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Panier étranger - 2 -

A la Trace
Deon Meyer
traduit par Marin Dorst
Éditions du Seuil, 2012, Point Policiers 2013

Par JM Laherrere
[…] Parmi les livres à ne rater sous aucun prétexte, le dernier Deon Meyer, A la trace, un pavé (plus de 700 pages) qui risque de vous faire passer quelques moments de fébrilité, de ceux où vous essayez vainement de vous débarrasser d’un pote, d’un parent, d’un collègue … qui vous empêchent de vous replonger dans le bouquin en cours. Tout ça pour être désolés quand vous le terminez.
Milla, mère au foyer dans une famille aisée décide de plaquer un mari et un fils qui la méprisent. Elle trouve un travail de rédactrice à l’Agence de Renseignement Présidentielle au moment où celle-ci commence à s’intéresser de très près à l’agitation soudaine d’un groupe d’extrémistes liés à Al-Qaïda. […]
Lire la suite sur « L’Actu du Noir »

Par Richard Mignaut
[…] Du jour au lendemain, Milla passe d’une vie de «femme à la maison» à la recherche sur des individus louches, des terroristes islamistes et des structures hautement criminalisées. Et pour compléter le tableau, après une rencontre singulière à ses cours de danse, sa vie prendra un virage assez étonnant et elle se retrouvera au centre d’une poursuite où elle sera suivie à la trace.

La deuxième histoire, les habitués des romans de Meyer, retrouveront Lemmer, héros rencontré dans «Lemmer l’invisible». Policier à la retraite, vivant avec sa nouvelle flamme, Emma, il vit un monde «presque parfait». Mais comme toujours, « Ce n’est pas moi qui cherche les ennuis, ce sont les ennuis qui me cherchent.» […]
Lire la suite sur « Polar Noir et Blanc »


par Tanneguy
[…]Ne soyez pas rebuté par la longueur (700 pages...)
Deon Meyer fidèle à lui-même. Cette fois ce sont 3 histoires qu'il nous propose ! La première a trait au trafic des diamants et de la faune sauvage et met en scène une femme étonnante Cornelle van Jaarsveld qui rencontre, pour son malheur, Lemmer le détective, un habitué de Deon Meyer qui nous promènera du Cap à la frontière zimbabwéenne et nous fera apprécier ces paysages exceptionnels. […]

Lire la suite sur "Critiques Libres"
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Panier de Jeanne - Trophées 5



Nous voici au 5eme roman présenté. Il s’agit de Christian Roux « L’Homme à la Bombe » chez Rivages noirs, qui attend votre lecture attentive. Cette fois, j’introduis des critiques « officielles ». Non par snobisme envers nos amis blogueurs, mais pour démontrer notre ouverture sur le monde au-delà du microcosme (de plus en plus large) polardeux.

L’Homme à la Bombe
Christian Roux

Rivages Noirs

par Hubert Artus, critique à l’Express
[...]C’est d’abord l’histoire d’un déclassé, au tout début de l’été : Larry, ancien ingénieur acousticien. Il a perdu son emploi, et sa femme avait auparavant laissé tomber le sien lors de la naissance de leur fille. Huit ans plus tard, la cellule a explosé et Larry se sert pour la première fois de sa bombe.
Lors d’une énième entretien infructueux. C’est une fausse bombe, mais elle fait son effet. Avec elle, Larry n’est plus désespéré, mais désenchanté. Larry, c’est la face tragique du livre.
Mais voilà que, lorsqu’il se décide à faire un braquage, et au moment même où il entre dans l’agence, il se fait doubler par… la jeune fille rentrée juste après lui ! Bientôt rejointe par ses complices. Une scène dont la cocasserie ira croissant, puisque notre homme parviendra tout de même à sortir son arme factice, embarquer la jeune fille en otage, et prendre la tangente.
Larry a deux bombes : une fausse (la sienne), et une vraie (la fille). La seconde deviendra la face comédie du roman. [...]

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par Cédric Segapelli, pour la Tribune de Genève
[...]Sur la base d’un canevas classique, la fuite éperdue d’un couple d’amants terribles, que l’on peut retrouver dans les romans de Jim Thompson, Christian Roux a truffé son récit de toute une série d’anti cliché qui donne cette saveur particulière à une histoire qui claque comme un coup de feu. Un livre très court, dans lequel l’auteur se concentre sur l’essentiel, à savoir Larry, pour nous décrire les réflexions d’un homme emporté par des événements qui le dépasse. Afin de condenser le récit, les autres personnages sont relégués au plan secondaire mais n’en demeure pas moins représentatif d’un pays qui ne compte plus ses ombres cabossées par la vie. Plus qu’une fable sociale, L’Homme à la Bombe est une trajectoire tragique qui conduira Larry vers un destin que l’on devine funeste et que Christian Roux déclinera sur un ultime clin d’œil plein d’ironie.
Dans une dédicace l’auteur rend hommage à Jim Thompson et David Goodis, qui lui ont ouvert les portes du roman noir. Mais bien plus que ces deux immenses écrivains c’est à Manchette que l’on pense car tout comme Georges Gerfaut, antihéros du Petit Bleu de la Côte Ouest, Larry est un homme de son temps et de son espace. [...]
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Par Dzahell
[...]il fallait bien qu’il joue le jeu, s’il voulait essayer de croire qu’il gardait la main sur les quelques lambeaux de sa vie pas encore déchiquetés par ce monstre protéiforme, de plus en plus invincible au fur et à mesure que le temps passait : la crise.


Décidément Christian Roux a ce talent de donner vie à ses personnages, de les rendre humains, fragiles. Comme pour ses précédents romans, l’auteur porte un regard aiguisé ici plus particulièrement sur le chômage : l’hypocrisie du Pôle Emploi ( sans accuser les employés ), l’indifférence qui frappe les sans-emplois, la vie quotidienne qui dérape et se dissout.
C’est réaliste, désespérément réaliste et la fin est très percutante. [...]

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Panier de Jeanne - Trophées n°3

Continuons notre exploration des romans sélectionnés pour le second tour des Trophées 2013.
Me voici bien ennuyée. Impossible de trouver des critiques autrement que flatteuses, voire carrément dithyrambiques pour celui-ci, roman par ailleurs déjà sélectionné ou récompensé à plusieurs reprises ces derniers mois. Il le mérite. Encore une fois les amateurs éclairés de 813 ont fait un bon choix. Ainsi Jérémie Guez est-il finaliste chez nous comme pour le prix Polar SNCF, face notamment au "Dernier Lapon" d'Olivier Truc que nous présenterons la semaine prochaine.

Jérémie Guez
Balancé dans les cordes

Très Très Favorable
Par Pierre Faverolle

Coup de cœur ! Le voici, le voilà, le deuxième roman de Jérémie Guez, ce jeune auteur qui a sorti une première bombe l’année dernière avec Paris la nuit. Balancé dans les cordes est aussi le deuxième tome de sa trilogie consacrée à Paris.
Tony est un jeune homme qui vit à Aubervilliers, avec sa mère, qui se prostitue. La journée, il est garagiste chez son oncle, le soir il se donne à fond dans ses entraînements de boxe. C’est son oncle qui l’amené au gymnase pour apprendre à se défendre à l’école. Il va bientôt toucher du doigt son rêve, son nirvana, devenir boxeur professionnel et son premier combat est prévu pour dans un mois.
[…] lire la suite sur le blog Black Novel

Très favorable
Par Bruno
Il y a un an, je faisais la connaissance de Jérémie GUEZ à travers son premier roman " Paris la nuit " . A l’époque ce livre m’avait fait l’effet d’une claque. Comment un gars de 23 ans, pouvait-il écrire un roman aussi sombre et terriblement humain, aussi dur et incroyablement maîtrisé ?
La surprise était donc totale. Un an après, mon impatience à découvrir le nouveau roman de Jérémie trouve enfin sa satisfaction. Et pour tout dire, je n’ai pas lu « Balancé dans les cordes » je l’ai dévoré.
Tony est un môme de banlieue. Du moins l’est-il devenu à la mort de son père quand il est venu se mettre avec sa mère, sous l’aile protectrice de son oncle, au nord d’Aubervilliers au milieu des blocs de béton.
[…] lire la suite sur le blog Passion Polar


Très favorable (encore…)
Par Mireille
Tony est un jeune boxeur ; garçon sans histoires, il consacre sa vie au sport, prépare son premier combat pro et se tient à l’écart des trafics qui rythment la vie de la cité. Mais il doit composer avec une mère à problèmes, qui se laisse entretenir par des voyous. Tout dérape lorsque l’un d’entre eux la bat et l’envoie à l’hôpital. Tony décide de faire appel à Miguel, le caïd de la ville, pour étancher sa soif de vengeance. Mais dans ce milieu, rien n’est jamais gratuit. La faveur demandée à un prix, celui du sang. Tony qui doit payer sa dette, entame alors une longue descente aux enfers…
Entre ses »amis » et sa mère à la dérive Tony tente de rester clean, mais est-ce vraiment possible ? L’histoire en elle-même n’a rien d’originale mais ce qui fait sa force c’est la façon dont le sujet est traité. […]
ire la suite sur le blog « Une Polardeuse »


 

chat-aux-aguets.jpgLe Chat aux Aguets
Jean-Paul Nozière
Rivages Noirs 2012

par El Marco
L’ancien commandant de police Christian Milius accepte de reprendre du service pour son ancien supérieur. L’affaire concerne l’assassinat d’une collègue, Bénédicte Lastax, abattue au fusil. Aidé de Yasmina Rahali, son associée et compagne, il va découvrir sur la tombe de la défunte une série de cinq figurines : un agneau, un chat, un chien, un club de golf ainsi qu’une boîte d’allumettes. L’enquête va mener Christian et Yasmina vers deux êtres si amoureux l’un de l’autre que la destruction de vies humaines n’est qu’accessoire…

Après Le Silence des morts et Cocktail Molotov, Jean-Paul Nozière offre une nouvelle investigation pour Milius et Rahali. Prenant le temps de poser les fondations de son intrigue, l’auteur se plait à creuser les psychologies des personnages, planter des décors, et mettre en relief les interactions à venir entre les individus mis en scène. Jean-Paul Nozière sait parfaitement croquer des sentiments et des attitudes, au point de les rendre immédiatement plausibles et humaines. D’ailleurs, l’un des principaux tours de force de cet ouvrage est la construction de l’histoire d’amour entre Minnie et Mickey, les deux bien-aimés dont les existences vont être percutées par une tragédie après laquelle ils vont lentement devenir des tueurs. Il y a dans les mots de l’écrivain comme dans son scénario des parfums de Sébastien Japrisot, notamment L’Été meurtrier ou Un long dimanche de fiançailles. […]
La suite sur Polars Pourpres



talion.jpgLes Sept Jours du Talion
Patrick Sénécal
Editions Alire (Québec)

par Carine
Bruno Hamel, trente-huit ans est chirurgien. Il vit à Drummondville avec sa femme Sylvie et sa petite fille Jasmine.
Une vie somme toute banale, jusqu’à ce bel après-midi d’automne, où Jasmine est retrouvée dans le champ près de son école sauvagement violée et tuée.
Quatre jours après la découverte du corps de Jasmine, le sergent - détective Mercure lui annonce qu’ils ont retrouvé le meurtrier.
Un terrible projet germe alors dans l’esprit enténébré de Bruno Hamel. Il va enlever le monstre afin de le torturer pendant sept jours, après quoi il l’exécutera. Ensuite seulement, il se rendra …
Une heure avant que les ténèbres ne s’abattent sur lui, Bruno Hamel remerciait la providence de lui avoir accordé une vie sans réelles épreuves. On pense toujours que ça arrive à d’autres enfants, à d’autres parents, mais certainement pas à nous. Pourtant Jasmine, son unique fille est morte. […]
lire la suite sur son blog Noir émoi

 


 

petit-boulot.jpgUn petit Boulot
Iain Levison
Liana Levi, 2004
par Jack


La quatrième de couverture, vous l’attendez, la voici.  Une petite ville américaine ravagée par la fermeture de l'unique usine. Un héros qui perd non seulement son travail, sa télé, son aspirateur, mais aussi sa petite amie... Pour ne pas perdre en plus sa propre estime, il est prêt à accepter n'importe quel " petit boulot ", y compris celui qu'un bookmaker mafieux lui propose.


Le sujet est grave mais le ton imprimé par l’auteur n’est pas cynique. Il manie plutôt l’ironie joyeuse et un humour carrément décalé. Parce qu’on se marre, on rit en suivant le périple de Jake Skowran, devenu sans formation et sans préavis, tueur à gages. Les plus chagrins d’entre vous ne pourront éviter d’esquisser un sourire.  . […]
lire la suite sur son blog Jackisbackagain

 

 


 

mort-sera-la-mienne.jpgTa Mort sera la Mienne
Fabrice Colin
Sonatine 2013

par Jeanne
Trois personnages principaux donnent le rythme de cet impressionnant roman d’un auteur qui s’était déjà fait remarquer avec le précédent «  Blue Jay Way ». Car si celui-ci ne m’avait pas totalement convaincu, j’avais apprécié des aptitudes stylistiques très personnelles, fortes. Je suis heureuse de les trouver ici au service d’une intrigue dramatique particulièrement réussie
Troy, un jeune homme d’une vingtaine d’années. Le « Tu » qui nous secoue, nous embarque au plus profond de son errance douloureuse, dans un appel  « au secours » qui n’a aucune chance d’être entendu car il n’en connait pas les mots. Ce « Tu » qui reste enfermé dans son casque de moto. Sans doute pour se préserver les oreilles des coups de feu qui accompagnent son passage mortifère au milieu d’un séminaire étudiant. Qu’il n’ait qu’une seule véritable cible importe peu. Sa haine est assez grande pour tout embraser, semant son errance de dizaines de cadavres. […]
lire la suite sur son blog : le blog de Jeanne Desaubry


 

Panier de Jeanne
Marché de Pâques, chocolat français !

En cette veille de grand weekend pascal, vous allez avoir du temps pour lire, non ? Laissez-nous vous donner quelques tuyaux pour consommer français à forte teneur en littérature.

tetes-maures.jpgTêtes de Maures
Didier Daeninckx
Éditions L’Archipel 2013

par Claude Le Nocher
Juin 2012. Âgé de trente-cinq ans, divorcé, père d'une fillette, Melvin Dahmani habite le 10e arrondissement de Paris. Il se présente comme informaticien. En réalité, il gagne sa vie grâce à des escroqueries via Internet, qui l'amènent à faire souvent des allers-retours à Londres. S'il n'est pas encore pisté par la police, un de ses amis l'est déjà. Quand Melvin reçoit un faire-part de funérailles venant de Corse, il ne situe pas immédiatement cette Lysia Dalersa qui est décédée à trente-deux ans. Il s'agit d’Élise, qu'il a connu onze ans plus tôt, une amourette lors d'un séjour sur l'Île de Beauté. Quelques bons souvenirs lui reviennent en tête. Belle occasion de s'éloigner un temps de Paris. Dès le lendemain, il s'installe à l'Hôtel du Golfe, à Propriano. Le tourisme a ici gagné du terrain en onze ans, songe-t-il avant de se rendre aux obsèques de Lysia. [...]

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nuit-chine.jpgNuit de Chine
Bernard Thilie
Editions Ravet Anceau, Polars en Nord 2010

par l’Oncle Paul
Dépensier, Fernand, qui aime s’habiller de costumes issus de chez les meilleurs tailleurs, amateur de grands vins millésimés, se retrouve un beau jour, qui ne l’est pas pour lui, confronté aux exigences d’un huissier. Comme panier percé, il se pose un peu là, et quelque peu cossard aussi d’ailleurs, parce que pour lui « le travail était une activité surestimée et très fatigante pour un résultat souvent aléatoire ». A part ça c’est quelqu’un de très gentil et il n’a « d’autre ambition dans la vie que d’avoir une tranquillité royale, de pouvoir s’empiffrer et boire à son aise avec les copains, tout en travaillant le moins possible et le moins souvent ».

 

Mais la tranquillité il l’a perdue en même temps que ses meubles. Et pour se remettre à flot, il pense que subtiliser l’argent affecté aux paiements des mandats destinés à régler les pensions des petits vieux, serait d’une facilité enfantine. [...]

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savie-yeux-poupee.jpgSa vie dans les yeux d’une poupée
Ingrid Desjours
Plon Thriller, 2013
 

 

par Richard
Barbara termine son cours pour devenir esthéticienne. Femme d’une autre époque, peu évoluée, demeurant chez sa mère, elle est timide et évidemment, victime des railleries de ses collègues plus jeunes et plus délurées. Pour cette dernière journée d’études, les autres filles s’apprêtent à fêter, Barbara doit retourner chez elle, pour prendre soin de sa mère aveugle. Elle se dépêche mais avant, elle passe par ce fameux magasin de poupées où l’élue de son coeur, cette extraordinaire poupée en porcelaine, l’attend depuis si longtemps. Enfin, elle possède l’argent pour se la procurer. Barbara collectionne les poupées.

Chargée de son précieux trésor, heureuse de l’adoption de cette Sweet Doriane tant convoitée, elle décide de prendre le raccourci par le parc. Elle qui ne cherche jamais à plaire à personne d’autre qu’à sa mère, elle devient objet de désir pour ce promeneur solitaire, puant la sueur et la bière, et n’ayant aucunement l’intention de laisser filer une telle occasion. Barbara se fait violer de la plus horrible des façons, humilier, rabaisser. Tout se casse dans la tête et dans le corps de Barbara. [...]

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fait-comme-dit.jpgJ’ai fait comme elle a dit
Pascal Thiriet
Éditions Jigal, 2013

Ah ! la jalousie est un vilain défaut.  Mais il arrive qu’elle déboule à la lecture d’un livre dont on se dit. « Mais Bon Dieu ! Pourquoi ce n’est pas moi qui l’ai édité, celui-ci ? »
Pierre, que Sahaa, son infernale copine-égérie-mauvais ange appelle au choix : « Petite Bite » ou « Noun » ce qui, parait-il, revient au même, est un malheureux transi d’amour depuis l’école primaire. Sahaa fut une petite boat people, rescapée de l’eau dans laquelle sa famille a péri. On ne s’étonnera pas que, devenue grande, elle persiste à être  allergique à toute forme de bateau.
Non, recommençons. Sahaa a des ennuis. Cette jeune et délicieuse asiatique, aussi affectueuse qu’un aspic, se tourne vers Pierre, ami d’enfance, ex-amant, pour la tirer d’un mauvais pas. Mais sa qualité de « clef biologique » dans une obscure histoire de découverte scientifique la met en danger de... ? se faire enlever ? Plus surement de coller Pierre dans un pétrin dont il ne peut-veut se dépatouiller, fait de décapitation, de chien bizarre, de saut de l’ange depuis un toit d’immeuble, dans un contexte de produits qui font rire ou rêver et d’activité sexuelle frénétique mais jamais complètement satisfaisante car l’amour tue sur son passage... . [...]

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Panier de Jeanne, marché de printemps (20 mars 2013)

 

 

flic-caillera.jpgFlic ou Caillera
Rachid Santaki
Éditions du Masque
par Velda

Dans ma chronique de Des chiffres et des litres , j'appréciais le fait que Rachid Santaki nous laisse nous débrouiller tout seuls avec le langage des cités, évitant ainsi de prendre son lecteur pour un touriste. Cette fois-ci, Flic ou caillera commence par... un glossaire ! Le roman est fortement ancré dans la réalité, puisqu'il se déroule fin 2005,  juste après la mort de Zyed et Bouna, ces deux jeunes piégés dans un poste électrique à Clichy-sous-Bois au moment où ils essayaient d'échapper à la maréchaussée. C'est dire que l'ambiance est chaude dans les cités.
Le narrateur, Mehdi, a un petit job mal payé à l'Agence du médicament, tour Pleyel, à Saint-Denis. Un salaire qui lui permet d'aider sa mère à payer les loyers en retard et d'aider comme il peut son frère, en prison à Villepinte. L'aîné de la famille, lui, a choisi de prendre ses cliques et ses claques et de faire l'acteur à Paris, laissant son frère cadet seul, trop seul. [...]
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jambon-45.jpgUn Jambon Calibre 45
Carlos Salem
Éditions Acte Sud


par Jean-Marc Laherrère

Depuis l’arrivée fracassante de Aller simple, c’est avec impatience qu’on attend, tous les ans, le nouveau Carlos Salem. Le dernier Un jambon calibre 45 c’est fait un peu attendre, mais il est là, tout chaud.
Nicolas Sotanovsky est, suivant les avis, un latino craquant, un raté complet, un argentin mystérieux, un glandeur professionnel. Il faut dire qu’il est un peu tout ça à la fois et traine son blues dans une ville de Madrid écrasée par la chaleur d’août. Ce jour-là il se fait jeter par sa copine du moment et décide de profiter de la proposition d’un compagnon de beuverie : aller squatter chez une dénommée Noelia, très sympa et très cool, qui est en vacances et a laissé son appartement à la disposition de qui veut. Superbe occasion et possibilité pour lui, journaliste raté, de commencer enfin ce grand roman qu’il croit pouvoir écrire. [...]

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froid-mortel.jpgFroid Mortel
Johan Theorin
Éditions Albin Michel
par l’Oncle Paul

Un entretien d’embauche, c’est toujours périlleux, surtout lorsqu’on traîne derrière soi une petite casserole. Cela date de neuf ans auparavant, mais on ne sait jamais, les erreurs sont plus vite décelables que les bonnes actions.
 Jan Hauger, à peine trente ans, a posé sa candidature pour devenir enseignant dans une maternelle à Valla, environ cent kilomètres à l’ouest de Stockholm. Il est reçu par le docteur Högsmed qui préfère qu’on l’appelle par son prénom, Patrick, plutôt que par son titre. Une coquetterie. Jan possède de nombreux certificats de puériculteur et professeur de maternelle avec de bonnes références, et il est assez confiant dans l’obtention de ce poste. Il a effectué neuf remplacements en six ans et n’est donc plus un débutant. Mais on ne sait jamais. L’examen de passage est concluant. Jan redoutait que Högsmed téléphone à Nordbro, pourtant c’est ce que fait le docteur. Bonne pioche, ce n’est pas la directrice du Lynx qui répond mais celle du Tournesol. Ouf, il est soulagé. En effet, lors de son premier emploi neuf ans auparavant, il avait égaré un gamin de cinq ans, William. Et cela aurait pu être rédhibitoire. [...]
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whitechapel.jpgRetour à Whitechapel
Michel Moatti
HC éditions, 2013

1941. Amélia Pritlowe, après avoir officié toute jeune comme infirmière dans les tranchées en 14-18, est mutée au London Hospital. Après les blessures horribles des militaires de la première guerre mondiale, la voici qui découvre les mutilations barbares des populations civiles exposées au déluge des bombes allemandes de la seconde.
Amélia, orpheline de mère, a grandi dans la tendresse d’un père aimant, ce qui, dans l’Angleterre victorienne, n’est pas si fréquent. Le chagrin de la mort de Mr Pritlowe, à un âge vénérable, va se trouver éclipsé par une révélation terrible contenue dans une lettre posthume. La mère d’Amélia, prétendument morte de pneumonie, n’était autre que la dernière victime de Jack l’éventreur.
Alors que chaque nuit les bombardiers larguent leurs lots de bombes incendiaires, le service d’Amélia, infirmière chef, est de plus en plus lourd, à la limite du supportable. Malgré ou à cause de cela ? l’infirmière part à la recherche d’information sur son propre passé volé. Entre mythe et fait divers, la fin de la mère d’Amélia est crûment exposée dans les journaux de l’époque: mélange incroyable de crudité et d’imprécision à la fois. [...]
Lire la suite sur le blog de Jeanne Desaubry


 

Panier de Jeanne, marché du 8 mars 2013
Journée de la femme oblige, honneur aux blogueuses. Il n’en manque pas sur la toile, et d’excellentes.

taxi.jpgTaxi, Take off and Landing
Sébastien Gendron
Éditions Baleine 2010
par Velda

Dans Quelque chose pour le week-end,Sébastien Gendron mettait à mal quelques pingouins. Dans Taxi, Take off and Landing, il s'en prend aux blondes à gros derrière, à James Bond, et surtout à son héros, Hector Malbarr, un pleutre de première dont on fait la connaissance à l'aéroport de Copenhague, au VIP Lounge s'il vous plaît. Cet homme au nom improbable attend. En principe, sa future femme, la blonde Glenda partie récupérer son bagage à main resté dans l'avion. En fait, il ne le sait pas encore, mais il attend que ça bouge. Parce que la Glenda, qu'il va épouser, là, dans quelques jours, eh bien ça fait déjà un moment qu'il en a marre. Elle a beau avoir un gros compte en banque, et lui avoir donné des habitudes de luxe, en fait il ne la supporte plus, Glenda et sa mollesse, ses jérémiades, son horreur de l'avion, du cinéma, du train. A vrai dire, on le comprend un peu, l'ami Hector. [...]
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ainsi-fut-il.jpgAinsi fut-il
Hervé Sard
Editions Atelier Mosesu 2013, Collection « l’Embaumeur »
par Mireille

En route pour une nouvelle aventure de Luc Mandoline, thanatopracteur itinérant de son état et dès le départ le ton est donné. Le premier chapitre s’ouvre sur une conversation téléphonique avec le secrétaire particulier d’Hubert-Louis de Six-Fours, châtelain royaliste et anticlérical. Jusque là rien de bien particulier si ce n’est que ce pauvre homme de secrétaire est bègue et que le dialogue devient rapidement ardu et totalement surréaliste.
Le petit-fils du patriarche, Jean-Baptiste de Six-Fours, a été retrouvé écartelé. Mort violente et particulièrement atroce s’il en est, mais pour autant personne ne semble regretter ou plaindre le jeune homme.
-Vous pensez pouvoir en faire quelque chose de présentable ? [...]
la suite sur son blog « le blog d ‘une polardeuse »
http://www.polardeuse.com/

 

 

 

 

 

 


Derrière la Haine
Barbara Abel
Éditions Fleuve Noir, thriller (et Pocket 17 mars 2013)
Par Marine

Deux maisons jumelles. Deux maisons séparées par une simple haie. Deux couples de voisins qui s’entendent à merveille.
Mais...
David et Laetitia.
Laetitia attend un enfant. David, qui  a eu une enfance très chaotique lui ayant valu deux années en maison de correction veut pour son fils le meilleur et surtout, ne reproduire en aucun cas les erreurs qu’il a pu, lui-même, commettre derriere-la-haine.jpgpar le passé. Laetitia quant à elle, fille unique, a perdu ses deux parents dans un accident de la route. Simultanément, elle fait la rencontre de David. Une rencontre qui les comble tous les deux et redonne espoir à David. L’espoir de pouvoir donner à son fils ce qu’il n’a pas eu. Mais… ‘Pour la première fois depuis longtemps, David envisagea l’avenir avec confiance, si ce n’est qu’il omet un simple détail : quoi que l’on fasse, quels que soient les jalons que l’on pose, au bout de la route on trouve toujours la même chose.’
Tiphaine et Sylvain.
Tiphaine attend, elle aussi, un enfant : Maxime qui voit le jour 3 mois après Milo le fils de David et Laetitia. Sylvain veut également le meilleur pour son fils. Lui qui a tant souffert de la relation inexistante avec son père.
Un jour, Sylvain fait une confession à David. Une confession pour le moins suprenante. 
C’est donc une amitié très forte qui unit ces deux couples. [...]

Une amitié que rien ne semble pouvoir ébranler. Jusqu’au jour du drame. Un drame qui va profondément endeuiller les deux familles et qui fera que plus rien ne sera jamais comme avant. Les relations vont se tendre jusqu’à basculer dans l’horreur. La haine va lentement se distiller telle un poison. [...]
la suite sur « le blog  de Marine »
http://lespolarsdemarine.over-blog.fr/article-derriere-la-haine-barbara-abel-105915586.html


destin-Kat-Carr.jpg


L’Étrange destin de Katherine Carr
Thomas H Cook
Éditions du Seuil, policiers
par Morgane

George Gates est journaliste. Il a perdu sa femme de maladie et son fils a été assassiné. Depuis, il se traine de petits articles en portraits de personnalités locales pour le quotidien du coin. Un jour, un flic à la retraite lui parle de Katherine Carr, jeune poétesse de la ville, disparue vingt ans plus tôt et dont on n’a jamais retrouvé la trace. Il lui remet aussi le journal qu’elle a laissé. George est intrigué et il va se lancer dans la lecture du document avec Alice, une enfant très malade, sur qui il doit écrire et qui semble prendre plaisir à l’enquête. Nous découvrons avec eux le journal de Katherine et suivons les pérégrinations de George.
Il s’agit en fait d’un récit dans le récit (le journal de la poétesse dans la narration), lui-même dans un autre récit puisque dès le début, on sait que George est en train de raconter cette histoire à un homme sur un bateau. Le roman commence lentement, peut-être trop, ce qui peut décourager les impatients. Et rien ne semble certain, jamais. Quelle est la vérité? Que s’est-il réellement passé? Le lecteur ne le découvrira pas et je suis restée un peu surprise à la fin.
La suite sur « carnets noirs »
http://carnetsnoirs.wordpress.com/

 

 


La Panier de Jeanne

 

Marché du 25 février 2013


ville-serpents-eau.jpgLa Ville des Serpents d’Eau
Editions du Seuil 2012
par Dom

Ennatown, la ville des serpents d'eau : sans histoire, avec son club interconfessionnel, sa bonne conscience, son lot de mâles chasseurs si conventionnels, et leurs épouses qui s'ennuient à mourir, genre Desperate Housewives. Une sérieuse ombre au tableau, toutefois : l'un des leurs, forcément un des leurs, a enlevé cinq gamines il y a plus de dix ans. Quatre ont été retrouvées au fond d'un lac ou d'une rivière.
D'où le surnom du mystérieux criminel : le Noyeur. La dernière n'a jamais refait surface...Et voici justement que surgit de nulle part, sous la neige à la veille de Noël, une petite créature crasseuse en survêtement rose maculé, muette et terrifiée, qui aussitôt s'enfuit avec le citoyen le moins fréquentable d' Ennatown  :  Black Dog, géant noir un peu demeuré et SDF. Qui est-elle ? Trop jeune pour être la disparue...
Alors ? Le fantasme collectif repart de plus belle : c'est Black Dog, le Noyeur, évidemment... Et la chasse à l'homme de démarrer. Seul Limonta, ex-flic alcoolo à la conscience chargée, s'étonne que personne n'ait signalé la disparition d'une enfant de cinq ans... […]
La suite sur le blog « Soleil Vert »  



intermittence.jpgIntermittence
Andrea Camilleri traduit par Serge Quadruppani
Seuil / Policiers 2012, Métailié 2011

par « la petite souris »

N'avez vous jamais nagé au milieu de requins ? Entouré de ces animaux à sang froid qui gravitent autour de vous avec nonchalance, indifférents à votre présence , ne vous considérant que d'un œil distant, mais qui ne vous quitte pas ? Non, sans doute.
Alors n'avez vous jamais vécu cet instant fugace où tout bascule, quand le bleu devient noir, qu'autour de vous tout se trouble,  que l'adrénaline vous fait réaliser, bien trop tard hélas, que le danger est là, que de chasseur vous êtes devenu proie, et que les mâchoires du destin se referment sur vous et vous assènent le coup de grâce. […]
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lache-pas-main.jpgNe lâche pas ma main
Michel Bussi
Presses de la Cité 2013
par Jeanne

« Ne lâche pas ma main », c’est la prière d’une petite fille à son père, alors qu’elle est suspendue au-dessus d’un gouffre.
Pauvre petite fille. Dur, du haut de ses six ans, de déterminer s’il est vrai que papa a tué maman, et pourquoi ils doivent, tous les deux, se cacher sous les filaos et les fougères géantes alors que les hélicoptères de la gendarmerie tournent à leur recherche dans le ciel de l’île de La Réunion.
Mais je vous raconte tout de travers, emportée par le titre. La petite fille, Josapha, blonde et un peu capricieuse, est en vacances avec sa jolie maman : Liane, et son papa, Martial, un peu lointain, comme alourdi par un lointain souvenir. Piscine et lagon, soleil, hôtel… ne sont que l’antichambre d’un cauchemar qui commence pour ces trois-là. […]
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fantomes-belfast.jpgLes Fantômes de Belfast
Stuart Neville, traduit par Fabienne Duvigneau
Rivages / Thriller 2011
Pris Mystère de la Critique 2012 / Prix Festival de Beaune 2012
Par Jack

Sur la quatrième de couverture [de ce livre] on peut lire : « Le meilleur premier roman que j’ai lu depuis des années…une folle virée au pays de la terreur. »
James Ellroy
Mettons immédiatement les choses au point : vous n’êtes aucunement obligés de croire ce vieux roublard, mais vous devez me croire, moi.
Il est difficile, en effet, de croire qu’il s’agit d’un premier roman. Vous dire qu’il s’agit d’une lecture incontournable ne me semble pas exagéré.
Faut-il avoir une connaissance approfondie du conflit nord-irlandais pour comprendre et apprécier ce bouquin ? Non. Par contre, quelques recherches bien ciblées sur la toile peuvent vous en apprendre beaucoup en très peu de temps. Et on se sent moins con, je parle pour moi. Ces connaissances « éclairs » aident au début de la lecture, c’est un fait. […]

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Chroniques Lectures - Tome IVChroniques Lectures - Tome IV