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Publié par blog813

Fêlures

Strawl fait la loi et la façon dont il règle les affaires pourrait défrayer la chronique : un fusil, un poêlon en fonte comme juge de paix.
Le temps passe et trente ans plus tard, il remet le pied à l'étrier, les histoires d'honneur, les histoires de fesses se règlent à coups de flingues (1932), " Je ne connais pas d'homme de cinquante ans digne de ce nom qui n'ait jamais tué quelqu'un."
La nature est éternelle et l'homme de passage, et "c'est un miracle que les oiseaux ne se perdent pas.".
Des indiens assassinés, des croyances venant du fond des temps. On fait la loi avec ce que l'on trouve, un taureau fera l'affaire, pour tenir une conversation, un fusil en bon état et les liens se font immédiatement. Dans ce pays un seul prédateur, l'homme. Même les chiens inconnus viennent vous lécher les mains.
Nous sommes dans le pays où l'on répare les cadavres à coups de marteaux, même se saouler devient une corvée. Elijah, le fils adoptif de Strawl, est indien et fervent amateur de la Bible, il prédit et se trompe peu. Tous deux poursuivent Jacob Chin. Est-ce lui le prophète qui a assassiné de façon plus que sauvage les indiens ?
Strawl lui aussi fait parti du clan des sauvages : " Aux Hollingworth, il leur arracha la plante des pieds, versa de l'essence sur leurs blessures et y mit le feu.."
Ce qui les caractérise, la surestimation du sens moral, et la sous estimation de la fourberie.
Personne ne veut finir comme le Christ ou faire dans son pantalon, ce n'est pas une fin digne de justiciers barbares.

Animaux solitaires, Bruce Holbert; éd. Gallmeister

Patrice Lebrun, sept. 2013

Fêlures
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