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Publié par blog813

Marché du 9 mai 2020

Aaaaahhhhh ! Enfin : réouverture des librairies lundi 11 mai. Lundi prochain, dans deux jours ! Aucune excuse pour ne pas vous précipiter et acheter des livres. Il le faut, si vous ne voulez pas que votre libraire baisse son rideau de fer. Il le faut aussi pour votre moral, voire votre équilibre psychique. Il était temps d’ailleurs de dé-confiner pour accueillir les nouveautés ignorées, les malheureux parus en ce printemps sacrifié.

Nous vous voyons venir : dans le précédent panier, il n’y avait que des romans étrangers ! Alors pour ne pas faire de jaloux, voici une sélection 100% française dont vous nous donnerez des nouvelles. Voici donc une sélection du tonnerre qui va vous aider dans vos choix de lecture. En attendant, n’oubliez pas le principal, lisez !

Fin de siècle
Sébastien Gendron

Editions Gallimard 2020

Billet rédigé par Cannibaleslecteurs

Un roman qui porte (à dessein) le même titre qu’un album de The Divine Comedy peut-il être mauvais ? Non, évidemment.
Par ailleurs, si vous suivez ce blog depuis assez longtemps, le nom de Sébastien Gendron vous dira sans doute quelque chose. C’est que j’entreprends un suivi assidu du garçon, et une défense tout aussi frénétique de son œuvre, qui est plutôt du genre unique. Vous l’aurez compris à son résumé, ce nouveau livre reste dans son registre iconoclaste, mordant et furieux, quelque part entre Mars Attacks ! de Tim Burton, la folie joyeuse de Joe Dante et les délires hirsutes des romans de la série Bourbon Kid.
Un truc comme ça, en tout cas.
La suite est à lire sur le blog de cannibaleslecteurs

Et les vivants autour
Barbara Abel

Belfond 2020

Billet rédigé par Yvan
Qui mieux que Barbara Abel sait entrer aussi profondément dans la tête de ses personnages, nous plonger dans leurs pensées et nous faire vivre une histoire tellement réaliste qu’on se sent acteurs ? En matière de thriller domestique, elle est, pour moi, la cheffe de file.
Thématique terrible
Je trouve d’ailleurs que, depuis son précédent roman (Je t’aime), elle a passé un nouveau cap. Avec des histoires encore plus proches des ressentis, à la limite des genres.
Et les vivants autour m’a pris aux tripes et remué le cœur. Et me fait dire que voici sans doute son meilleur roman.
A la différence de sa précédente histoire qui prenait son temps pour atteindre sa vraie dimension, ce nouveau récit frappe puissamment dès le début. La thématique est terriblement forte, douloureuse, et va assez vite se révéler abominable. Impossible d’en dire davantage, mais la situation que doit vivre et gérer cette famille est terrible.
La suite est à lire sur le blog gruznamur

Sois gentil tue le
Pascal Thiriet

Editions Jigal 2020

Billet rédigé par Yves

Pascal, parfois appelé Gogol, souvenir d'un passage à l'école pas flamboyant, est pêcheur. A la mort de son père, à crédit, il achète un bateau, "un petit fileyeur espagnol construit à La Ciotat" qu'il baptise Le mort à crédit, comme le titre du livre que son amie Loraine lit. Le travail est dur mais lui plaît et il bosse bien. Et bientôt Murène arrive, elle aussi pêcheuse. Ils partent ensemble tous les jours. Puis le passé les rattrape.
Court roman, dans lequel tout est direct, va à l'essentiel. Les pêcheurs sont des taiseux, ils ne s'épanchent ni dans leur travail, ni dans leurs moments de repos, les repas entre Pascal et Murène ne sont pas exaltés, ni dans le livre.
La suite est à lire sur lyvres

Cannibales
Didier Daeninckx

 Gallimard Folio 2000

Billet rédigé par Zazy

Nouvelle-Calédonie 1985, deux hommes dans une voiture sont visés par un fusil tenu par un jeune kanak à un barrage sur un chemin. Gocéné en descend pour discuter, le blanc, Caroz, est sommé de faire demi-tour. « L’homme que tu as chassé sans même essayer de l’écouter, à soixante-quinze ans comme moi. Même s’il est Blanc, il est tout aussi kanak que toi et moi : il a fait des mois de prison, chez les siens, pour avoir pris ma défense...Un Blanc en prison çà cause d’un kanak ? C’est la première fois que j’entends ça ». Alors Gocéné raconte son histoire aux deux jeunes indépendantistes.
Gocéné, né à Canala en Nouvelle-Calédonie, fut une des cent onze personnes Canaques à être envoyées à Paris pour représenter « la culture ancestrale de l‘Océanie » lors de l’exposition coloniale de 1931. Bien sûr, ils n’y sont pas allés de leur plein gré, ils ont été désignés. « Il (l’adjoint du gouverneur Joseph Guyon) a commencé par nous appeler « mes amis », et tout le monde s’est méfié. Il a rendu hommage à nos pères, nos oncles qui étaient allés sauver la mère-patrie d’adoption, pendant la Grande Guerre, avant de nous annoncer que nous partirions dès le lendemain pour l’Europe. »

La suite est à lire sur le blog Zazymut

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