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Publié par blog813

Marché de l'été

Comme tous les ans, nous vous proposons un panier pour l’été. Si, comme beaucoup d’estivants, vous profitez de vos vacances pour lire des polars comportant ce qu’il faut d’émotions et de tension, dépassant allègrement les 400 pages, alors ce panier vous est destiné. Nous vous souhaitons de passer de bonnes vacances, reposantes et littéraires. Et si c’est trop lourd dans la valise, ayez le réflexe numérique, d'autant qu'on a augmenté ce billet d'un coup de cœur de Jeanne.
Nous espérons que cette sélection va vous aider dans vos choix de lecture. En attendant, n’oubliez pas le principal, lisez !

La vallée
Bernard Minier

XO éditions 2020

Billet rédigé par Yvan

Bernard Minier creuse son sillon depuis dix ans maintenant, une carrière exemplaire. Cet « anniversaire » méritait bien qu’il fasse exploser une montagne pour créer un immense huis clos à ciel ouvert.
Une vallée encaissée, dans les Pyrénées, en partie coupée du monde, terrain d’une série de meurtres horriblement mis en scène. Et le capitaine (ex commandant) Martin Servaz qui mène l’investigation (mais pas seul).
Sixième enquête de Servaz, dans une situation particulière (il est suspendu, voir épisodes précédents).
Suspendu également, le lecteur, à la formidable plume de Minier. La Vallée est le genre de lecture littéralement avalée. 520 pages bourrées jusqu’à la moelle d’actions, de rebondissements, d’émotions et de violence. Aucun moment de répit, l’air pur des Pyrénées ne suffit pas à oxygéner une atmosphère asphyxiante, saturée de tensions.
La suite est à lire sur le blog de Gruznamur

Le jour où Kennedy n’est pas mort
Roger Jon Ellory
traduit par : Fabrice Pointeau
Sonatine Editions 2020

Billet rédigé par Richard
Un nouveau roman de R.J. Ellory est toujours un événement ! Roman après roman, l’auteur réussit à créer des histoires passionnantes qui nous font découvrir des villes et des régions des États-Unis, les plus connus comme les plus reculés et surtout, les habitants qui y vivent. Découvert avec le formidable « Seul le silence » en 2008, rencontré à deux reprises aux printemps meurtriers de Knowlton, son succès ne s’est jamais démenti. Il suffit de rappeler quelques titres pour voir l’étendue de son talent : « Vendetta », « Les Anges de New-York », « Les assassins » et l’excellent « Le chant de l’assassin » paru l’année dernière. À la lecture de ses romans, on a tendance à oublier qu’il est britannique, tant sa connaissance de l’Amérique profonde et celle des grandes villes est si bien décrite et documentée. Il est surement le plus américain des auteurs anglais.
La suite est à lire sur le blog Lecturesderichard

 

 

Fermer les yeux
Antoine Renand

La Bête Noire – Robert Laffont 2020

Billet rédigé par Nathalie

Dominique Tassi est gendarme, un travail qu'il aime.  Il est marié, père de deux enfants.  Après une longue garde, fatigué, il revient du village après quelques courses et un apéro. Il est accompagné de sa fille Lisa âgée de sept ans.  Sur le chemin du retour, il "ferme les yeux" une seconde et sa vie bascule.  C'est l'accident, sa fille perd la vie.  Depuis ce jour, rongé de remords et de chagrin, il sombre dans l'alcool, c'est sa seule façon de tenir.  Il divorcera et sa seule raison de se raccrocher à la vie est Guillaume son fils âgé alors de onze ans.
En 2005 au village de Presles-la Vallée, la petite Justine - sept ans - disparaît en plein jour lors d'une partie de cache-cache.  Le village est en émoi, une battue s'organise et Tassi appréhende Gabin Lepage, un marginal vivant hors du village, c'est le coupable idéal.  L'enquête est bouclée, il est condamné.
En 2020, Tassi est retraité, il a arrêté de boire trois ans plus tôt car sa santé ne lui donnait pas le choix. Un reportage à la télé attire son attention.  Laetitia Martinez est retrouvée morte, un corps, des sévices identiques à ceux de la petite Justine.  Tassi se réveille, interpellé, hanté par cette ancienne affaire.
La suite est à lire sur le blog Le coin lectures de Nath

Eureka Street
Robert McLiam
Wilson traduit par : Brice Matthieussent
Editeur : 10/18 2020

Billet rédigé par Yan

« Toutes les histoires sont des histoires d’amour » écrit Robert McLiam Wilson en ouverture du premier chapitre d’Eureka Street qui non seulement ne déroge pas à la règle mais, surtout n’est en fin de compte qu’histoires d’amour. Il y a bien entendu celles, souvent à sens unique, du narrateur, Jake Jackson, catholique et cœur d’artichaut qui tente d’oublier Sarah et tombe amoureux environ une fois par semaine. D’une serveuse du pub qu’il fréquente avec sa bande d’amis, de la jeune caissière du supermarché, d’une fille croisée dans le train… Il y a aussi celle de l’autre héros du livre, Chuckie Lurgan, l’ami protestant de Jake, avec Max, l’américaine qu’il n’aurait jamais pensé pouvoir séduire. Et puis il y a l’amour de Jake pour le jeune Roche, enfant des rues, qu’il essaie maladroitement de prendre sous son aile, et enfin cet amour vache et ambigu de Jake à l’égard de son pays et de ses concitoyens.
La suite est à lire sur le blog encoredunoir

Trouver l’Enfant
Rene Denfeld
traduite par Pierre Bondil
Rivages noir 2020


billet rédigé par Jeanne D

Naomi, longtemps sans nom de famille, est « Celle qui trouve les enfants ». Celle vers qui se tournent les parents désespérés quand les recherches classiques ont échoué et que face à la terrible obscurité de l’absence, ils continuent à refuser la disparition de l’enfant aimé.
Dans Trouver l’Enfant, Naomi part à la recherche de Madison, disparue trois années auparavant, à l’âge de sept ans. Au cœur de l’hiver, dans les montagnes de l’Oregon, plus d’un randonneur aguerri et bien équipé est mort dans une congère ou la crevasse d’un glacier. Sans âme, mais non sans beauté, la nature y est impitoyable.
Les chances de retrouver Madison sont clairement nulles. Pourtant Naomi se met en recherche, rencontrant absolument tous les habitants de cette région à la sauvagerie sans âge.
Il est bien rare que le chagrin gagne le lecteur comme il le fait dans ce roman. Se projeter comme enfant ? Comme enquêtrice, comme mère déchirée ? Tous les choix sont d’une violence terrible, d’autant qu’avec une habileté diabolique Rene Denfeld fait parler une enfant : « La fille de la Neige », dont le destin effroyable, bien que narré par le menu, est nuancé par une pudeur stupéfiante. On n’ignore rien, et pourtant rien n’est décrit.
Qui est cet enfant qui se raconte ? Naomi elle-même autrefois ? La petite Madison ?.. Suspense dans le suspense.

La suite est à lire sur le blog de Jeanne Desaubry

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