolie fleur bleue.
    Dans les journaux c’est Blum, les incendies venant d’Espagne et le vent mauvais d’Allemagne.
    Je traine dans le Belleville crasseux, les renseignements coûtent quelques billets.
Je cherche aussi Pietro Lema, le soi-disant “fiancé d’occasion” de mademoiselle que je  retrouve . Elle raconte, Guernica, son père, Pietro.
     Dans la rue, le PPF distribue la soupe populaire. C’est qui le mort retrouvé dans le canal de l’Ourcq ?
     Et Edith Piaf qui envoie se faire foutre Hitler. Corbeau en sait des choses, la Gagoule, le trafic d’armes et la façon de bien viser l’ennemi. En ces temps de guerre que l’on sent arriver, Breton prend position ; la République Espagnole.
     Yvette  a du mal à prendre position, dans un bureau c’est pas facile.
     Le mort du canal n’a toujours pas donné son nom.
     Les manifestants sont dans la rue, le peuple de Paris est accompagné par Breton, Fréhel, Simon. Staline, lui, soutient la République Espagnole comme une corde soutient un pendu.
     L’homme du canal. Un proche de Trotski ??.
 
    En vendant des armes, l’Union Soviétique fait main basse sur l’Espagne et un morceau de la Méditerranée. Entre les Soviets et l’Espagne, une compagnie France Navigation qui ne transporte pas que des armes. Dans cette partie de l’Histoire, il y a des femmes et des hommes qui gênent. Ils resteront dans les mémoires.
 
     Belleville Barcelone, Patrick Pécherot, Gallimard, Série Noire, novembre 2003.
 
 
 
     Le mort du canal n’a toujours pas donné son nom.
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