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Publié par Jeanne Desaubry

Saveurs étrangères - 5 -

Le panier de Jeanne - Trophées étrangers - 5 -

Pike
Benjamin Whitmer
Editions Gallmeister, 2012

par Jeanne
Etats-Unis, quelque part en hiver dans un hiver sinistre. Pike est un drôle de bonhomme, peu causant, revenu de l’enfer de la défonce et de l’alcoolisme. Dans sa petite ville natale, ce dur à cuire vieillissant a pris sous son aile Rory, un jeune paumé qui rêve de devenir boxeur. Ils vivent de travaux de chantier : rénovation et construction.
Un jour débarque une junkie qui largue une gamine de douze ans : sa mère est morte et la fillette n’aurait plus comme famille que Pike, son grand-père. La vie de celui-ci va alors connaître de sérieuses embardées.
La gamine est stupéfiante. Méfiante comme une souris des villes, forte comme un blizzard d’hiver, fragile comme une fleur de printemps, amoureuse totale de littérature.
Whitmer pourrait se contenter de la séquence apprivoisement des deux héros, avec Rory dans le rôle du poil à gratter. […]
la suite sur le blog de Jeanne Desaubry


par Richard
« So deep in the dark ».Cette phrase d’un journaliste américain pour qualifier l’œuvre romanesque et cinématographique de David Goodis m’est revenue à l’esprit en lisant le premier roman de Benjamin Whitmer, «Pike». Amateurs de romans noirs, passionnés par les atmosphères de Cormack MacCarthy ou de Jim Thompson, vous apprécierez sûrement ce nouveau venu. Pour les autres, passez votre chemin ou encore, essayez donc cette lecture qui ne vous laissera pas une seconde de repos.
Sans être aussi forte qu’au moment où j’avais lu «Sukkwan Island» de David Vann, j’ai ressenti une sensation particulière en lisant les tribulations infernales de ce Douglas Pike, une impression de commencer une aventure romanesque très intense. À la fin de ma lecture, un peu sonné, la seule question qui me restait: à quand le prochain ? […]
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par Yann
[…]Errance de personnages malmenés par la vie, pervertis par le monde de violence dans lequel ils ont vécus ou naturellement corrompus, Pike, premier roman de Benjamin Withmer, suinte la noirceur. Entre un trou du Kentucky peuplé de prolos aussi imposants que vides de sentiments (« Ils l’ont pas encore fabriquée, la cartouche de fusil à pompe capable de perforer trois cents bonnes livres de gros bouseux du Kentucky ») et les quartiers à putes et camés de Cincinnati, on patauge avec les personnages dans cette neige constamment grisâtre et boueuse qui ne dissimule plus rien de la laideur des lieux. Collés aux basques de Pike ou de Derrick, on découvre un paysage aussi bien géographique que mental totalement ruiné d’une Amérique bien loin des golden boys de Wall Street et des yuppies des années Reagan. On plonge dans la merde et la violence sadique d’un lumpenprolétariat parqué dans quelques quartiers ou patelins en ruines et qui évolue dans une autre dimension que le reste de la société.

Là, les bons sentiments n’ont rien à faire et les portes de sortie ne sont qu’illusion. […]

La suite sur le blog « Encore du Noir »

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