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Publié par blog813

​ Blackwood confinement.

     Deux fois par semaine, c’est suffisant, l’épicerie et la bibliothèque. L’épicerie avec ses regards assassins et ce porte monnaie bien plein, attention en traversant la rue. S’ils pouvaient tous crever. La maison est plus que grande pour ma sœur Constance, oncle Julian et moi Mary Katherine, tous de m’appeler Merricat.

     Des ragots courent dans les rues et commerces du village. C’est pas vrai.
    Notre propriété asphyxie le village. Les invités de cinq heures se croient au plus haut des friqués. Les portes sont fermées et oncle Julian, avec sa jolie cravate, met le cirque, en parlant de cette affaire où Constance fût relaxée .
     Le mercredi matin, je fais le tour de la propriété pour voir si les barbelés sont bien en place.
     S’il te plait Constance, peux-tu m’apporter de quoi écrire, je tiens à garder mes vielles habitudes, on ne sait jamais. Mais qui donc ce jour là  a mis de l’arsenic dans le sucrier ??
   Jonas, le chat, raconte des histoires “ma mère était le premier chat de la terre”.
      Nos portes sont toujours fermées, et bien il y a des gens qui frappent le plus fort qu’ils peuvent. “Constance, Constance tu as bien tué des gens non ??"
     Le cousin Charles arrive, il prend beaucoup de place.
     A table il faut être propre et bien coiffé, les couverts doivent aller avec les assiettes, et les chiffons à poussière sont vite usés. Surtout avec ce qui s’est passé...
     Le village s’est vengé, des imbéciles qui croient tout ce qu’on leur dit.
     Et ça continue, on frappe à la porte, alors on se cache dans la cave, on ne veut voir personne, plus jamais.
     Je t’aime Constance, je t’aime Merricat !!
 
    Il  est bien difficile de savoir où se passe ce roman, à condition de ne pas lire les pages de titre.
     Amérique où Angleterre
    Les deux demoiselles, elles ont un grain dans le citron.
 
     Nous avons toujours vécu au château, Shirley Jackson, Rivages noir 2012.
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